It's time to fight (Crio) (terminé)
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It's time to fight (Crio) (terminé)

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EOLE

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MessageSujet: It's time to fight (Crio) (terminé) Mar 27 Juin - 13:37



It's time to fight


Sora et Criostal



Le QG a été  détruit, par ces foutus membres de la Colonie, on n'a rien pu faire. Avec Hermès et Apollon en mode berseker, impossible de se battre correctement. Heureusement, on a pu en blesser quelques uns, le problème, c'est que plusieurs des nôtres ont été tué, j'ignorais qu'il existait des tueurs parmi la Colonie, dire qu'ils font leur sainte-nitouche, mais en vérité, ils ne sont que des couards qui préfère rester planquer, ils sont vraiment des autruches ! A se cacher la tête dans le sol au moindre problème.

N'empêche, ça m'amuse, enfin un peu d'action, s'il y a des adversaires à tuer, ça me va, j'ai bien envie d'en découper plus d'un. Jade nous a échappé, je la retrouverai avant Alice, je n'aime pas la torture, je trouve ça inutile. Mais pour ce qu'ils ont fait à mon foyer, je vais passer la vitesse supérieure, il est temps que je leur montre ce que signifie d'avoir peur, je suis moins connue qu'Alice, mais je n'en reste pas moins dangereuse. Je vais frapper, les cogner jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus se relever. Oui, aujourd'hui, je déclare la guerre à tous les membres de la colonie, tous.

Je m'entraîne dans les marécages avec Eden, mon chien Lélaps, je maîtrise de mieux en mieux mes pouvoirs, ma capacité à l'épée à elle aussi augmenté, seule ma gentillesse de base me rend vulnérable. Je ne veux plus être gentille ni attentionnée, enfin seulement pour Clayton. Je me bats avec le vent, je dois être plus rapide, plus silencieuse, plus meurtrière encore !

Pourtant, je ne cesse de penser à l'attaque, et de notre fiasco. Notre défense a été percée, les plus molles des recrues sont mortes car ils n'ont pas voulu tuer. Pourquoi ? Ils n'ont pas compris que le temps de la parole était fini ? Le conflit ne peut se finir qu'avec l'épée au poing, plus jamais nous ne pourrons espérer la paix, c'est fini. Nous ne pouvons plus douter, nous avons choisis nos camps : les dieux et nous. Il n'y aura pas de neutres, ils sont lancés eux aussi dans la tourmente. Je pense à Neven, à Tim, à Crio qui sont restés à la colonie, je ferme les yeux. Ma mère sait à présent ce que je suis vraiment. Au fond de moi, je suis heureuse d'avoir fait mon mariage avant, c'était notre dernier instant de bonheur ensemble. Plus jamais je ne pourrais espérer être avec elle. Il en va de même avec Criostal, plus jamais je ne pourrais rire avec ma plus vieille amie, je l'ai combattu au QG mais nous n'avons pas fini notre combat. Nous devons le finir.

Je m'arrête brusquement, le vent a changé, maintenant que je suis plus forte, je peux apercevoir des choses qui m'était autrefois imperceptibles. Je souris. C'est dans mon dos, Eden grogne, prête à bondir, je me retourne doucement, un sourire heureux aux lèvres.

"Quand on parle du loup. Comment vas-tu, ma chère amie. Je me suis inquiétée pour toi. Tu sais que c'est dangereux pour toi ici."


Je ne pense plus qu'à une seule chose.

Il temps de se battre, pour de bon cette fois, l'hésitation n'est plus permise.

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MessageSujet: Re: It's time to fight (Crio) (terminé) Lun 31 Juil - 17:56

S’il y a une chose que Crio n’avait jamais pu penser avant, c’était que sa vie aux Eats-Unis pourrait devenir plus compliquée qu’en Argentine. Comment peut-on faire pire qu’une décharge, l’absence d’une figure maternelle ou paternelle et la découverte de pouvoirs ravageurs sans pouvoir se confier à quiconque ? L’attaque de la Colonie avait réussi à surpasser cet enfer. Cette nuit-là, Crio avait été désemparée. Incapable de se battre, incapable de protéger ceux qu’elle aimait, incapable de réagir correctement. Ils avaient pris Luke et elle n’avait rien pu faire. Alors quand Hermès lui-même avait proposé d’aller attaquer ces monstres, elle n’avait pas hésité une seconde. Le temps de l’innocence était clos. Elle voulait se venger – plus encore, elle voulait leur faire payer le prix de s’attaquer à son foyer.

Et si elle pensait que rien ne pouvait surpasser l’attaque de la Colonie en horreur, elle s’était trompée amèrement. L’attaque de la Résistance avait elle aussi été sanglante, malgré la présence de deux dieux. Voir les vrais visages des résistants avait été un coup dur, surtout quand il s’agissait d’anciens de la Colonie. Parmi eux, elle avait reconnu Sora, qu’elle avait pourtant toujours considéré comme l’une de ses plus grandes amies. Mais les amis ne se blessent pas mutuellement. Les amis ne détruisent pas les maisons des autres en sachant ce qu’elles représentent pour eux. Par-dessus tout, les amis ne font pas du mal à ceux qu’ils aiment. Sora n’était plus son amie. Et si cela ne suffisait pas, voir l’état dans lequel était Luke l’avait achevée. Même si à présent, il était dans un hôpital à New York, toujours dans le coma, le souvenir de son corps maculé de sang ne cessait de la hanter. Jamais elle ne pourrait leur pardonner.

Crio n’avait jamais été une combattante dans l’âme. Elle n’avait rien d’une gosse d’Arès ou d’Athéna, les armes étaient souvent trop lourdes ou trop grandes pour elle, elle était une combattante médiocre. Mais comme beaucoup, ces batailles l’avaient définitivement changée. Elle s’était entraînée dans l’optique de pouvoir parer n’importe quelle attaque, de ne plus jamais laisser de massacre se produire sans pouvoir rien y changer. Comme le chien qu’on a trop maltraité, elle avait fini par montrer les crocs. Quiconque s’opposerait à elle en paierait le prix.

Ses cheveux ont perdu leur couleur une nouvelle fois. Ils sont noirs, brillants d’un reflet rouge brûlant, signe de sa fureur. Elle s’est éloignée de la Colonie, sa lance camouflée en un simple collier à son cou, portant un vieux pull de Luke ayant gardé son odeur. Elle a du mal à contempler les ruines des bâtiments, l’état dans lequel la Résistance les avait laissés. Voir ce qu’elle considérait comme sa maison autant ravagée lui brise le cœur, elle ne peut plus le supporter. Elle ne peut plus dormir non plus, elle qui n’avait jamais eu de problèmes de sommeil jusque-là. Des cernes sont apparues sous ses yeux, lui donnant un air plus âgé, plus triste aussi. On a du mal à reconnaître la Crio d’avant, celle qui fabriquait des origamis et souriait à tout bout de champ. Elle a l’air plus mature, fatiguée, désabusée. Et pendant qu’elle rumine, une silhouette se dessine au loin devant elle.

« Quand on parle du loup. Comment vas-tu, ma chère amie. Je me suis inquiétée pour toi. Tu sais que c'est dangereux pour toi ici. » La voix lui est familière. Sora. Depuis leur combat interrompu, la fille d’Hypnos ne peut ôter son souvenir de sa mémoire. Elles avaient été si proches autrefois et pourtant, à présent, c’est comme si un fossé les séparait. Crio est terriblement rancunière, Sora le sait. Elle lui en veut terriblement pour tout ce qui s’était passé – plus que n’importe quel autre résistant. Leur amitié passée rend la chose plus douloureuse encore.

« Sora. Sale garce. » Siffle-t-elle entre ses dents. « Tu oses me demander comment je vais ? Tu n’as pas déjà ta petite idée ? » La colère a pris le dessus. Beaucoup ont souvent reproché à Criostal son hypersensibilité, sa tendance à se laisser dépasser par ses émotions. Aujourd’hui, elle ne peut même plus le nier – mais qu’importe. « Je pensais que tu étais mon amie, mais tu plantais une épée dans mon dos. Je t’ai tout confié ; mon passé, mes craintes, ma joie d’être à la Colonie, d’être avec Luke – et tu as quand même trouvé le culot de tout balayer d’un coup de main ! Pourquoi ? Quelles convictions juges-tu assez importantes au point qu’elles valent mieux que notre amitié ?! » Les derniers mots se brisent dans sa bouche et des larmes apparaissent au coin de ses yeux. Des larmes de tristesse, de rage aussi, des larmes emplies de rancune. Tant pis si elle paraît faible ou immature. Elle n’a pas passé toutes ces heures à s’entraîner en vain. Ici, elles termineront ce qui a été commencé plus tôt.

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MessageSujet: Re: It's time to fight (Crio) (terminé) Mer 2 Aoû - 22:41



it's time to fight


Sora et Criostal




« Sora. Sale garce. Tu oses me demander comment je vais ? Tu n’as pas déjà ta petite idée ? »

Je ne peux m'empêcher de sourire de toute mes dents, alors comme ça, la petite Crio sort les crocs ? Je ne peux pas m'empêcher de trouver ça mignon, on dirait un chaton qui apprend à miauler. Ça me rappelle Simba dans le Roi Lion qui essaie de pousser un rugissement pour effrayer les hyènes. Elle est trop mignonne ! Un peu plus et je pourrais la prendre au  sérieux avec son petit air contrit. Non, elle ne fait absolument pas peur, on dirait juste une enfant qui essaie d'avoir son mot à dire.

Je m'accroupis pour caresser Eden, ma louve grogne à l'encontre de la fille d'Hypnos, je ne peux m'empêcher de regarder avec dédain mon amie, enfin, mon ancienne amie, vu qu'apparemment, elle n'a pas vraiment apprécié que son stupide copain finisse au fond d'un lit d’hôpital, ça tombe bien, je n'ai jamais pu le voir, même en photo, il est arrogant à l'extrême, monsieur je suis le fils du dieu de la Foudre ! Mais cela ne t'a pas empêché de te faire embrocher comme une petite merde ! Ca me fait bien rire tiens, la prochaine fois, tu feras attention à toi !

« Je pensais que tu étais mon amie, mais tu plantais une épée dans mon dos. Je t’ai tout confié ; mon passé, mes craintes, ma joie d’être à la Colonie, d’être avec Luke – et tu as quand même trouvé le culot de tout balayer d’un coup de main ! Pourquoi ? Quelles convictions juges-tu assez importantes au point qu’elles valent mieux que notre amitié ?!


Je soupire, l'air ennuyé, cette conversation m'ennuie, elle m'ennuie avec sa petite voix, je me relève, toujours en gardant un ton doux et amical.

"Ce n'est pas toi que je plante ma chérie, c'est le système en lui-même. J'ai toujours aimé quand tu te confiais à moi et moi à toi. Tu dois être la seule personne dans ce monde à qui je dis tout. En dépit de ce que tu penses, tu es toujours mon amie."

Je m'approche d'elle, je ne lui mens pas, à vrai dire, je n'ai jamais mentis à Criostal pour la bonne raison qu'elle finissait toujours par savoir la vérité. Ma démarche est nonchalante, pourtant, je garde mes distances, je ne voudrais pas qu'elle m'endorme, cela signerait son arrêt de mort, Alice se ferait une joie inouie de la torturer et c'est la dernière chose que je veux. Depuis que Percy est mort tragiquement, elle est la dernière véritable amie qu'il me reste.

Elle a raison sur un point, qu'est-ce qui suffisamment important pour que je sacrifie notre amitié, pourquoi la jeter au feu, c'est un sacrifice ? Pour pouvoir avancer, je dois tout détruire de mon ancienne vie ? Je serre les dents, je ne dois pas confondre sentiment et travail, Alice me le répète sans cesse et je sais que cette dernière serait capable de m'ordonner de tuer Criostal. Seulement j'en suis incapable, du coup, cela voudrait dire que je trahirais la Résistance ? Tout se bouscule dans ma tête !

"Pourquoi je fais ça ? Parce que les dieux n'en ont cure de nous ! Ils ont promis sur les cadavres sanglants de leurs enfants, nos camarades de s'occuper mieux de nous ? Ils ont fait quoi ? Rien ! Nos amis sont morts Criostal, ils se sont fait transpercés, déchiquetés, ils ont agonisé pour rien ! RIEN ! Comment tu peux cautionner ça !"

Je prends une grande inspiration, dans la seconde d'après, je retrouve mon calme, je ne perdrai pas la face devant elle, surtout pas. Je ne suis plus une enfant moi. J'ai abandonné l'ignorance de cette période.

"Tu te souviens du combat contre Cronos ? Tu te souviens de tous nos amis, j'ai essayé d'en sauvé un maximum, mais je n'ai pas réussi, je n'avais juste que leurs corps inanimés dans les bras, leur sang coulant entre mes mains, leurs râles trouvant leur chemin jusqu'à mes oreilles, leurs larmes coulant sur leurs joues déjà blême. Je n'ai pas pu dire adieu à la plupart parce qu'ils étaient déjà froid comme la neige."

Je finis ma tirade à bout de souffle, ce qui montre à quel point cette discussion me rend vraiment mal à l'aise. Je regarde mon amie, que dois-je faire ? Lui faire peur, me battre ou simplement partir ? C'est vraiment effrayant de se battre contre quelqu'un qui vous connaît aussi bien que son ombre, même si le contraire est vrai, Criostal peut me battre et ça, je le refuse catégoriquement. Je souris de nouveau, un sourire innocent sur le visage, celui qui cache la noirceur de l'âme.

Comme pour l'humilier un peu plus, je crée un nuage pouf pour moi et elle, comme si nous prenions simplement le thé, je m'assois dedans comme une impératrice, Eden s'allonge à mes pieds, mes doigts tapotant sur la texture duveteuse du nuage. Je croise les jambes, je suis vraiment en position de faiblesse mais je suis en fasse de Criostal, elle n'aurait pas le courage de faire autre que de s'assoir comme la gentille fille qu'elle est.

"Assieds-toi, cette conversation risque de durer un peu et je ne voudrais pas que tu aies mal aux jambes."


Si elle ose faire autre chose que d'obéir à mon commandement, j'utiliserai mon nouveau katana, je ne l'ai pas encore vraiment utilisé, ce serait le bon moment non ?

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MessageSujet: Re: It's time to fight (Crio) (terminé) Dim 27 Aoû - 16:20

Elle lui adresse le plus beau de ses sourires. En temps normal, Crio aurait apprécié la voir lui sourire ainsi, comme un signe témoignant de leur précieuse amitié mais à présent, tout ce qu’elle voit c’est l’hypocrisie et la trahison de son ancienne amie se dessiner sur ses lèvres. Instinctivement elle sert les poings, sentant bien que Sora continue de la penser incapable de tenter quoique ce soit contre elle. L’eau avait coulé sous les ponts depuis. Si elle continue de penser qu’elle est la seule à avoir changé, elle se trompe durement.

« Ce n'est pas toi que je plante ma chérie, c'est le système en lui-même. J'ai toujours aimé quand tu te confiais à moi et moi à toi. Tu dois être la seule personne dans ce monde à qui je dis tout. En dépit de ce que tu penses, tu es toujours mon amie. » Sa voix est douce alors qu’elle se lève, presque amicale. Les parallèles entre leur ancienne amitié et le présent ne font que rendre la situation plus douloureuse, même pour Crio et sa rancune tenace. Il n’y a pas plus horrible que de voir le visage angélique de Sora lui balancer les pires horreurs. Comment en étaient-elles arrivées là toutes les deux ? Comment avait-elle pu ne pas voir que quelque chose se brisait chez son amie ? Elle ne peut plus se poser la question désormais, le mal était fait. Trop de sang avait été versé pour qu’elle puisse continuer de faire comme si de rien n’était. Sora s’approche et étrangement, elle la laisse approcher. « Pourquoi je fais ça ? Parce que les dieux n'en ont cure de nous ! Ils ont promis sur les cadavres sanglants de leurs enfants, nos camarades de s'occuper mieux de nous ? Ils ont fait quoi ? Rien ! Nos amis sont morts Criostal, ils se sont fait transpercés, déchiquetés, ils ont agonisé pour rien ! RIEN ! Comment tu peux cautionner ça ! » Elle marque une pause d’un instant mais pour Criostal, celle-ci dure des heures. Elle sent son cœur percuter les parois de sa cage thoracique si fort qu’elle se demande si elle ne va pas exploser brusquement. Toujours au bord des larmes, elle se retient du mieux qu’elle peut. « Tu te souviens du combat contre Cronos ? Tu te souviens de tous nos amis, j'ai essayé d'en sauvé un maximum, mais je n'ai pas réussi, je n'avais juste que leurs corps inanimés dans les bras, leur sang coulant entre mes mains, leurs râles trouvant leur chemin jusqu'à mes oreilles, leurs larmes coulant sur leurs joues déjà blême. Je n'ai pas pu dire adieu à la plupart parce qu'ils étaient déjà froid comme la neige. »

Crio se souvient oui. Elle est arrivée juste après les évènements de Manhattan, découvrant une Colonie ravagée. Elle n’a pas vu les cadavres, elle n’a pas vu les massacres. Elle n’a qu’en souvenir les horreurs de la Colonie. Mais cette fois-ci, les seules horreurs avaient été commises par des sangs-mêlés, des sangs-mêlés comme Sora. Pas de méchants dieux à accuser.

« Ce ne sont pas les dieux qui ont fait ça, c’est vous. C’est vous qui avez attaqué la Colonie et qui avait fait couler tout ce sang. Tu peux blâmer tous les dieux que tu veux Sora, c’est toi qui a planté ton épée dans le corps de ces enfants, c’est toi qui les as tués. » Tu lui craches presque les mots à la figure, les yeux étincelants de colère. Mais quelle immaturité ! Se plaindre des horreurs commises par les dieux il y a quatre ans de cela pour au final recommencer exactement le même massacre ! S’ils voulaient vraiment combattre le système, ils auraient attaqué l’Olympe. Mais ils avaient attaqué la Colonie en dépit de tout ce qu’elle représentait, en dépit de leurs propres souvenirs. Et pour ça, Crio ne pouvait pas leur pardonner. Pas même Sora. « Tu parles du combat contre Cronos comme si c’était la preuve que les dieux étaient mauvais ; pourtant, cela ne vous a pas empêché de faire la même chose en attaquant la Colonie. Quelle est la différence entre les deux ? Dans les deux cas nous avons tous subi des pertes énormes. Nous avons tous pleuré nos morts et supplié les dieux de nous aider. Nous avons tous questionné le ciel sur ce que nous avions mérité pour que nos propres frères et sœurs nous attaquent. Et vous, vous avez reproduit exactement le même schéma sans vous soucier du mal que vous ferez autour de vous. »

Quel culot. La fille d’Hypnos regarde son ancienne amie sans même chercher à cacher son incompréhension. Qu’est-ce qu’ils lui avaient raconté à la Résistance pour qu’elle n’ait aucun remord à attaquer son ancienne maison ? Pendant un instant la colère fait place à la tristesse et la mélancolie. Il était loin le temps où elles étaient toutes deux amies, insouciantes et heureuses. Ce n’est plus un fossé qui les sépare, ce sont les tombes de tous ceux que Sora a tué pour en arriver là.

« Ne viens pas me parler des cadavres que tu as tenu dans tes bras à Manhattan alors que tu es responsable de la mort de plusieurs demi-dieux de la Colonie qui n’avaient rien demandé d’autre que de vivre en paix. » Cela sonne presque comme une supplication. Cela fait des semaines qu’elle voit la mort partout où elle pose son regard. Même la nuit elle peut voir les ombres de ceux qu’elle a attaqués danser sur les murs de son bungalow sans parvenir à les chasser. Est-elle mieux que Sora ? Elle essaie de se consoler en se disant qu’elle au moins n’a pas trahi ses plus proches amis… Mais n’est-elle pas une traîtresse aux yeux de Sora pour être restée à la Colonie malgré le premier avertissement ? C’est la voix de Sora qui vient la tirer de son questionnement.

« Assieds-toi, cette conversation risque de durer un peu et je ne voudrais pas que tu aies mal aux jambes. » Elle lui désigne un petit pouf nuage et pendant un instant, le souvenir de leurs discussions nocturnes interminables ressurgit. Sora y voit sûrement un moyen de l’humilier, de lui montrer à quel point elle l’estime peu en combat singulier, qu’importe. Au nom de leur amitié ruinée, elle obéit silencieusement à côté d’elle et pose sa tête dans ses mains, le feu grondant toujours en elle comme attendant le moment d’exploser.

« Je n’ai jamais eu d’autre foyer que la Colonie. Avant d’arriver ici, n’avoir ne serait-ce qu’un vrai lit et un toit pour dormir semblait trop demandé. Mais te rencontrer toi, Luke, Sun… J’ai enfin compris ce que cela faisait d’avoir une famille sur qui compter et pour ça, je ne peux que te remercier. C’était tout ce que je demandais : vivre en paix avec vous tous à mes côtés. Pas grand-chose hein ? J’aurais pu vouloir devenir célèbre, riche, plus forte qu’un dieu… Mais non, tout ce que je voulais c’était mes amis autour de moi, tout simplement. » Elle esquisse un sourire triste et tourne son visage vers Sora, cherchant à affronter son regard. « On a tous traversé des choses horribles. On a tous été délaissés par nos parents et ça, qu’on soit fils de Zeus, d’Eole ou d’Hypnos. On est tous perdants à la loterie des parents mais est-ce que c’est une raison suffisante pour faire les mêmes erreurs qu’eux ? Ils ont passé des millénaires à se chamailler entre eux sans s’inquiéter des conséquences de leurs actes. Ils ont créé les guerres, les maladies, les famines… Et ils refusent de l’admettre quand on leur pointe du doigt. Ils sont plein de défauts, sûrement bien pires que nous. Et parce qu’ils sont comme ça, tu penses que tu as le droit de faire comme eux ? Ils n’ont aucun scrupule à tuer mais vous non plus vous n’en avez pas eu quand vous nous avez attaqué. Tu crois que je n’ai pas vu votre leader, la fille d’Hadès, planter son épée dans le torse d’un gamin de dix ans ? Vous n’êtes pas bien différents au final. Je ne sais pas ce qu’ils t’ont raconté là-bas pour que tu oublies tout ce que l’on s’est confiées Sora, mais ça me rend triste. Je ne sais même pas si je peux toujours prétendre te connaître. »

Elle pose ses mains sur ses genoux et les contemple silencieusement. Il lui suffirait qu’elle murmure une formule pour plonger son amie dans le sommeil et mettre fin à cette histoire. Un élan de vengeance lui souffle d’agir, de lui faire payer le prix après le mal qui a été fait à Luke, d’enfin avoir sa vengeance… et pendant quelques instants elle hésite vraiment, comme elle a toujours fait face à des choix difficiles, indécise, partagée entre son amitié avec Sora et sa soif de justice. Tout dépendra de la réponse de Sora.

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MessageSujet: Re: It's time to fight (Crio) (terminé) Dim 17 Sep - 18:19



It's time to fight


Sora et Criostal



Criostal explose, la jolie poupée de verre qu'elle a toujours été vient de se briser en mille morceaux, et chaque mot qu'elle prononce, chaque grain de poussière qu'elle soulève me transperce, me font mal, horriblement mal. Je la regarde, peinée, nous avons été amies pendant si longtemps, je ne pourrais pas me souvenir depuis quand. Mais elle parle avec une telle hargne, elle qui fut un jour si douce n'est plus qu'un être en quête de vengeance, ce n'est pas la justice qu'elle veut, c'est le sang. Je ne peux m'empêcher de rire jaune, nous avons beau chercher la paix et l'harmonie, notre nature nous ramène toujours au même point, nous voulons prendre les armes, nous voulons nous battre pour les valeurs qui nous semblent juste. Je ne peux m'empêcher de me demander à quel moment j'ai arrêté de vouloir la paix, j'ai toujours été d'une nature si douce, quand j'y pense, quand j'étais encore à la Colonie, quand je pensais que cet endroit été encore ma maison, je ne voulais pas blesser les gens, je voulais cueillir des fleurs pour tout le monde, je voulais bronzer au Soleil, créer des petits nuages de neige pour me rafraîchir, faire venir la pluie ou le soleil. Je savais à peine faire un enchantement correct. J'étais juste bonne pour un seul sort qui ne durait jamais plus de quelques secondes. Maintenant, je suis capable de créer des tempêtes monstrueuses, je suis capable d'arracher la terre par bloc grâce au vent, tout ça pour la destruction. Mon pouvoir ne s'est déclenché que lorsque je voulais la guerre. Pourquoi ? Mes pouvoirs ne sont-ils donc pas capables d'apporter le bien ? Non, juste l'annihilation pure et totale.

J'attends qu'elle se calme et je reprends sur un ton sincèrement peiné.

"J'ai refusé de participer à cette boucherie, je ne comprends toujours pas pourquoi ils avaient besoin de massacrer des enfants. Tout ce que je souhaite, c'est détruire les dieux, quitte à vous affronter, autant faire ça sur un champ de bataille, pas quand vous êtes dans vos lits. J'ai payé le prix, on m'a vu comme une traîtresse qui refusait de servir la sainte cause. On dit que pour les grands projets, il faut se salir les mains, je refuse de croire ce dogme. Il y a toujours une troisième solution, c'est la plus dure, la plus difficile, mais c'est la plus juste. Je ne dis pas que je suis une sainte Criostal, loin de moi cette idée, mais quitte à t'affronter, je veux que nous soyons à armes égales."


Je me lève, et contemple les marécages, la solitude est la souveraine de ces lieux, j'ai presque froid, tant de désolation me rende folle. Je suis un assassin, je tue parce que c'est mon devoir et parce que c'est la seule chose pour laquelle je suis douée, c'est vrai, j'ai frappé dans le dos des gens en pleine mission, mais je ne les aurais jamais frappés en plein sommeil. Pour la première fois depuis longtemps, je doute, je doute en demandant si la Résistance agit comme il faudrait, nous ne sommes pas des enfants de coeur, nous ne le serons jamais. J'ai arrêté d'être un ange il y a longtemps, mais pourquoi avoir tué des gamins ? Les demi-dieux les plus puissants ne sont pas à la Colonie, au contraire, seuls les plus faibles sont là-bas, alors pourquoi avoir les avoir tués ? Ne nous pouvions pas juste attraper les plus forts ? J'ai entendu dire que beaucoup de demi-dieux étaient devenus neutre pour échapper à la guerre. Seulement, il faut faire un choix, on ne peut-être neutre éternellement, on recule juste le problème jusqu'à être acculé contre un mur.

" Aussi étrange que cela te puisse paraître, j'ai un code d'honneur. Crie-moi que je ne suis pas digne de je ne sais quelle idéologie, que je suis peut-être bonne pour le billot, je te répondrais que oui. Mais si je dois mourir, et Seigneur, je ne risque pas de vivre longtemps, je veux faire bouger les choses. De l'horreur naît l'harmonie. Un jour, dans les livres d'histoire, je serai l'horrible démon qui a provoqué la guerre et toi l'ange qui sauva les innocents, on dira de moi que je suis un monstre rempli de cruauté, que je mangeai la chair de mes victimes, si bien que les dieux ont été obligés de réagir et que depuis, ils faisaient en sorte qu'aucun de leurs enfants ne sorte du droit chemin. Il y aura toujours la guerre, nous ne sommes bons que pour ça, mais si au moins, ceux qui vivront après nous puissent mourir reconnu par leur parent, alors oui, j'accepte de me sacrifier."


Le silence règne aussi, le vent a arrêté de souffler, même Eden respire à peine, comme si elle comprenait les enjeux elle aussi. Je sais très bien que je n'aurais pas le droit aux Champs-Élysées, je suis juste bonne à rejoindre le Tartare pour toujours, j'ai arrêté de penser que je pouvais être sauvée, j'ai arrêté d'espérer que le monde s'améliore, il est juste bon à être jeté, qu'il soit dirigé par d'autres êtres, des gens qui comprennent la souffrance, qui connaît la clémence, qu'un roulement soit effectué. Il y aura toujours des êtres mauvais, mais il y aura toujours des gens bons aussi et c'est pour eux qu'il faut mener un combat perdu d'avance. Je voudrais faire bouger la roue du Destin, j'aimerais qu'enfin, on arrête de jeter les dés de mon destin à ma place. Je voudrais que chaque être puisse jeter les dés de leurs destinées. Qu'enfin, depuis le début du monde, nous, les demi-dieux soyons libres comme le vent.

Je regarde le Ciel, depuis combien de siècles ne l'avais-je pas regardé ? Je suis une fille du Vent que je le veuille ou non. J'en ai assez de fouler la terre, ma place est dans le ciel, si bleu si parfait. Pourquoi dois-je supporter ce destin ignoble qui m'oblige à subir les lois de l'apesanteur ? Pourquoi dois-je me battre ? Pourquoi dois-je souffrir ? Je ne crois pas à la Rédemption. Je profite de ce silence en me demandant dans combien de temps je pourrais en profiter de nouveau, jamais je suppose.

"Alors, allons-nous nous tuer en nous égorgeant mutuellement ou allons-nous nous en aller dans notre coin, ruminant notre rancune et notre sombre envie de vengeance ? J'avoue que je ne sais pas Criostal, mais Ciel, s'il y a un être que je ne supporte pas avec qui me battre, c'est toi, tu es un être de paix, le dernier rempart de violence, j'ai sombré dedans, mais si toi, tu sombres, je considérerais que je devrais prendre part à cette guerre complétement et c'est la dernière chose que je souhaite."

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MessageSujet: Re: It's time to fight (Crio) (terminé) Sam 21 Oct - 14:10

Une fois l’orage argentin passé Sora prend enfin la parole, puisqu’il faut bien qu’elle réponde à ces accusations. « J'ai refusé de participer à cette boucherie, je ne comprends toujours pas pourquoi ils avaient besoin de massacrer des enfants. Tout ce que je souhaite, c'est détruire les dieux, quitte à vous affronter, autant faire ça sur un champ de bataille, pas quand vous êtes dans vos lits. J'ai payé le prix, on m'a vu comme une traîtresse qui refusait de servir la sainte cause. On dit que pour les grands projets, il faut se salir les mains, je refuse de croire ce dogme. Il y a toujours une troisième solution, c'est la plus dure, la plus difficile, mais c'est la plus juste. Je ne dis pas que je suis une sainte Criostal, loin de moi cette idée, mais quitte à t'affronter, je veux que nous soyons à armes égales. » Et pendant quelques instants, la douleur sincère qu’entend Criostal dans sa voix la fait douter de tout, de cette colère qu’elle rumine depuis des semaines, de ces pensées noires qui la tiennent éveillée toutes les nuits. Il est vrai qu’elle n’a pas vu Sora cette nuit-là. Dans tout ce chaos, dans tout ce massacre, elle l’aurait forcément vu – comme elle a vu Luke se faire enlever. « Tu n’as rien fait pour l’empêcher. » Murmure-t-elle comme si elle ne voulait pas qu’elle l’entende. Des fois, il faut admettre l’impuissance. Mais c’est tellement plus facile pour Criostal de blâmer Sora pour toutes les décisions que les autres résistants ont prises.

Sora se lève et parcoure le marécage de son regard sombre, l’étincelle perdue depuis bien longtemps. C’est un ravin qui les sépare, elles auparavant meilleures amies, elles qui se disaient tout… et maintenant il est si dur de ne dire ne serait-ce qu’un mot, de peur de franchir les limites douloureuses de cette guerre qui fait d’elles des ennemies. Est-ce ce qu’elles sont devenues : des ennemies, et rien de plus ? Opposées dans leurs convictions et dans leurs chairs ; leurs différences ayant enfin pris le dessus sur leurs points communs ? D’un coup de manche furtif Criostal essuie ses yeux. Elle n’a jamais eu aucune pudeur à pleurer devant son amie jusqu’à aujourd’hui.  

« Aussi étrange que cela te puisse paraître, j'ai un code d'honneur. Crie-moi que je ne suis pas digne de je ne sais quelle idéologie, que je suis peut-être bonne pour le billot, je te répondrais que oui. Mais si je dois mourir, et Seigneur, je ne risque pas de vivre longtemps, je veux faire bouger les choses. De l'horreur naît l'harmonie. Un jour, dans les livres d'histoire, je serai l'horrible démon qui a provoqué la guerre et toi l'ange qui sauva les innocents, on dira de moi que je suis un monstre rempli de cruauté, que je mangeai la chair de mes victimes, si bien que les dieux ont été obligés de réagir et que depuis, ils faisaient en sorte qu'aucun de leurs enfants ne sorte du droit chemin. Il y aura toujours la guerre, nous ne sommes bons que pour ça, mais si au moins, ceux qui vivront après nous puissent mourir reconnu par leur parent, alors oui, j'accepte de me sacrifier. » Cela sonne presque comme un adieu mais ça, Criostal n’est pas prête à l’accepter. Pourquoi toujours se sacrifier, se battre, se faire la guerre en permanence ? Tout ce qu’elle a jamais voulu c’était de vivre une vie normale, loin de ces conflits incessants. Pourquoi tout doit marcher sur le principe de la confrontation et de l’affrontement ? Pourquoi cette fatalité ? Elle aurait voulu courir loin, très loin, jusqu’à échapper à toutes ces règles et ces commodités qui semblent dicter la vie des sangs mêlés. Elle voudrait emmener Sora avec elle, loin de tout ça, pour enfin trouver la paix à laquelle elles aspirent.

« Tu n’as pas à être ce monstre. » Sa voix vient déchirer le silence des lieux, cette ambiance pesante que Crio ne peut supporter. En voyant Sora debout, seule avec ce poids immense sur ses épaules, elle se rend bien compte qu’elle ne peut pas la laisser dans cet état. « Tu n’as pas à ta sacrifier. » Continue-t-elle avec un peu plus d’assurance, même si elle n’a aucune idée de ce qu’elle doit dire pour aider son amie.

« Il ne s’agit pas de vivre ou mourir pour le bien de tous. Seuls les dieux fonctionnent encore sur le principe des sacrifices et regarde où ils en sont… Ce n’est pas comme cela que ça fonctionne. De l’horreur ne naît pas l’harmonie. Il n’y a rien de beau ou de poétique dans tout ce sang versé ; nous n’avons rien à tirer de tous ces morts si ce n’est le poids du deuil. Rien ne naît de l’horreur si ce n’est d’autres horreurs. Ceux qui ne pensent pas ça sont des monstres Sora mais toi, tu n’en es pas un. Tu n’es pas obligée d’en être un. »

Elle se lève enfin et la rejoint silencieusement, ses mains maudites dans les poches de son sweatshirt, le regard perdu dans ce ciel qui la fascine depuis toujours. Qu’importe qu’elle soit en Argentine ou à la Colonie, le ciel a toujours eu la même couleur. Pourtant, ce soir-là, il lui semble bien plus beau et plus profond qu’il ne l’a été depuis bien longtemps. Comme quoi, tout est une question de perspective.

« Alors, allons-nous nous tuer en nous égorgeant mutuellement ou allons-nous nous en aller dans notre coin, ruminant notre rancune et notre sombre envie de vengeance ? J'avoue que je ne sais pas Criostal, mais Ciel, s'il y a un être que je ne supporte pas avec qui me battre, c'est toi, tu es un être de paix, le dernier rempart de violence, j'ai sombré dedans, mais si toi, tu sombres, je considérerais que je devrais prendre part à cette guerre complétement et c'est la dernière chose que je souhaite. »

La fille d’Hypnos tourne son visage vers son amie. La lueur dans son regard est toujours présente mais elle semble différente, presque changée. Malgré la rancune tenace et le poids de ses mauvais sentiments accumulés ces dernières semaines elle est capable d’esquisser le début d’un sourire, comme si celui-ci avait besoin d’encore un peu de temps et de confiance pour apparaître pleinement.

« Je ne suis pas venue ici pour te tuer Sora. » C’est à moitié vrai. Prise dans la folie de ses pulsions, terrassée par la sensibilité de sa douleur, peut-être se serait-elle servie de la lance qui pèse au bout de la chaîne accrochée à son cou. Mais le choix qui lui semblait impossible au début de leur rencontre semble s’être dessiné un peu plus clairement à présent. « On a tous déjà sombré pour cette guerre, que l’on le veuille ou non. Et, que tu me croies ou non, je ne suis pas bien différente de toi au final. Mais je sais qu’ensemble, on peut mettre fin à toutes ces horreurs rapidement. »

Et dans la simplicité de cette nuit d’automne, Criostal lui tend sa main, abîmée par des cicatrices qu’elle n’aurait pas voulu voir naître.

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MessageSujet: Re: It's time to fight (Crio) (terminé) Dim 22 Oct - 18:50



It's time to fight


Soral, we are friend forever



« Je ne suis pas venue ici pour te tuer Sora. »

Je me retourne vers elle, je n'y arrive plus, les larmes sont sur le point de quitter mes yeux, mon souffle se bloque dans ma poitrine. Oh Crio. Comment on en est arrivé là ? Pourquoi nous ne pouvions pas vivre simplement ? Pourquoi vivre cacher des monstres, pourquoi devons-nous obéir à la volonté d'êtres supérieurs ? Pourquoi ? Je voudrais comprendre le sens de mon existence, de la nôtre.

« On a tous déjà sombré pour cette guerre, que l’on le veuille ou non. Et, que tu me croies ou non, je ne suis pas bien différente de toi au final. Mais je sais qu’ensemble, on peut mettre fin à toutes ces horreurs rapidement. »

Et elle me tend sa main, je ne retiens pas mes larmes, comment pourrais-je ? C'est comme si elle me disait "je te pardonne tes crimes, aussi odieux soient-ils. Reviens vers moi. Reviens nous.". Mais Crio, je suis une meurtrière, si tu savais les litres de sang qui coulent entre mes doigts, tu serais effrayée et incroyablement déçue, on ne peut pas tout pardonner. On nous a appris à nous venger, pardonner ne fait parti de mon vocabulaire, je ne sais que trancher et éviscérer, je ne sais pas faire comme toi, mais si tu le dis, est-ce que tu crois vraiment que c'est possible ? Tu crois vraiment que je peux revenir. Je voudrais tellement rentrer à la maison, je voudrais tellement dormir dans les bras de Neven, je voudrais ranger mes armes, je voudrais arrêter de me battre. J'ai rejoint la Résistance pour changer les choses. On n'a rien changé, nous ne sommes juste que des tueurs de demi-dieux, les dieux s'en contrefichent, pour eux, nous ne faisons qu'agiter nos épées. Ils savent comment réagir car nous sommes de leur sang, nous ne savons résoudre nos problèmes que par le sang et l'horreur. Et après chaque tragédies, nous nous jurons de ne plus jamais reproduire ce genre d'atrocités, mais nous le faisons quand même, nous oublions parce que nous avons soif, nous sommes des vampires en vérité. Mais s'il était possible de changer les choses sans se battre, juste en utilisant les mots. C'est la première chose que m'a apprise Neven, les mots sont une arme, ne l'oublie pas, ils font plus mal qu'un couteau car il pénètre ton âme, les lames ne font que trancher la chair. Mais comment prendre la parole après tout ce qui s'est passé ? Criostal a raison, j'aurais pu éviter la tuerie si j'avais eu le courage d'affronter Cyril.

Les mots, un beau et long discours ? Ca n'intéresse personne. Il faut un vrai discours,comme celui de Churchill lors de son investiture, celui qui soulève le coeur, faire couler les larmes et qui donne plus de puissance que n'importe quelle arme tenue en main. Il faudrait réunir tous les belligérants et à la fin, faire la paix ? Il y a 3 millénaires de rancoeur et de vengeance, tout ça, effacer en un seul discours ? Un minuscule discours ? Mais ça changerait le cours des choses. Enfin, le pouvoir intellectuel supplanterait la force guerrière ! Ce serait fantastique, voilà comment on pourrait renverser les dieux, les battre par la seule chose qu'ils ne savent pas faire: communiquer avec des mots.

Je regarde Criostal, sa main, complétement détruite par la guerre, nous avons tous tellement souffert ! Je ne pourrais jamais expier mes crimes passés mais je pourrais peut-être empêcher ceux à venir.

Je repousse sa main violemment et la prends dans mes bras, je la serre si fort contre moi que je suis pratiquement sûre que je lui brise les os. Et sans que je m'en rende compte, je mets à hurler de toute mes forces, je crie de rage, de désespoir, de tristesse. Mes larmes coulent sur mes joues, je n'ai jamais pleuré autant de ma vie, je hurle à m'en briser la voix.

Cela vaut tous les discours je crois, des fois, parler ne sert à rien. Certains discours sont beaux parce qu'ils sont complétés par le silence, le silence résonne dans nos âmes et c'est dans ces moments que nous pouvons exploré nos âmes, savoir ce qui ce cache vraiment en nous. Je me colle contre Criostal comme une enfant.

"Je ne veux plus me battre, je suis si fatiguée."

J'hoquete bruyamment avant de continuer dans un chuintement que seules nous deux puissions entendre, elle est ma meilleure amie, je ne peux pas lui mentir.

"Je veux rentrer à la maison. Je veux tellement rentrer ! Je veux voir ma Maman Crio, je veux dormir à la Colonie, je veux rentrer à la maison."


Des fois, il y a des moments où il faut combattre, et des fois, il faut savoir faire la paix, et cette dernière est beaucoup plus difficile car il faut faire des concessions et surtout, savoir mettre son honneur de côté. En cet instant, je n'en ai plus, je ne suis juste que je suis vraiment: une adolescente à qui on a retiré un avenir mortel. Je ne pourrais jamais une vie normale, je suis née à moitié divine. Avoir du pouvoir implique de grandes responsabilités. Aujourd'hui, je dois prendre mes responsabilités et grandir, je dois affronter les choses telles qu'elles le sont: le monde est au bord de la ruine mais nous pouvons le sauver, nous devons juste nous tenir la main. La rage ne peut durer, la colère n'est pas assez forte pour nous motivé, il faut sans cesse la ranimer. Alors que l'amitié n'a besoin de rien. Si nous devons accéder à l'Olympe, nous ne devons pas oublier cela, car cela voudrait dire que nous sommes pitoyables que les dieux. L'humain oublie, faisons en sorte que ce ne soit plus jamais le cas.

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MessageSujet: Re: It's time to fight (Crio) (terminé) Dim 12 Nov - 22:16

Quelques instants passent, comme suspendus. Criostal a les yeux plantés sur le visage de Sora, essayant de deviner ce qui se passe dans sa tête, quelles pensées s’y entrechoquent à ce moment-même. Et puis il y a sa main tendue, perchée dans le vide, qui n’attend que d’être serrée – mais est-ce que Sora voudra bien la prendre ? Elles ne peuvent pas encore effacer totalement leurs différences, le sang qui a coulé depuis la dernière fois où elles se sont comportées comme des amies. Criostal a peur, peur qu’elle la rejette, peur de la perdre à nouveau. Ces instants lui paraissent infinis jusqu’à ce qu’enfin Sora se décide.

Et rejette sa main.

Pendant un instant c’est le monde entier qui s’écroule et s’assombrit. Mais il suffit que Sora la prenne dans ses bras et la serre contre elle pour tout reconstruire et remettre en place tandis que des larmes, trop longtemps retenues, s’échappent enfin des yeux de Criostal pour couler le long de ses joues. Elle peut l’entendre crier, crier à s’en déchirer les poumons et bien pire encore, et elle laisse la faire, la serrant le plus fort possible comme si c’était la seule chose qui pouvait encore la raccrocher à ce monde. À cet instant elle ne pense plus à rien, ni au poids sur son cœur, ni au coma de Luke, ni aux tragédies passées, il n’y a plus qu’elle et Sora qu’elle peut enfin sentir contre elle.

Tout va mieux. Tant qu’elles sont toutes les deux, tout va mieux.

« Je ne veux plus me battre, je suis si fatiguée. » Criostal lui caresse doucement ses cheveux, son dos, essayant de rassurer du mieux qu’elle peut son amie, de lui promettre sans un mot qu’elle n’aura plus jamais à se battre. « Je veux rentrer à la maison. Je veux tellement rentrer ! Je veux voir ma Maman Crio, je veux dormir à la Colonie, je veux rentrer à la maison. »

Criostal se recule d’un pas, prenant les mains de Sora dans les siennes, tremblantes. Elle aurait aimé pouvoir lui assurer qu’elles rentreraient toutes les deux à la maison, que toute cette guerre futile était terminée, qu’elles n’avaient plus de quoi s’inquiéter sur rien, qu’elles allaient enfin pouvoir goûter à la paix promise par tous. Mais rien de tout cela n’est vrai, Crio le sait bien. Elle sait que le chemin est encore long, qu’elles en souffriraient forcément. Elle aurait aimé prendre toute la douleur de son amie sur son dos, endurer ses coups et ses doutes à sa place pour que Sora puisse enfin profiter d’une paix intérieure, même pour quelques fragments d’instants infimes, oublier le vacarme des évènements. Mais tout ce qu’elle peut faire c’est serrer sa main dans la sienne, le plus fort possible, comme si leurs deux paumes jointes représentaient le lien le plus solide de ce monde, le seul qui les empêchait toutes deux de perdre pied.

« Tu n’as plus à te battre seule désormais. Je suis avec toi, quoiqu’il arrive. » Lui souffle-t-elle.
Elle n’a pas eu à crier Criostal, laissant couler les larmes sur ses joues. Et en même temps qu’elles s’écoulaient, c’est toute la rage passée des dernières semaines qui s’est échappée d’elle, cette colère grondante au fond d’elle qui dictait ses faits et gestes au point de ne devenir que le pantin de sa rage. Enfin délivrée, elle a tout son esprit pour penser à son amie et à ce qui va leur arriver.
Doucement elle porte la main à sa poche et en sort un collier à plusieurs pendentifs, tous marqués d’une pierre. Après une observation minutieuse, elle finit par en détacher une et la tend délicatement à Sora, la pierre scintillant d’une couleur mauve au creux de sa main abîmée.

« C’est une pierre messagère, pour que l’on puisse communiquer n’importe quand, qu’importe la distance. Normalement je m’en sers pour parler avec Luke mais vu son état… » Son visage s’assombrit quelques secondes, l’évocation de Luke étant toujours douloureuse pour elle, mais elle se force à continuer. « Elle te sera plus utile à toi. » Sa voix est décidée, comme à nouveau rempli d’assurance. Il est suicidaire de penser que Sora puisse revenir à la Colonie après ce qui s’y est passé, même si elle n’a pas fait partie des attaques. Criostal sait qu’une partie des pensionnaires réclameraient vengeance, tout comme elle au départ le voulait. Et elle n’est pas sûre de réussir à convaincre tout le monde des bonnes intentions de son amie, même avec toute sa bonne volonté.
Mais elle ne veut pas abandonner son amie, plus jamais. Pire encore, elle ne veut plus jamais ressentir la blessure effroyable de leur séparation. Et pour ça elle est prête à tout. Plus jamais elle ne veut avoir à perdre Sora.

« Parle-moi. Donne-moi de tes nouvelles. Je vais m’arranger pour améliorer les choses ici. Je ne peux peut-être pas reconstruire les choses exactement comme elles l’étaient… Mais tu peux être sûre que je vais faire de mon mieux pour que l’on retrouve notre maison. On le mérite. Tu le mérites Sora. » Elle lui sourit encore une fois, un sourire sincère, enfin délivré des larmes de détresse. Qu’importe si on la juge coupable de trahison après ça. Leur amitié dépasse tout entendement. Après l’avoir serré à nouveau dans ses bras, plus brièvement cette fois car elle craint de ne pas réussir à la quitter à nouveau si cela dure trop longtemps, elle reprend son trajet à l’envers, lançant sans cesse des regards en arrière.

Si toute cette guerre doit avoir un sens, alors elle souhaite que celle-ci les ramène ensemble. Il n’y a pas de combat plus important que celui de l’amitié. Leur amitié.

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It's time to fight (Crio) (terminé)

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