All that love ever does is break, burn and end [PANDIGAN]
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All that love ever does is break, burn and end [PANDIGAN]

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MessageSujet: All that love ever does is break, burn and end [PANDIGAN] Jeu 23 Nov - 16:24

All that love ever does is break, burn and end
ft Pandore E. Skywalker

Chienne de vie. Drôle de moment où l'on se sent stupide, bon à rien. Une larve, un dégoût. C'est franchement l'état d'esprit dans lequel Morigan se trouvait. Assis là, sur un banc du square avec les gamins qui couraient autour en riant comme des idiots pour un rien, lui fixait le sol, ou plutôt il avait le regard dans le vide. Le bougre faisait pitié. Son allure, son attitude, avait fait croire à certains qu'il était sans domicile fixe, malgré les vêtement qui l'habillaient. Drôle d'idée, puisque lorsqu'il dormait dans la rue, il avait encore moins fière allure. Il n'avait pas le haut flashy de la Colonie, cet orange horrible, il était habillé comme la plupart des gens, et malgré cela, on l'avait prit pour un clodo, jusqu'à même lui lancer négligemment une pièce. Bon sang qu'il était tombé bas. Tout cela à cause d'une fille, une qu'il ne connaissait qu'assez peu à vrai dire, mais qu'il aimait déjà beaucoup. L'Irlandais avait eu vent  d'une relation avec un autre qu'il ne connaissait pas. Comment pouvait-il d'ailleurs le connaître, le monde était si grand de toute façon. Mais s'il avait su, si ce gars était devant lui, le poing de Morigan aurait finit sur sa belle figure. Mais comment pouvait-il autant se morfondre alors que Skyler et lui n'étaient pas ensembles ? Sa réaction était exagérée, un trop, quelque peu inutile ... mais franchement la situation lui faisait mal. Il avait déjà été berné par Cassandra, la fille d'Aphrodite qui l'avait manipulée pour un simple pari avec ses frères et soeurs. Drôle de pratique, des brises coeurs. Morigan n'avait jamais éprouvé la volonté et l'envie de construire une relation stable, sérieuse. Dans sa jeunesse, il avait souvent fait connaissance avec des coups d'un soir. Il était jeune et frivole, il était militaire et les filles adoraient ça. Sa belle gueule faisait de l'effet facilement, encore maintenant d'ailleurs, mais les choses étaient différentes. Au final, quand il essayait de rentrer un peu plus dans la vie amoureuse, tout lui retombait sur la figure. Morigan soupira. Non, vraiment il ne devait pas avoir de chance. Comme par hasard puisque la vie semblait vouloir passer ses nerfs sur lui en ce moment, il était souvent hanté par cette fille, cette Résistante. Pandore. Une fille de Zeus, une ennemie en fait en bon allier qu'il était.
Il l'avait combattu à la grande bataille, et elle l'avait fait prisonnier. Si d'autres l'avaient torturés, elle n'avait rien fait. Avec Pandore, c'était bien différent. La jeune femme était aveugle, et le pouvoir de Morigan pouvait l'aider en quelques sortes à voir. Il lui avait donné un souvenir de son Irlande natale, et avait découvert l'espace d'un instant une autre face de la demi-déesse. Depuis, il avait été libéré par une offensive de la Colonie sur la Résistance, mais avoir quitté l'endroit ne semblait pas dire ne plus avoir affaire à eux ou du moins en particulier à la fille de Zeus. Constamment, Morigan avait l'impression qu'elle suivait ses pas, qu'elle se tenait derrière lui. Il avait l'impression d'entendre le son de sa voix, de la voir partout. Fut une nuit, même, où il avait rêvé d'elle.

  Un rictus se dessina sur les lèvres du fils de l'Oubli. intérieurement, il se maudit pour sa naïveté notoire quant aux deux femmes qui l'entouraient. Il finirait par devenir fou, et si ce n'était pas à cause de ses pouvoirs, ça serait à cause de ces femmes fatales. Morigan se redressa sur son banc, passant du vieux bossus affalé au jeune homme plus sérieux, dos droit et posé sur le dossier. Devant lui, les enfants étaient encore en plein jeu, naïfs, confiants, insouciants, un peu comme le fils de Léthé en ce moment même, qui ignorait que Pandore le surveillait de près.
☾ anesidora


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MessageSujet: Re: All that love ever does is break, burn and end [PANDIGAN] Jeu 23 Nov - 17:34

I'll do whatever it takes


Il avait beau être parti, son souvenir ne la quittait plus. Cet homme la hantait, il était derrière chaque voix masculine qu'elle entendait, derrière chaque pas qui résonnait au loin, derrière chaque garçon qu'elle embrassait, derrière chaque pensée qu'elle avait. Partout, elle le cherchait, l'aimant à en crever, mais lui avait marché sur son amour, l'avait piétiné et était parti sans même se retourner. Il l'obnubilait, jour et nuit.  Voilà plus d'un mois qu'elle ne lui avait pas adressé la parole. C'était douloureux, chaque jour passé à savoir qu'il était tout près sans pour autant être atteignable la rongeait. Alors Pandore avait décidé de prendre du recul sur tout ça, de redevenir comme avant, de se fixer d'autres objectifs, de ne pas écouter son coeur mais de faire ce dont elle avait envie, quand elle en avait envie. Elle ne voulait pas abandonner son espoir d'un monde meilleur, et pourtant, jour après jour, il s'amenuisait, tout autant que le souvenir de Matthew dans son esprit. La demi-déesse s'était trouvée une occupation qui lui permettait de le chasser de ses pensées, elle traquait le seul homme qui pouvait lui apporter quelque chose d'au moins aussi fort : Morigan O'Lear.

Il en avait fallu peu à Pandore pour savoir où il passait ses journées lorsqu'il n'était pas à la colonie. Manifestement le fils de Léthé n'était pas quelqu'un de très secret, et c'était tant mieux, parce qu'elle voulait tout découvrir de lui, finir de le mettre à nu comme elle l'avait commencé dans les geôles de la Résistance. Elle comptait bien l'humilier à nouveau, comme elle l'avait déjà fait. Mais par dessus tout, ce qu'elle désirait ardemment c'était qu'il lui montre ce à qu'elle ne connaissait pas, qu'il lui fasse découvrir le monde à travers ses souvenirs, qu'il la fasse entrer dans ce monde où elle n'avait jamais mis les pieds, qu'il la guide par la main comme il l'avait fait auparavant. Ce souvenir. Ce seul souvenir qui n'était pas noirceur et voix, mais qui était couleurs, formes, reliefs, voiles gonflées par le vent et bateaux ballotés par les flots, elle ne cessait de le revoir encore et encore. Les seules images de ce monde auxquelles elle s'accrochait comme à une bouée de sauvetage au milieu d'un océan tourmenté, elle les devait à un ennemi. Et elle comptait bien voler à cet ennemi, bien plus que ce simple souvenir. 

Pandore sortir de son duplex par un bel après-midi d'hiver, vêtue d'un haut bordeaux, d'un pantalon noir et d'une veste en cuir de la même couleur, ses cheveux détachés tombant sur ses épaules. Son choucas s'échappa par une fenêtre, et vint planer quelques peu au dessus de sa tête. La cible de la demi-déesse était à Central Park. Elle le savait parce qu'il s'y rendait toujours au même moment, et toujours au même endroit. Cherchait-il un refuge à ce monde misérable ? Elle était prête à le parier. Il lui fallut peu de temps pour rejoindre le lieu où Morigan devait être, parce que le duplex de Pandore était situé sur la 5ème Avenue, avec vue sur le parc. Elle demanda à East s'il l'apercevait, son choucas connaissant bien évidemment le fils de Léthé. Il lui indiqua comme misérablement assis sur un banc, face à des enfants qui jouaient. Pandore eu un petit rictus malsain et ne put s'empêcher de se dire qu'il avait intérêt à avoir une toute autre tenue que celle de "misérable", lorsqu'elle le rejoindrait. Faisant un mince détour pour ne pas arriver de côté mais bien face à lui, elle s'avança, déterminée, et triomphante, son sourire charmeur aux lèvres, et se planta devant le garçon, qui était alors en train de relever la tête.

" - Eh bien eh bien Morigan. Je ne m'attendais vraiment pas à te voir ici."

Elle resta debout devant lui, le forçant à relever pleinement la tête pour la voir tandis qu'il était assis. La présence de Morigan lui donnait déjà, au fond d'elle, une forme d'euphorie inqualifiable, mais elle aurait préféré perdre la parole que de l'avouer. Son choucas se posa sur le bord du banc pour pouvoir lui décrire les mouvements et expressions du visage de son ennemi. Pandore arborait ce sourire typique qu'elle avait lorsqu'elle avait une idée précise en tête. Et à l'instant, c'était de le détruire du mieux qu'elle le pouvait, et de prendre de lui autant qu'il le faudrait pour qu'il soit brisé.
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MessageSujet: Re: All that love ever does is break, burn and end [PANDIGAN] Mar 28 Nov - 23:07

All that love ever does is break, burn and end
ft Pandore E. Skywalker


" Eh bien eh bien Morigan. Je ne m'attendais vraiment pas à te voir ici." 

  Elle. Elle, ici, maintenant tout de suite. Elle s'était plantée devant lui aussi froide et aussi forte que la première fois qu'ils s'étaient rencontrés. Et Morigan ne pu s'empêcher de fixer ses magnifiques yeux vides, un peu comme s'il y plongeait déjà corps et âme, même s'il fallait s'y noyer. C'était stupide, complètement, mais dès l'instant où elle avait mit un pied devant lui, il était prêt à se jeter dans la gueule du loup. La première fois, elle avait eu besoin de le torturer, non pas physiquement mais moralement. Elle avait menacé son frère Jake, et il avait cédé. Mais comment lui résister ? Les sensations qu'il avait éprouvé dans cette fichue cellule finirent par lui revenir, un peu comme une claque en pleine figure. Soudainement, il se remémora les frissons qu'il avait eu lors de leur premier contact. Non pas celui où elle avait fait subir à son corps la morsure d'une charge électrique, mais plutôt celui qui l'avait presque paralysé contre le mur humide et froid de sa prison. Puis il y avait eu leur rapprochement. Outre la combativité dont Morigan avait voulut faire preuve face à son ennemie, elle avait eu le pouvoir de faire battre son coeur à cent à l'heure, et pas pour une quelconque crainte. Et puis il y avait eu leur baiser, complètement inattendu mais agréable. Le goût de ses lèvres aussi, qui n'était pas finalement si désagréable que cela et même peut-être trop agréable d'ailleurs. Sans compter la face cachée et timide qu'elle lui avait montré lorsqu'il lui avait donné son souvenir, et sa fascination. Un peu comme une gamine qu'on avait muselé toute sa vie, l'une de celles à la carapace de fer mais au fond finalement si tendre ... Un instant, le coeur du fils de Léthé s'emballa. Ce n'était pas de l'amour. Non il ne l'aimait pas, et même au fond de lui il la haïssait. Elle était son ennemie, une Résistante, une tueuse. Mais ce qu'il ressentait pour elle était particuliers, une drôle de chose dont il n'avait pas encore mit le doigt dessus. Cela ressemblait à un mélange de pitié, de haine, et d'une sorte de passion mal choisie, comme inconfortable et désuète. Alors quoi, est-ce qu'elle était revenue pour cela ? Lorsqu'ils avaient fait plus ample connaissance, il avait bien comprit qu'il lui serait indispensable. Est-ce qu'elle venait reprendre sa possession ? Hors de question qu'elle le remette au fond d'une cellule, son séjour à la Résistance lui avait bien trop suffit.

  Sur son banc, Morigan se redressa un peu plus. Il avait une attitude quelconque avec une pointe de laissé-allé. Moralement, intérieurement, il était une larve, et son corps ne faisait l'apparence que d'un masque piètrement solide. Et elle, elle lui mettait un coup en plus au moral en arrivant comme si de rien n'était, avec cet air si sûre d'elle. Comme si elle n'était pas déjà si déstabilisante.
  Nonchalamment, la mâchoire serrée et le regard qui se voulait un tantinet haineux, le fils de Léthé se mit sur ses deux pieds face à celle qu'il nommait amèrement son ennemie.

"Pandore. Que me vaut l'immense honneur de ta visite ?"

  Pour peu la scène aurait dû comporter une bouteille de bière, histoire d'ajouter un peu d'amertume, goût désagréable que lui valaient ses propres paroles. Et il se maudit intérieurement, s'insultant encore d'être aussi faible qu'il pouvait l'être devant cette monstresse qui n'avait aucun remord pour lui prendre son âme et l'aspirer, telle une succube affamée. Et cet idiot ne pouvait pas lui résister. C'était un peu comme mourir à petit feu avec elle, perdre quelques petites parties de lui au fur et à mesure. Il ne voulait pas s'avouer vaincu, mais il avait perdu d'avance, et ce depuis bien longtemps.
  D'un pas, il se rapprocha un peu plus d'elle, manoeuvre dangereuse qui aurait pouvait lui coûter de subir l'une des décharges de Pandore. Et d'ailleurs, comment pouvait-elle le voir ? Même aveugle, elle avait toujours su où mettre les pieds. Son assurance était déstabilisante. Elle semblait si faible, si vulnérable avec ses yeux vides. On prenait bien souvent les personnes aveugles pour des êtres faibles qu'on finissait par ne pas se douter de la force qu'ils cachaient réellement. La Résistante, même en dehors de son Camp douillet, savait s'orienter comme si elle voyait. Morigan avait beau réfléchir, il ne voyait pas comment elle s'orientait.

Autour d'eux, les gamins continuaient toujours de courir, contrastant avec le duo. Les rires et les cris se mêlaient, remplissant quelque peu le silence entre les deux demi-dieux, moment que brisa le fils de l'Oubli :

"Alors dis moi, que puis-je faire pour toi ?."

☾ anesidora
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MessageSujet: Re: All that love ever does is break, burn and end [PANDIGAN] Mer 6 Déc - 21:40

I'll do whatever it takes


Il se redressa et elle sentit l'espace qui était entre eux se rétrécir. Cela n'était pas pour la déranger, un peu plus et elle faisait elle-même le dernier pas pour combler le vide de leurs corps. Elle se souvint, d'autant qu'elle le pouvait, des sensations de cette cellule froide, de sa proximité dangereuse avec le fils de Léthé, de sa main qui le plaquait sans ménagement contre le mur et de la chaleur de ses lèvres contre les siennes. Pandore retint sa respiration pour ne pas montrer son trouble alors que la voix de Morigan retentissait dans les ténèbres de son esprit :

" - Pandore. Que me vaut l'immense honneur de ta visite ?"

La demi-déesse laissa un rictus malsain étirer son visage. Il savait pertinemment pourquoi elle était venue le trouver, tous deux avaient bien pressenti ce jour-là dans les geôles, que ce n'était que le début de quelque chose qui les dépassait. C'était contre son gré que Pandore s'était enfin allée à traquer cet homme, car il détenait un pouvoir qui pouvait la faire rêver, et ce rêve c'était qu'il était possible pour elle de voir une partie du monde à travers lui. Comment accepter sa forme de dépendance à ce misérable allié qu'elle méprisait par dessus tout mais dont elle avait désespérément besoin ? Son coeur était en miettes, son âme en peine, et une simple vision, elle le pressentait, pouvait recoller une partie de son être et la faire se sentir vivante à nouveau. C'était dangereux pourtant. Il fallait manier avec douceur cette force instable et brisée, il fallait la comprendre et ne pas la brusquer, il fallait s'adapter à elle pour qu'elle le laisse approcher de sa blessure, qu'il ait le calme nécessaire pour la soigner face à ses accès de colère, et elle savait qu'il était en mesure de répondre à ses attentes : Morigan était l'homme qu'il lui fallait pour cette opération risquée où il pouvait tout perdre, même sa vie.

Le fils de Léthé fit un nouveau pas vers elle, une nouvelle fois elle retint sa respiration. Le monde autour d'elle disparut. Il n'y avait qu'eux, eux et cet espace, le silence tout autour, seuls le battement de leur coeur comptait, seule sa présence lui semblait indispensable. Pandore conserva une allure dominante, elle était là pour le faire se plier à sa volonté, il était hors de question qu'elle ne cède, qu'elle se plie à une forme de dépendance de son pouvoir, il ne devait en aucun cas traverser sa carapace, ni tenter de se faufiler jusqu'à elle pour en tirer profit, parce que l'huître se refermerait sur lui pour le garder prisonnier à jamais, et cela serait douloureux. Ce n'était pas une forme de confiance qu'elle comptait lui offrir, c'était à la fois bien moins, et bien plus. Il fallait le laisser approcher pour qu'il puisse la guérir, mais pas trop au risque de lui laisser l'opportunité de la détruire. Le jeu en valait-il la chandelle ? Pandore décida que Morigan la valait.

" - Alors dis moi, que puis-je faire pour toi ?"

Redondance du propos. Etait-il perturbé par la présence de sa tortionnaire ? Elle l'espéra fortement. Si elle lui faisait un tel effet, cela ne pouvait qu'être le témoin d'une forme de soumission, de perturbation de se retrouver en sa présence, et cela lui plaisait. Après tout elle ne cherchait rien d'autre qu'à lui faire perdre pied, elle voulait l'emmener là où personne ne l'avait jamais fait, aux tréfonds de son être, plus loin qu'il ne pouvait l'imaginer, afin de découvrir les bas fonds de son âme et les plus sombres secrets de ses souvenirs. Ils étaient tout proches l'un de l'autre, il avait parlé à nouveau de sa voix qui se voulait froide mais ne pouvait s'empêcher d'être attirante, et Pandore se dit qu'il n'aimait pas le silence entre eux, qu'il le perturbait, le déstabilisait, et elle aimait qu'il lui montre cette faille, dans laquelle elle comptait bien s'engouffrer toute entière. Sans quitter son sourire faux, Pandore passa une main sur la joue de Morigan alors qu'un frisson la parcourait toute entière.

" - Morigan, chéri, tu sais très bien pourquoi je suis là. Marche avec moi."

A ces mots elle se retourna pour s'éloigner un peu, et son choucas la prévint qu'il était toujours immobile à la regarder. La demi-déesse rit intérieurement, forcément qu'il la regardait, elle se savait désirable, surtout habillée avec un pantalon qui suivait parfaitement ses formes, mais bientôt Morigan était arrivé à sa hauteur, avant même qu'elle n'ait eu le temps de se retourner pour répéter son injonction. East s'envola du banc sur lequel il s'était posé reprendre son vol de reconnaissance au dessus d'eux. La jeune femme glissa son bras à celui de Morigan, par pur désir de le faire, mais avec l'excuse qu'elle ne pouvait pas voir où elle allait. Elle marchait lentement, se délectant du soleil d'hiver sur sa peau et de la présence captive, une nouvelle fois, du demi-dieu à ses côtés. Elle n'erra pourtant pas dans ce parc où les multiples regards pouvaient se porter sur eux et où chaque feuille pouvait avoir des oreilles, et se dirigea vers une des nombreuses sorties.

" - Ne t'en fais trésor, pas ce n'est plus très loin."

Elle sentait que Morigan s'était dans un premier temps raidit à son contact. Que craignait-il ? Une forme de torture ? Elle allait lui en appliquer une, mais elle préférait la torture mentale pour un esprit comme le sien, c'était bien plus jouissif de se dire qu'elle pouvait totalement le déposséder de lui-même, et bien plus intéressant de sentir la chaleur de sa peau et son souffle court, que d'entendre ses cris de douleur et de sentir l'odeur du sang emplir ses narines. Ils franchirent le hall d'entrée de l'immeuble dans lequel vivait et Pandore, tout naturellement, offrit un sourire au guichetier après avoir fait quatre pas après la porte qu'il venait de leur ouvrir. Elle en fit encore une dizaine et entra dans l'ascenseur qui se referma sur eux. Ils sortirent finalement entrèrent dans l'appartement de Pandore. Dès l'instant où il furent seuls son expression changea du tout au tout, elle perdit son sourire angélique et son attitude décontractée, tout son corps se raidit et elle lâcha son bras. Elle le plaqua contre la porte d'entrée avec violence, son bras sur le cou :

" - Je te préviens, pas de bêtise sinon tu vas souffrir."

Le contact l'avait légèrement perturbée mais son coeur était empli d'une telle tristesse muée en colère que rien ne pouvait la faire dévier de son but. Morigan devait lui faire revivre son moment de bonheur, lui en donner plus, parce qu'elle voulait beaucoup plus et ne se satisferait pas de quelque chose de futile, elle voulait du beau, quelque chose qui lui fasse ressentir à quel point la vie était merveilleuse et ne pouvait avoir de prix. Elle se calma finalement et se recula d'un mètre, n'osant pas encore proposer quoi que ce soit à boire à Morigan.
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MessageSujet: Re: All that love ever does is break, burn and end [PANDIGAN] Mer 7 Mar - 9:55

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" - Morigan, chéri, tu sais très bien pourquoi je suis là. Marche avec moi."

Evidemment qu’il le savait, évidemment … Mais il avait besoin d’une confirmation, tel un enfant perdu. Il eu un air de dégout, lorsque la main de Pandore avait touché sa joue, un dégout d’autant plus décuplé qu’il senti en lui l’envie d’en avoir plus. La fille de Zeus tourna les talons sous le regard ébahi de son prisonnier qu’une sorte de chaîne invisible retenait. Les yeux clairs de l’Irlandais s’attardèrent une dernière fois sur elle avant qu’il ne décide à la rejoindre à grand pas. Il marcha à sa hauteur, se laissant totalement faire lorsqu’elle lui prit le bras. Etait-ce une façon de lui rappeler à qui il appartenait ? Ou alors encore l’une de ces autres façades qu’elle aimait arborer. Morigan n’avait côtoyé Pandore que quelques temps à la Résistance, mais il était sûr qu’elle n’était pas souvent si … familière ou encore amicale. Pourtant tous ceux qu’ils croisaient semblait croire qu’ils formaient une sorte de drôle de couple, Morigan étant certainement pour eux le bon garçon qui soutenait son amie accablée par une cécité. Quelle ironie que ce soit en fait elle qui mène la danse et lui qui dépende complètement d’elle.

" - Ne t'en fais trésor, pas ce n'est plus très loin."

Oui voilà, il était un chien, un pauvre clébard, un peu comme ceux des vieilles dames, ceux à poils longs où l’on attache les poils au-dessus de la tête par un vulgaire élastique rose bonbon et que l’on traîne par la laisse parce qu’il ne veut pas avancer. Un pauvre clébard. Même qu’il avait un nom, ou même un surnom son trésor. Mais Morigan resta passif, emmené devant un immeuble avec pas mal de charme. La surprise le prit quand la Résistante entra tout sourire et sans sourciller dans l’endroit. Jamais, ô jamais il ne l’aurait imaginé vivre là-dedans. A vrai dire, il n’avait pas vraiment osé imaginer quelque chose, et voir l’homme à l’entrée lui sourire sincèrement lui donnait froid dans le dos. Sans doute ignorait-il qui Pandore était réellement. Morigan lui adressa un léger sourire forcé, par une politesse certaine et il pria silencieusement pour que l’homme ne subisse pas un jour les changements d’humeur de la fille de Zeus. Et bientôt le drôle de duo arriva dans l’appartement de la Résistante, laquelle changea subitement de comportement à la façon de leur première rencontre lorsqu’elle avait quitté sa geôle. Pandore avait sur son visage plusieurs masques, et la façon dont elle pouvait en changer si rapidement donnait au fils de l’Oubli de désagréable sensation d’un frisson lui parcourant l’échine. Puis, de sa froideur habituelle, elle reprit avant de le plaquer sans ménagement contre le mur :

" - Je te préviens, pas de bêtise sinon tu vas souffrir."

Souffrir. Depuis quand souffrir était en option avec elle ? Depuis qu’il avait quitté les terribles geôles de la Résistance et leur odeur putride, à chaque fois que ses paupières se fermaient il ne pouvait s’empêcher d’y replonger à corps perdu. Il était devenu hanté. Hanté par ce qu’il avait subi, hanté par ces yeux vides et ce masque de méchanceté de Pandore. Mais la chose était plus fort que tout, outre la peur viscérale qui l’accompagnait la Résistante était constamment à ses côtés tout en étant absente. Il était dépendant, complètement dépendant, tout comme elle (et il le savait pertinemment) ne pouvait se passer de lui, de ses services, et rien que cela prolongeait la torture qu’il avait subi. Là-bas, il avait senti chaque petite partie de son cœur mourir sous les supplices moraux et les regards sadiques, la présence de la jeune femme le ramenait dans ce fichu endroit. Peu importe donc ce qu’elle comptait lui faire subir.

La violence du choc de son dos contre le mur ne le fit pas réagir, ni la furie de Pandore qui l’avait conduite à rapprocher leurs corps d’une façon désagréable, le bras du rejeton de Zeus s’écrasant sur sa gorge. Morigan resta impassible. Mâchoire serrée, ses yeux clairs ne purent s’empêcher de fixer ceux vides de sa geôlière et cette expression qui ne lui allait pas, ce mélange d’émotions négatives qu’elle avait précédemment caché comme elle savait si bien le faire par ce sourire angélique qui lui allait pourtant parfaitement bien. A cet instant, le fils de Léthé ne put s’empêcher de se demander ce qui avait pu la conduire à arborer une telle expression. Etait-elle autant brisée que cela ? L’âme en mille morceaux, injustement trucidée par quelque chose, à moins que ce ne soit plutôt quelqu’un … ? Il ne put s’empêcher d’éprouver une pitié profonde pour elle, comme lors de leur première rencontre, persuadé qu’une certaine innocence se cachait derrière ses traits durs et sévères.
Soudainement, Pandore se détourna, s’éloignant de quelques pas, comme regrettant cet acte, cette violence qu’elle avait fait subir à Morigan alors qu’il n’avait pas levé le petit doigt. Et le demi-dieu resta là, à fixer sa fine silhouette qui s’éloignait douloureusement de lui tout en passant d’une main distraite son pauvre cou temporairement meurtri. Stupidement, il ne pu s’empêcher également de penser à ce qu’elle (ou même lui) aurait pu être s’il n’y avait pas eu tout cela, toute cette guerre stupide, cette prise de pouvoir déguisée en révolution contre les divines puissances, cette désolation et ces morts. Mais qu’importe, dans le contexte actuel, dans cet instant présent, tout avait l’air de s’effacer autour d’eux, tous ces gros ou petits tracas.
Morigan s’attendit à recevoir un ordre de Pandore, peu importe sa nature, ou même qu’elle revienne à la charge comme précédemment. Mais rien. Pas une parole, pas même un léger bruit, une humeur qui se serait laissée un tantinet entrevoir. Ce silence le fit sortir de son immobilité. Le fils de Léthé délia les liens invisibles qui le maintenaient dos au mur, et avança de quelques pas, découvrant l’appartement de Pandore. L’endroit était tout simplement magnifique, et jamais l’irlandais n’aurait pensé qu’elle vivait dans une telle chose. Il avait tout au contraire, imaginé le cliché de cette personne aveugle, louant un endroit quelque peu piteux - malgré la façade rayonnante - aux murs humides et au mobilier dépareillé dont la large couche de poussière pouvait à peine tenir sur un doigt. Morigan pouffa intérieurement. Il avait complètement tout faux. L’appartement était tout simplement somptueux, luxueux comme l’homme n’en n’avait jamais vu, bien que son horizon de découvertes ne soit pas très étendu. Il avait toujours connu la modestie, voire la pauvreté lors de ses nombreux jours dans la rue. Il s’était toujours contenté de peu, n’avait jamais côtoyé les « grands » sinon que à travers des ordres, eux même délivrés pas des intermédiaires. Et soudainement, le fils de Léthé se retrouvait plongé dans un luxe qui ne lui ressemblait pas et qu’il d’avait jamais soupçonné chez la fille de Zeus. Son regard se détacha un peu plus de sa geôlière s’attardant sur quelques petits détails. L’endroit portait des couleurs simples et sobres, et outre cela, il était vaste, beaucoup trop pour une seule et même personne. Voir Pandore dans un tel appartement était étrange, Morgian avait l’impression que la jeune femme n’était pas à sa place, elle jurait avec le décor.

Son attention se détourna de tous ces petits détails pour revenir sur la Résistante qui semblait elle-même s’être détachée de lui. Il était un prisonnier libre, en quelque sorte. Il était sa chose, son jouet, son animal de compagnie. Il devait répondre à son désir de voir, désir qu’il avait lui-même créé lors de la Bataille de la Colonie. Il s’était séparé de l’un de ces souvenirs douloureux, l’un de ceux de son père complètement saoul. En ce faisant, il avait espéré gagner du temps en la désorientant. Bien-sûr l’effet n’était que temporaire mais il était suffisant. Et même si ça n’avait pas été agréable, même si il avait fait cela pour se débarrasser d’elle, toute cette histoire avait eu l’effet inverse. Oui, il avait pactisé avec le diable pour tenir vivant son frère qui avait été vulgairement tué et maintenant il en restait prisonnier.

En quelques pas, Morigan se rapprocha de Pandore, sachant pertinemment son rôle ici. La dernière fois, elle l’avait embrassé afin d’établir un contact, drôle d’action qui se baladait encore aujourd’hui dans les songes du fils de Léthé, torture ironique. Pourtant, il avait une furieuse envie de recommencer, même si ce geste vaudrait à son corps d’être parcouru par une lourde dose d’électricité. Cela aussi, il y avait goûté, et il n’avait franchement pas apprécié. Pourtant, il était prêt à courir le risque, sachant évidemment qu’elle ne le tuerait pas, du moins pas tout de suite … elle avait bien trop besoin de lui. Morigan se surprit à détailler les fins traits de son visage, passant outre ses yeux vides, sa mine détachée. Qui sait ce qu’elle était en train de se dire au fond d’elle ? Quand on affirmait que les yeux étaient les fenêtres de l’âme, ceux de Pandore ne formaient qu’un mur froid et épais.
Lentement, Morigan s’approcha un peu plus d’elle, presque collé. Leur proximité ne faisait qu’augmenter la tension, et sur chaque petite parcelle de la peau de Pandore, il pouvait parfaitement sentir l’électricité qui la parcourait et qui, étrangement, ne faisait que l’appeler. Il voulait parcourir de ses doigts cette peau qu’il n’avait encore jamais osé toucher, qu’importe la douleur qu’il en aurait résulté. Tout cela était fou, totalement stupide et injustifié, mais c’était plus fort que lui, un peu comme s’il voulait se glisser dans une bulle et ne jamais en ressortir, avec elle. Ce n’était pas de l’amour, bien loin de là. Aucune amitié n’était née entre les deux demi-dieux, aucun lien quelque peu positif. Il la détestait, il la haïssait de lui faire subir cette torture, cette dépendance qu’il avait développée envers elle et qui ne faisait que revenir encore et encore … et pourtant il n’avait rien fait pour mériter pareil sentiment. Il avait toujours été bon, serviable, courtois … il avait toujours été ces points positifs que la société louait pour une déesse sans personnalité, et pourtant tout à chaque fois lui retombait dessus. Au final, quand il faisait les comptes dans sa vie, il n’avait jamais été vraiment gagnant, alors pourquoi pas ? Pourquoi ne pas tenter, prendre les risques même s’il devait se brûler les ailes ? Alors Morigan prit une décision qu’il se jura de ne jamais regretter, bien qu’elle puisse paraître complètement stupide. Il abandonna son air contemplatif qu’il avait devant la mine fermée de la fille de Zeus et posa soudainement ses lèvres contre les siennes. Il attendit quelques instants, sentant comme un froid s’installer, un moment de surprise certainement. Puis les muscles des épaules du fils de Léthé se détendirent, se rendant compte qu’aucune décharge électrique ne résultait de son action impulsive. Instinctivement, mais aussi par une envie certaine, il brisa toute timidité dans son baiser et laissa place à une toute autre vision.


Cette fois-ci, il était avec elle, présent dans son propre esprit comme un écho, un fantôme du passé. Il n’était pas n’importe quelle version de lui-même, par le Morigan que tout le monde connaissait, pas cet homme à la démarche carré, au bras handicapé. Il avait l’apparence de ses jours de jeune adulte, en accord avec la période dans laquelle il était à l’époque. Simplement, le demi-dieu avait opté pour l’habit militaire, qui bizarrement représentait la partie de sa vie qui l’avait le plus torturé mais pendant laquelle il s’était senti le plus vivant. Il fixa un instant Pandore à ses côtés, la laissant découvrir l’environnement qui l’entourait. Elle pouvait voir, comme la fois précédente, mais pour le coup il était avec elle. Morigan partageait littéralement son souvenir, elle ne pouvait pas y avoir accès par la suite. Tout cela n’était que temporaire.
Autour d’eux se trouvait une grande pièce. Elle était familière et chaleureuse, le genre d’endroit où il fait bon vivre et où l’on a envie de se lover dans un plaid avec un thé chaud entre les mains. La pièce était entourée de livres en tous genre, principalement scientifiques mais d’autres étaient des livres pour enfants. Le meuble qui les soutenait vaillamment était ancien et le verni qui y avait était posé il y a de cela des années, s’était effacé et le laissait nu comme un ver de terre. Toute la pièce était propre, rangée. Les canapés étaient recouverts de plaids bordeaux aux motifs d’un style écossais (le comble des choses alors que l’endroit se trouvait en Irlande), et malgré l’accueil confortable qu’ils offraient, les deux personnes présentes étaient assises au sol. La première était une femme, frêle et pâle. Ses longs cheveux bruns tombaient mollement sur ses épaules, formant des boucles négligées et elle tenait entre ses mains un livre imagé et complètement à l’envers, comme à son habitude. Un jeune enfant, d’à peu près deux ans, était confortablement installé auprès d’elle, partageant une étreinte maternelle. Ses yeux verts clairs étaient grands ouverts, enregistrant toutes les informations - même les plus farfelues – qui se trouvaient à sa portée. Ses mains potelées couraient sur les images et trifouillaient les pages en les cornant par moments.




L’image s’arrêta brutalement, un peu comme une chute de plusieurs étages. Soudaine et déstabilisante.
Morigan retira ses mains qui encadraient le visage de Pandore, dernier contact qui les liait l’un à l’autre. Il recula d’un pas, conscient que le goût du baiser qu’ils avaient partagé ne quittait pas ses lèvres et qu’une saveur amère s’y mélangeait : le dégoût d’avoir rompu ce moment trop tôt. Le fils de Léthé cligna plusieurs fois des yeux pour s’habituer à la lumière du jour à qui il avait échappé durant cette vision. Evidemment le bambin, c’était lui, et la femme était sa mère. La normalité des choses voulait qu’un enfant de cet âge ne se souvienne pas de cela, mais le monde tel qu’il était actuellement était loin d’être normal. D’autant plus que Morigan était le fils de la déesse qui personnifiait le fleuve de l’Oubli aux Enfers, celui dans lequel les morts abandonnaient les souvenirs de leur vie antérieure. En somme, l’irlandais était comme une prolongation de la déesse, de ce fleuve, à sa façon et sa mémoire était profonde et quasiment infinie. Rien d’anormal donc, à ce qu’il remonte si loin dans le passé. Parcourir les souvenirs des autres pouvait néanmoins être bien plus compliqué, et s’il avait pu, le demi-dieu aurait aimé connaître ce qu’il s’était passé pour Pandore devienne ainsi.

Morigan resta planté ainsi, devant Pandore. Il n’y avait eu aucune douleur, aucune dose d’électricité, mais son cœur battait si fort qu’il aurait pu sortir de sa poitrine. Néanmoins, il resta complètement froid. Sur le même ton, la même humeur, il lui dit :


« On arrête là où tu en veux encore ?? »


La question ne désignait pas seulement le souvenir qu’ils venaient de partager. L’irlandais avait tout arrêté à un moment clé, et il espérait avidement que Pandore voulait aller plus loin.



☾ anesidora



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All that love ever does is break, burn and end [PANDIGAN]

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