I brought a knife to a gunfight, I brought my words to a fistfight // Hero
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MessageSujet: I brought a knife to a gunfight, I brought my words to a fistfight // Hero Jeu 16 Mar - 1:39

I brought a knife to a gunfight
I brought my words to a fistfight
EXORDIUM.
Après avoir poiroté sur un banc pendant une trentaine de minutes à feindre l'occupation sur son portable, voilà qu'il se décide à faire le premier pas. Visiblement mal à l'aise, il te confie timidement ses intentions avant d'enfin oser te regarder dans les yeux, en quête d'une quelconque réponse. Silencieuse, tu le sondes du regard des pieds à la tête, en prenant ton temps, comme à chaque fois. Tu sais que t’intimide Megara, que t'es pas le genre de fille qu'on aborde facilement. Y'as quelque chose chez toi d'animal, de félin. Les yeux d'un prédateur et le sourire carnassier, le corps fin et élancé, prêt à bondir sur sa proie et à en faire qu'une bouchée. Non vraiment, rares étaient les hommes qui osaient t'approcher. Mais ce gars-là, d'autres l'avait renseigné; tu étais la fille qu'il cherchait.
Tu finis par le saisir dans un élan brusque et lui donnes un baiser sur ses lèvres anxieuses, ''Suis-moi, et sans cet air abruti qui se lit sur ta face". Bien décidée à lui faire monter le sang aux joues, tu fais mine de lui arranger sa veste, vérifiant ainsi ses poches et le tour de son bassin avant de le prendre par les bras comme l'aurait fait une fille amoureuse. "On y va?" lui lances-tu avec un air malicieux, ravie de le voir aussi troublé. "O-okay". C'est trop facile.

Vos silhouettes viennent se fondre dans la masse, longeant tranquillement les murs de la ville qui ne s’arrête jamais. Bien que vos pas en chœur sur les pavés résonnent, bien que ce mec fait une tête de plus que toi, c'est toi qui mène la danse et qui impose la cadence. La nuit tombée, New York laisse enfin tomber son masque et son apparente superficialité pour faire place aux ruelles morbides et aux immeubles gâtés. A l'abri des regards indiscrets, tu t'empresses de défaire ton étreinte: un homme se montre alors, installé sur le toit terrasse de l'immeuble voisin, et dans un mouvement de tête, confirme que ta mission s'arrête là. Comme par magie, la porte qui vous fait face s'ouvre, dégageant des odeurs de tabac froid et d'alcool. " C'est là. ", adresses-tu à ton compagnon intimidé, " Fais gaffe à ton cash en entrant, ça déteste les mauvais payeurs." conclues-tu en riant presque chaleureusement. Après deux tapes dans le dos, le voilà qui s'engouffre chez ''tes vieux amis'' comme un gosse apeuré. La porte se referme aussitôt derrière lui, te laissant seule dans l' obscurité.

Seule ? Pas vraiment. T'as sentie sa présence depuis un bon bout de temps déja. Son regard est posé sur toi, observant chacun de tes gestes, cherchant certainement à déceler une faille. Il est là, quelque part, tapi dans le noir.  Tes sens sont en alerte, le fauve reprend le dessus, sentant le danger imminent. Adroitement, tes mains viennent chercher tes dagues, cachées sous  ta délicieuse robe rouge échancrée. Pas besoin d'armure pour se battre, tu sais mettre un homme à genoux d'un simple regard. "Mec, arrêtes ça tout de suite. T'as pas passé l'age de jouer à cache-cache ? '' Ton ton est menaçant, il ne reste plus rien du visage de gamine taquine que t'affichait quelques minutes auparavant. " Alors, on fait le timide ? Je te montre la mienne si tu me montres la tienne.''  C'est là que t'entends les pas, au fond de la ruelle. Le corps en position de combat, tu l'attends. Tu es tout crocs, tout griffes. Et tu n'attends que le bon moment pour libérer la bête qui loge dans tes entrailles.




 

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MessageSujet: Re: I brought a knife to a gunfight, I brought my words to a fistfight // Hero Dim 19 Mar - 23:29

Les ombres défilent sur les murs. Hero compte distraitement la liasse de billets qu’il a dans les mains. C’est suffisant, largement suffisant. Alors pourquoi il a cette impression que quelque chose cloche ? Il finit par lever la tête quand une silhouette se dessine au croisement de la rue. Tiny. Tout est sombre et noir. Il distingue pas son visage, il cherche même pas à deviner ses traits. Tout ce qui compte c’est l’échange qui va suivre. Il a fait son job, il a tout vendu sans même chercher à en profiter. Il aurait pu, mais ce soir il a décidé de faire le mec réglo. Il récupère juste sa conso personnelle et il se tire sans faire d’histoires. Pas d’arnaques, pas de problèmes. Il sort le paquet de billets et le tend au type qui vient d’arriver. Celui-ci le saisit, compte scrupuleusement les billets – c’est normal, il a de quoi se méfier de Hero. Il finit par ranger l’argent dans sa sacoche, mais il n’en sort rien. Le fils d’Eris attend une, deux secondes avant de se redresser. « Quoi ? » Le compte est bon. Il a rien tenté, rien volé. Il veut sa conso. « Tu vas me rendre un service. Tu me dois bien ça. » Hero serre les dents mais garde une expression neutre. Il aime pas être pris pour un con, pour un mec à tout faire même si c’est ce qu’il est. Il a pas envie de faire le sale boulot, mais il sait qu’il a pas le choix. Alors il hoche la tête, même si ça le tue d’accepter. Le mec esquisse un rictus, lui tend un morceau de papier froissé. Une photo noire et blanc, un nom vaguement griffonné à l’arrache et une adresse juste en-dessous. Il y a rien à comprendre, ces quelques mots suffisent. Il fourre le papier dans sa poche et s’éloigne. La nuit l’entoure comme un voile protecteur. S’il a un peu de chance tout sera réglé d’ici quelques heures. Il veut pas se retrouver dans une situation qui risque de lui prendre la tête – il est pas d’humeur à ça.

Ça fait dix minutes qu’il est posé là. Adossé dans l’obscurité, comme s’il ne faisait plus qu’un avec elle. Il a vu passé deux silhouettes, une porte s’ouvrir et maintenant il fixe celle qui reste, seule. C’est le même visage que sur le bout de papier qu’il a fourré dans la poche de son jean abîmé. Son poing se resserre sur le briquet qu’il trimballe en permanence avec lui, attendant le bon moment pour s’en servir. Il continue de l’observer quelques instants, profitant de ce petit moment de flottement que sa voix vient briser.

« Mec, arrêtes ça tout de suite. T'as pas passé l’âge de jouer à cache-cache ? » Le ton est menaçant mais tout ce qu’il parvient à faire c’est lui arracher un rictus amusé. Il a l’habitude d’être menacé, ça lui fait plus rien maintenant. Pourtant, y’a quelque chose qui cloche, comme un drôle de pressentiment qui monte en lui. Il bouge pas, les sens aux aguets. « Alors, on fait le timide ? Je te montre la mienne si tu me montres la tienne. » Il laisse le silence s’installer entre deux, retenant sa respiration comme s’il attendait quelque chose, une sorte de signal. Il n’attend pas vraiment quelque chose, mais il aime cette ambiance où tout peut arriver, où il faut rester sur ses gardes pour ne pas perdre pied. Ça marche bien avec lui en général. Puis, d’une lenteur infernale, il finit par sortir la main de sa poche, attrape une clope et la coince entre ses lèvres. Pendant un instant, la flamme du briquet éclaire son visage avant qu’il recrache un nuage de fumée qui tarde pas à se confondre avec l’obscurité.

« Je suis toujours un peu timide avec les filles. » Dit-il d’une voix rauque, abîmée par la cigarette et par autre chose aussi, comme usée à force de trop gueuler contre tout et après tout le monde. Il finit par faire un pas, les mains à nouveau fourrées dans ses poches, caressant le métal froid de son briquet. Avec un peu de chance, il n’aura qu’à la menacer et tout rentrera dans l’ordre. Tout ce qu’il a à faire c’est récupérer le fric qu’elle doit à l’autre dealer. Il doit juste faire monter la pression, suffisamment pour qu’elle se sente menacée et qu’elle lâche l’argent. Il s’attend pas à de la résistance. Peut-être de la provocation, mais jamais plus de dix secondes. Au pire, il sait qu’il peut compter sur ce stupide héritage divin. « Heureusement, aujourd’hui je fais juste le messager. Je viens de la part de Tiny. » Il insiste sur le nom, comme s’il s’agissait d’une quelconque divinité. C’est juste un pauvre type qu’a su faire son business dans le nord du Bronx. Mais c’est ce pauvre type qui fournit Hero et pour ça, il est prêt à faire toutes les incommodités possibles. « Je crois que tu as quelque chose qui lui appartient et qu’il voudrait bien récupérer. »

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MessageSujet: Re: I brought a knife to a gunfight, I brought my words to a fistfight // Hero Sam 8 Avr - 2:57

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EXORDIUM.
 
T'as jamais aimé l'obscurité. Trop de choses rodent dans le noir, tu l'as appris très tôt. La nuit n'est pas ton alliée, toi, c'est avec la chaleur écrasante du soleil que tu assène le coup fatal, nimbée de cette lumière brûlante qui exalte tes désirs les plus violents. Les poils de tes avant-bras  se hérissent et ce n'est pas qu' à cause de la fraîche nuit de mars. Quelque chose de mauvais approche. Tu te sens mal, ta cage thoracique écrase tes poumons. Mais t’as pas peur. Tu t’interdis de ressentir cette émotion. Tu t’interdis de ressentir toute émotion. Tu sers férocement ta dague dans ta main, ton ancre, ta bouée de secours. Ce petit enfoiré prends son temps, histoire de bien marquer son entrée. Tes yeux s’égarent, cherchant a distinguer dans tout les recoins un visage, une silhouette, quelque chose à quoi se raccrocher.  Mais tu ne vois rien. Le noir absolu, a peine éclairé par un faible réverbère. Puis, dans un moment si fugace que tu crois l’avoir imaginé, une lueur enflammée apparaît, laissant apparaître pendant un court instant le visage de l’inconnu. T’as juste le temps d’apercevoir des yeux aussi noirs que l’obscurité qui vous entoure. Cette odeur si familière de nicotine parvient jusqu’à tes narines, te faisant légèrement frissonner. Tu tuerais pour une clope. « J’ ai toujours été timide avec les filles »  La voix est rauque, abîmée, troublant le silence pesant qui s’est installé.  T’éclates d’un rire méchant, qui résonne dans la ruelle abandonnée. « Heureusement, aujourd’hui je fais juste le messager. Je viens de la part de Tiny. Je crois que tu as quelque chose qui lui appartient et qu’il voudrait bien récupérer. » Ton rire se coupe sec. Fuck. Tes petites combines et autres plans foireux t'ont encore foutue dans la merde. A force de jouer avec le feu, on finis toujours par être brûlée.

Tu t’étais bien amusée avec Tiny, il t’avais suffi de battre des cils et d'agiter tes hanches pour que le boss des quartiers nord sois à tes pieds. Puis tu l'avais quitté après une nuit bien arrosée, emportant avec toi un petit souvenir de cette soirée, une maigre liasse de 2000 billets verts. Evidemment t'as tout dépensé. Fringues, soirées et puis ce putain de loyer aussi - faut que tu touches deux mots d'ailleurs à l'autre là, ta demie sœur divine-, t'avais gouté l'espace d'un instant à la vie de palais. Retour à la réalité. Fallait se douter qu'il allait envoyer quelqu'un te faire la peau le Tiny. Y'as peu de chance que l'un de vous deux s'en sorte vivant,  au moins salement amoché. Mais après tout, t'es une demie-déesse, rejeton du Dieu de la guerre de surcroît et t'as grandi à Chicago, capitale du crime ou même les mamies sont armées. T'es déjà annoncée gagnante, désolée mon gars.

T'avances un peu. Pas trop, histoire de garder la distance dans l'éventualité d'un combat. Tu aimes prendre ton élan avant de sauter sur tes adversaires et de n'en faire qu'une bouchée. « J'suis déçue. J'm'attendais à mieux de sa part. Genre un gang de bikers armés jusqu'au dents; pas à un pauvre type qui s'l'a joue gros dur. »  Tu joues avec ta lame, la faisant tournoyer dans tes mains. « J'te mets un B+ pour l'effort mais mec, t'as encore beaucoup à apprendre sur l'intimidation, laisse moi te montrer comment font les grandes personnes. » Après avoir pris soin d’enrobé chacun de tes mots d'un fielleux mépris, tu décides de passer aux choses sérieuses. T'actives ton pouvoir, celui qui réussi à faire plier une bonne partie de la Colonie. Ton aura intimidante. Il te suffis d'attendre qu'il agisse et bientôt ce caïd des bacs à sables fera moins le malin.

  


 

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MessageSujet: Re: I brought a knife to a gunfight, I brought my words to a fistfight // Hero Jeu 20 Avr - 21:55

Un rire éclate pour se couper aussitôt et Hero se demande un instant si ce n’est pas le fruit de son imagination qui déconne, à force de fumer n’importe quoi à tout bout de champ, à force de boire à l’approche du moindre problème, à force d’avaler des tas de merdes pour faire partir les cauchemars, à force d’enchaîner café sur café en espérant réveiller le sac à viande qu’il est. La femme s’avance, un pas prudent, pas assez pour s’exposer totalement. Elle fait bien en même temps. Faut être fou pour vouloir prendre ce risque – fou ou terriblement provocateur. Et il n’a pas envie de penser qu’on puisse le provoquer, du moins pas ce soir, quand tout son esprit lui demande de bâcler ça pour pouvoir retourner à son inoccupation habituelle.

« J'suis déçue. J'm'attendais à mieux de sa part. Genre un gang de bikers armés jusqu'au dents; pas à un pauvre type qui s'l'a joue gros dur. » L’éclat d’une lame brille entre ses mains et un frisson remonte le long de son échine. Bien sûr qu’il est loin du cliché du gangster des rues. Il a ni la carrure, ni la taille, encore moins la tête. Ses mèches colorés lui donnent des airs de starlette qui lui valent quelques surnoms moqueurs jusqu’à ce qu’il les fasse taire. Sa main glisse instinctivement pour récupérer son briquet, son si précieux briquet qui lui a tant de fois sauver la mise. Pratique pour allumer une clope, encore plus pour éclater la tronche d’un obstacle sur son passage. Le monde mythologique a ses avantages parfois, comme procurer des armes qui peuvent se matérialiser en objets complètement banals. Qui peut s’attendre à voir ce briquet cabossé se transformer en magnifique pistolet aux balles meurtrières ?  Pas elle en tout cas. « J'te mets un B+ pour l'effort mais mec, t'as encore beaucoup à apprendre sur l'intimidation, laisse moi te montrer comment font les grandes personnes. » C’est à son tour de rigoler. Elle lui donne un B+ ? C’est presque trop gentil pour le déchet qu’il est.

Soudain son rictus se fige tandis que son cœur se serre comme jamais auparavant. C’est comme si une pierre lui tombait au fond de l’estomac, le paralysant sur place tandis que les battements de son cœur s’accélèrent brusquement, tambourinant dans sa poitrine. Il connaît pas ça, du moins, il a jamais ressenti quelque chose comme ça d'aussi fort. Toutes les issues lui paraissent bouchées et même le métal froid dans sa main ne parvient pas à le rassurer. Y’a comme une atmosphère sombre autour de lui et il se surprend à fuir le regard de la femme comme si celui-ci était devenu trop dur à soutenir. C’est la peur qui sert son cœur, la peur comme il ne l’a jamais ressenti auparavant. Même avec le canon d’un flingue posé sur la nuque, même devant le cadavre de son père, même devant son visage imprimé sur les journaux. Jamais il ne s’est senti aussi vulnérable et misérable.

Il sait pas d’où ça vient, d’où ça sort. C’est p’t’être tout simplement à force d’accumuler ses sentiments barricadés au fond de lui, pour se persuader qu’il n’a aucun problème et que tout roule dans sa vie. C’est p’t’être tout simplement sa défense qui a lâché et tout lui retombe d’un coup sur la gueule sans qu’il puisse prévoir quoique ce soit. Bon timing, hein ? Alors, sans trop savoir pourquoi – peut-être une tentative désespérée pour faire disparaître cette terrible impression d’insécurité – il se concentre sur cette aura maudite qui l’entoure en permanence, cette aura qui met les gens mal à l’aise, un peu plus à cran, un peu plus à fleur de peau si bien qu’avant même qu’ils ne s’en rendent compte ils sont déjà plein de tension et prêts à éclater au moindre choc. Ça, c’est son lot de tous les jours, il a appris à faire avec, les autres un peu moins. On préfère l’éviter, on raconte qu’il porte malheur. Si seulement ils savaient. Quand il se concentre, Hero peut accentuer cette aura. Ça devient encore plus pesant, comme du sable noir qui coule sur la peau mais ce sable noir est empli d’éclats de verre tranchants, prêts à ouvrir la moindre faille. Ça fait exploser les tensions et commencer les bastons. Les gens réfléchissent pas sous cette pression. Il n'attend que de voir comment elle va se comporter une fois en prise à ce déchirement intérieur, il espère la voir craquer – et aussitôt qu’il pense à ça il sent la peur lui souffle doucement "et si ça ne faisait rien ? si elle était immunisée ?" Et il se sent soudainement pris de vertige, tout pâlot, ange déchu tombé de son piédestal bancal.

« Tu… » Sa voix se cogne contre les mots, ayant perdu son assurance. Il peste contre lui-même et resserre ses doigts sur le briquet en espérant y puiser une étincelle de courage. « Et toi alors, regarde toi ! Je pensais pas que Tiny se ferait avoir par une aussi grande gueule que toi. » Ses yeux font le chemin vers la lame et y restent fixés quelques instants. Qu’est-ce que vaut une lame contre un flingue ? Il est censé avoir l’avantage et pourtant cette peur continue de lui coller à la peau malgré toute sa volonté pour s’en détacher. « Et tu veux m’apprendre l’intimidation ? Je t’apporte bien plus que ça. » Il ouvre son briquet et celui-ci prend aussitôt la forme de son pistolet fétiche dans le creux de la main, sans se soucier qu’elle puisse voir le tour de magie s’opérer. L’obscurité est là et puis il a appris à pouvoir compter sur la Brume pour pouvoir dissimuler ses tours de passe-passe de demi-dieu. Il lève lentement le canon de son arme et vise la poitrine de la fille, toujours à moitié caché dans la pénombre mais ça ne suffit pas pour cacher le tremblement de sa main. Sérieusement, à ce point ? Y’a comme un truc qui s’échappe de cette fille et qui détraque tout le reste. Il ravale sa salive, se concentre pour resserrer ses doigts autour du manche mais rien à y faire, sa prise reste tout aussi instable. Ça l’empêche pas pourtant de ricaner.

« Allez. Me fais pas chier et passe-moi ce fric. J’ai pas envie de perdre mon temps avec toi. »

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