We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth]
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MessageSujet: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth] Mar 27 Fév - 17:53

We've got to fight. If we don't, who will ?

feat. Pégase & Elizabeth



1941 - front d'Europe de l'Est

"Ecoutez, je me suis engagée pour servir mon pays, les peuples libres et combattre les Nazis. Vous avez besoin d'hommes, je suis entraînée et volontaire alors c'est quoi le problème ?"
"Vous êtes une femme."

Je manque de lui retourner une gifle monumentale. Au lieu de cela, je tourne les talons, furieuse. Cela fait plus d'un an que je me suis engagée dans cette Guerre. La Seconde Guerre mondiale comme on la nommera plus tard. D'abord en tant qu'infirmière, les services secrets anglais ont ensuite décidé de recruter de nouveaux atouts. Comprenez : des femmes. Il faut dire que nous manquons cruellement d'hommes, surtout sur le front est. Toutes les forces sont concentrées à l'ouest pour défendre l'Angleterre et les Etats-Unis et tenter de sauver la France.

Alors je me suis engagée dans cette mission bien plus périlleuse. Le hic ? Tous nos supérieurs ne sont pas prêts à voir des femmes monter au combat. Il faut dire que du haut de mes 19 ans, je n'en impose pas vraiment. Mais j'ai la hargne et la plupart des combattants sont blessés. Tant pis pour les ordres.

Je passe à l'armurerie de fortune et prend quelques armes sous le regard médusé d'autres soldats. Je monte ensuite à l'arrière du 4x4 censé nous emmener plus près du front. Au loin, on entend les tirs, les bombes, les avions. Si la guerre de 14-18 était une guerre d'attente dans les tranchées, celle-ci avance vite. Trop vite.

Je m'assieds à côté des quatre hommes de l'unité choisis pour cette mission. Sans un sourire, je tape contre la cabine du chauffeur pour lui faire signe de démarrer. Le moteur vrombit et le 4x4 s'élance. Je vois l'officier supérieur sortir de sa tente et me faire de grands signes de mécontentement, m'appelant à revenir tout de suite en arrière. Un petit sourire de satisfaction s'étale sur mon visage. Il n'a qu'à faire un rapport, je ne fais que suivre les ordres qui m'ont été envoyés et ce n'est pas lui qui me les donne.

Je fais craquer ma nuque et m'installe un peu plus confortablement pour supporter les mouvements de la voiture sur la route chaotique. Je retire mon casque, sachant pertinemment que je n'en aurais pas besoin avant d'arriver sur les lignes avancées. Je regarde mes quatre compagnons et leur lance en tentant de ne pas sourire trop franchement :

"Je suis Beth. British Army."


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C’était ces histoires qui signifiaient tellement même lorsqu’on était trop petit pour comprendre + Mais je crois, que je comprends. Les personnages de ces histoires avaient 36 occasions de se retourner, mais ils ne le faisaient pas parce qu’ils avaient foi en quelque chose... Il y a du bon en ce monde. Il faut se battre pour cela.



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MessageSujet: Re: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth] Mar 27 Fév - 21:47


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1941. Front de l'Est. Le pire front que Pégase aurait à connaître de sa longue vie, mais ça, il était loin de le savoir. Il s'était engagé pour servir le monde libre - tel que le présentaient les autorités américaines et britanniques - et il avait bien l'intention de se battre jusqu'au bout. Et ce, même si le froid commençait à se faire ressentir, même pour lui.

Installé dans un 4x4 de façon peu confortable, portant une barbe de trois jours qui le rendait méconnaissable, il attend sagement de pouvoir partir avec trois de ses camarades, regardant les blessés qui se suivaient tels des fourmis pour rejoindre l'infirmerie. Plus qu'à espérer que lui-même et ses compagnons d'infortune n'aient pas à revenir dans le même état, vu la mission qui les attendait...

C'est là qu'il la voit. La seule femme du camp qui semblait être capable de dire aux supérieurs d'aller se faire voir et de monter à bord d'un 4x4, armée avec ce qu'elle pouvait trouver, alors que la place des femmes était cantonnée d'ordinaire à l'infirmerie et la cuisine... M'enfin, c'était une question de point de vue, pour Pégase quiconque pouvait se rendre utile, et ce quel que soit son genre. Toujours est-il que la demoiselle, qui semble aussi têtue qu'une mule, grimpe au fond du 4x4 et tape sur la vitre du conducteur pour lui faire signe de démarrer, pile quand un officier supérieur sortait d'une tente et lui faisait signe de revenir avec mécontentement alors que le véhicule se mettait en branle.

La demoiselle, après s'être installée le plus confortablement possible dans le 4x4, leur lance avec un léger sourire en voyant leur air médusé :

Je suis Beth. British Army.

Patrick, US Army, répond Pégase en souriant. Eux, c'est Mick, Harry et Peter, continue-t-il en désignant ses compagnons d'armes. Bienvenue dans cette mission suicide, je suppose. Tutoiement ou vouvoiement ?

Il sort une bouteille de la poche sur sa poitrine et la tend à Beth avec un sourire avant de reprendre :

Promis, c'est plutôt bon, et pas de l'alcool. Je ne supporte pas ça.

C'est là qu'il se rend compte qu'il lui a passé sa bouteille de nectar... Oups. Plus qu'à espérer qu'elle ne se rende compte de rien et qu'elle n'en abuse pas si elle n'est pas de son monde.



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MessageSujet: Re: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth] Mer 28 Fév - 14:52

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L'un des quatre gars, la barbe de trois jours, un sourire affable, me réplique aussitôt :

"Patrick, US Army. Eux, c'est Mick, Harry et Peter. Bienvenue dans cette mission suicide, je suppose. Tutoiement ou vouvoiement ?"

Je saluais d'un petit signe de tête les soldats qu'il me présentait au fur et à mesure. Tous me retournèrent la politesse, paraissant plus impressionnés par mon refus de me soumettre aux ordres que par le fait que je sois une fille. C'était déjà ça de gagné : avec un peu de chance, je n'étais pas tombée sur un groupe de gros machos.

"Le tutoiement ça ira très bien. Ravie de vous rencontrer tous les quatre."

Le dénommé Patrick m'adressa un nouveau sourire, sortit une flasque de sa veste et me la tendit, comme pour sceller notre destin commun. Il y a trois ou quatre ans, je l'aurais regardé comme s'il était totalement fou. A part mes frères, personne n'osait jamais me faire boire et même eux évitaient. Après tout, je suis une demoiselle... Mais à la guerre, on apprenait vite à tenir l'alcool. Surtout sur le front de l'Est où il fait si froid.

"Promis, c'est plutôt bon, et pas de l'alcool. Je ne supporte pas ça."

J'attrapais la flasque avec une petite moue déçue. Je n'aurais rien eu contre un peu de whisky. Mais ça faisait sens. Un homme ne donne pas d'alcool à une femme. Même pendant une guerre. Ce n'était pourtant pas le moment de faire la fine bouche. Mieux valait avoir mes coéquipiers de mon côté que contre moi si je voulais survivre et mener à bien la mission.

Je dévissais le bouchon et avalais une grande gorgée du liquide. Aussitôt, je sentis ma gorge se réchauffer et tout mon être se détendre. En même temps, j'avais l'impression d'avoir un regain d'énergie incroyable. Je ne savais pas ce que c'était mais c'était incroyablement bon et revigorant ! Je repris une longue gorgée avant de la redonner à mon camarade.

"Je t'avoue que c'est bien meilleur que le whisky ! Génial ton truc, je ne savais pas que les Américains s'y connaissaient dans un quelconque domaine."

Je laissais échapper un petit rire taquin, espérant que mes coéquipiers ne prendraient pas la mouche en entendant ma remarque. La guerre anglo-américaine ne datait pas d'hier mais nos relations étaient bien meilleures. Surtout pendant la guerre. Après tout, nous étions des sortes de cousins. Ils étaient peut-être un peu bourrus mais on était comme une grande famille.

J'adressais un clin d'oeil à Patrick.

"En tous cas, si un jour tu en trouves, pense à m'en prendre une bouteille."


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MessageSujet: Re: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth] Mer 28 Fév - 18:21


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Elle opte pour le tutoiement. Parfait, Pégase déteste le vouvoiement lui aussi. Mais il ne peut s'empêcher de serrer les dents en la voyant boire une grande gorgée de nectar, priant les dieux de lui pardonner sa bêtise et de faire en sorte qu'elle ne se consume pas sur place. Heureusement pour lui, elle ne se transforme pas en torche humaine et reprend une deuxième gorgée avant de rendre la bouteille en déclarant :

Je t'avoue que c'est bien meilleur que le whisky ! Génial ton truc, je ne savais pas que les Américains s'y connaissaient dans un quelconque domaine.

Pégase sourit avec amusement : et drôle, avec ça. Décidément, cette demoiselle était pleine de ressources. Après, si lui ne se sentait pas visé - n'étant pas Américain, vous l'aurez compris - les trois autres ne semblent pas le prendre mal et sourient eux aussi. Pégase reporte son attention sur la demoiselle qui lui lance :

En tous cas, si un jour tu en trouves, pense à m'en prendre une bouteille.

Je garantis rien mais j'peux essayer, répond-il en remettant sa bouteille à sa place avant de s'accrocher comme il pouvait pour ne pas être trop malmené par le 4x4 qui les secoue comme des pruniers. Ils restent silencieux tout le temps du trajet, Pégase regardant de temps en temps derrière eux au fur et à mesure qu'ils s'avançaient vers la gueule du loup. Et comme il fallait bien essayer de ne pas trop penser à la boucherie qui pouvait les attendre, il se tourne vers Beth et lui demande :

Au fait, tu faisais quoi avant de venir te lancer dans cette aventure ? Et ça vaut pour vous aussi, les gars, reprend-il en se tournant vers ses compagnons d'infortune. Tiens, puisque je lance l'idée : je fais dans le divertissement et le spectacle, ça aide l'arrière à tenir pendant que nous on va au charbon...

Le 4x4 donne un coup sec qui fait presque bondir ses occupants, Pégase se cognant au plafond ; heureusement qu'il avait son casque... Mais il allait sérieusement falloir réviser ce foutu véhicule, les mortels allaient se rompre le cou les prochaines fois.



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MessageSujet: Re: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth] Jeu 1 Mar - 12:19

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"Je garantis rien mais j'peux essayer."

Il reprit la flasque et tenta tant bien que mal de s'appuyer, de s'accrocher, pour ne pas être trop balancé. Je me plaquais contre le dossier de fortune qu'était la tôle du 4x4, appuyais ma tête et fermais les yeux pour me détendre. Plus personne ne faisait un bruit. C'était calme. En tous cas, si on omettait le fracas de la voiture et les bruits de guerre au loin.

Plus si loin que ça remarque, à mesure qu'on roulait, la tempête se rapprochait. Les cris, les bombardements, le bruit des armes. C'était devenu presque permanent. Même sur les lignes arrières où j'opérais en tant qu'infirmière lors de mes premiers mois sur le front, c'était devenu notre quotidien. Nous étions bombardés aussi. Il n'y avait pas de raison qu'on laisse les blessés en paix. C'était entre autre pour ça que je m'étais engagée pour plus. Je n'avais pas envie d'être une cible innocente et sans défense.

Maintenant, j'étais une cible. Mais une cible qui pouvait devenir le chasseur. Et si j'avais été recrutée dans l'équipe, c'était entre autres pour mes talents au tir mais aussi pour mes capacités médicales. J'avais beaucoup appris à mon poste d'infirmière et j'avais très vite pris le coup de main. Il y avait toujours besoin d'un infirmier dans un groupe d'intervention. J'étais le leur, même s'ils ne le savaient pas encore.

Je me laissais aller, préférant ne pas contrer les chaos de la route. J'avais appris au fil de mes affectations que plus on résistait, plus on avait mal. Est-ce que c'était pareil en opération ? Face à l'ennemi ? Je n'aurais su le dire. C'était ma première vraie mission au front. Je tentais de prendre un air dégagé mais dans le fond, je n'étais pas extrêmement rassurée. Le silence n'aidait pas.

Heureusement, Patrick reprit la parole :

"Au fait, tu faisais quoi avant de venir te lancer dans cette aventure ? Et ça vaut pour vous aussi, les gars. Tiens, puisque je lance l'idée : je fais dans le divertissement et le spectacle, ça aide l'arrière à tenir pendant que nous on va au charbon..."

J'éclatais de rire. C'était peu commun. Comment s'était-il retrouvé sur cette mission ? Ils n'avaient engagés que des petits nouveaux ou quoi ? Ils nous envoyaient à l'abattoir sans nous le dire ? Harry et Peter lui répondirent qu'avant, ils étaient sur le même genre de mission et encore avant ça, qu'ils étaient soldats. Je me détendis un peu. On avait au moins deux gars qui savaient ce qu'ils faisaient.

La voiture nous secoua d'un seul coup, violemment. Je vis Patrick se cogner la tête contre le toit alors que je manquais de finir par terre. Je serrais les dents et me replaçais, ne montrant pas que ce coup-là avait quand même fait un peu mal. Pas question de passer pour la chochotte de l'équipe.

Pour me changer les idées, je répondis d'un ton nonchalant, comme si je n'en étais absolument pas à mon coup d'essai :

"Je me suis engagée en tant qu'infirmière. Mais je suis bien trop bonne tireuse pour me laisser là-bas."

J'éclatais de nouveau de rire, essayant de détendre l'atmosphère.

Peine perdue. Le 4x4 avait ralenti. Nous étions tout proches. Bientôt, nous serions arrivés en première ligne. Et la mission commencerait.


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MessageSujet: Re: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth] Jeu 1 Mar - 14:24


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Harry et Peter avaient déjà un passif comme soldats et sur ce genre de mission, ce qui rassure Pégase : au moins deux, sur les cinq, qui avaient un peu d'expérience, même s'ils n'avaient pas de galons particuliers. Il pourrait toujours s'appuyer sur eux pour apprendre et servir le pays qui l'a accueilli voilà des années.

Après avoir été secoués comme des pruniers, Beth, qui avait un peu glissé, se replace et répond d'un air nonchalant :

Je me suis engagée en tant qu'infirmière. Mais je suis bien trop bonne tireuse pour me laisser là-bas.

Une infirmière tireuse... Décidément cette époque était des plus surprenantes pour Pégase, pour qui elles se ressemblaient toutes jusqu'à maintenant. C'était peut-être à un tournant de l'histoire de l'humanité qu'ils se trouvaient, songe Pégase alors que le 4x4 ralentissait. Glups.

Ils approchent donc de leur objectif. La première ligne. En bon bleu, Pégase n'avait mais genre aucune espèce d'idée de ce qu'il fallait faire, et il lance un regard un peu inquiet à Beth et leurs compagnons d'infortune, l'air de dire "et maintenant on fait quoi ?", juste avant que Harry ne se penche et ne lance :

Bon, on va pas y aller par quatre chemins. Il faut mettre le boxon dans leur défense, histoire qu'on ait le temps de leur donner la rouste de leur vie dans deux jours. Peter, Mick et moi, on va à gauche, Pat et... Beth, vous irez à droite. Il y a des générateurs des deux côtés, ainsi que des trucs de défense, il va falloir griller tout ça.

Pégase lance un regard à Beth, en mode "j'espère que tu sais tirer des trucs pour détruire des générateurs", sachant que lui avait une petite idée de comment faire. Peut-être que Zeus ne lui en voudrait pas trop s'il utilisait son pouvoir de porteur d'éclairs, ce serait pour la bonne cause...



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MessageSujet: Re: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth] Lun 5 Mar - 17:52

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Le 4x4 se stoppa net. Pas d'erreur : vu le bruit, l'agitation et l'odeur de mort qui régnait, nous étions arrivés à destination. Je regardais mes quatre compagnons. Ils n'avaient pas franchement l'air rassuré, surtout Patrick qui semblait en être à sa première fois, tout comme moi. Je pris un air déterminé pour tenter de convaincre les autres que je ne regrettais pas, même un peu, de m'être engagée là-dedans. Henry se pencha vers nous pour nous parler sans que le bruit des batailles couvre sa voix :

"Bon, on va pas y aller par quatre chemins. Il faut mettre le boxon dans leur défense, histoire qu'on ait le temps de leur donner la rouste de leur vie dans deux jours. Peter, Mick et moi, on va à gauche, Pat et... Beth, vous irez à droite. Il y a des générateurs des deux côtés, ainsi que des trucs de défense, il va falloir griller tout ça."

Je hochais la tête en signe d'approbation, lui faisant comprendre que j'avais saisi l'ordre de mission. Un à un, nous sortirent d'un bond du 4x4 qui fit demi-tour. Pas de plan d'extraction. Si on revenait, on devrait le faire à pieds. On ne pouvait pas se permettre de perdre un véhicule et encore moins de le laisser en stand-by à nous attendre alors que nous ne reviendrions peut-être pas.

Mais cette mission était une mission tactique. Nous n'y allions pas pour faire le plus de morts possibles ou pour remporter la bataille. Non. Sinon mes ordres m'auraient envoyés ailleurs. Nous étions là pour foutre la pagaille, faire un maximum de dégâts et ainsi, les soldats pourraient l'emporter.

Je fis un petit signe d'au revoir à nos trois compagnons après que nous ayons décidé d'un point et d'une heure de rendez-vous. Nous avions deux petites heures pour mener à bien la mission. Au bout de ce laps de temps, les Allemands nous repèreraient et nous ne pourrions pas finir. Ni partir.

J'ajustais mon casque, attrapais mes armes - un fusil et deux revolvers avec des munitions - et fis signe à Patrick de me suivre, partant vers le sud tandis que les autres allaient vers le nord. Marchant rapidement, en faisant le moins de bruit possible, nous nous approchâmes du premier générateur. Il ne semblait y avoir personne autour. Il était trop loin des lignes et des positions stratégiques.

Je regardais Patrick.

"Soit on traficote les fils, soit on le fait péter. J'opterais pour la première solution. Plus discret. Sinon, les autres vont rappliquer..."

J'attendis son approbation et m'approchais pas à pas du générateur, les sens aux aguets. J'espérais que Patrick pourrait me couvrir au cas où l'ennemi se cache et nous attaque par surprise. J'ouvris la grille du générateur avec mon couteau de poche avant de sectionner tous les fils, mettant ainsi normalement hors d'état de marche l'engin.

Je fis ensuite signe à Patrick de continuer à avancer.


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MessageSujet: Re: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth] Lun 5 Mar - 20:53


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Le quintet s'accorde sur un lieu et un horaire de rendez-vous : en tout, ils ont deux heures devant eux pour faire le maximum de dégâts. Bien bien bien. Pégase se prépare donc en ramassant son barda alors que le 4x4 s'éloigne ; s'ils y arrivaient, il leur faudrait rentrer à pied. Ma foi...

Beth lui fait signe de le suivre et ils se dirigent tous les deux vers le sud, approchant du premier générateur qui se trouve être sans protecteurs. Trop loin des lignes et des positions stratégiques pour que l'état-major allemand ne daigne le protéger, même un minimum... C'est stupide comme façon de penser, mais passons.

Beth se tourne vers Pégase et lui lance :

Soit on traficote les fils, soit on le fait péter. J'opterais pour la première solution. Plus discret. Sinon, les autres vont rappliquer...

Pas besoin de réfléchir des heures pour que Pégase acquiesce. Il donne son assentiment à Beth et couvre ses arrières pour la protéger si l'ennemi jouait à cache-cache, mais apparemment il n'y a personne. Ils ont vraiment laissé ce générateur tout seul ? Décidément, les mortels pouvaient être étranges, par moments, avec leurs réflexions.

Il laisse Beth s'occuper des fils, vérifiant qu'ils ne seraient pas dérangés, et quand il se retourne pour voir où elle en est, elle lui fait signe de la suivre et Pégase s'exécute, soufflant :

C'est pas possible, c'est trop facile...

Et plus ils avancent, plus Pégase se dit que quelque chose ne va pas. Ils approchent sans bruit d'un second générateur, toujours pas âme qui vive à part eux deux. Pégase reste sur ses gardes le temps que Beth sabote le générateur, mais il ne peut s'empêcher de prier les Moires de ne pas leur balancer la fatalité du destin dans la tronche de suite et de continuer à veiller que tout se passe bien. Pourvu que ça dure...



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MessageSujet: Re: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth] Sam 10 Mar - 12:41

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"C'est pas possible, c'est trop facile..."

Je ne pouvais qu'être d'accord avec lui. Mais je n'allais pas m'en plaindre. Je continuais donc d'avancer le plus silencieusement possible dans la forêt, zigzaguant entre les arbres, suivant la direction indiquée pour aller détruire le plus possible de générateurs et de pièges. Pas un soldat à l'horizon. Même pas des bruits au loin. C'était bien trop calme.

Je chassais cette pensée de mon esprit, me reconcentrant sur la mission. S'ils nous tendaient un piège, nous aviserions le moment venu. Pour l'instant, l'objectif était de détruire toutes leurs installations à proximité. C'est tout. Pas besoin d'en savoir plus.

Nous nous approchâmes d'un second générateur et, sans échanger un mot, Patrick couvrit mes arrières pour me laisser le temps de saboter l'engin. Une fois l'opération menée à bien, avec la même facilité que la première fois, je me retournais pour faire signe à mon coéquipier de continuer d'avancer.

Je retournais vers les arbres, jetant un coup d'oeil à la petite carte que nous avions. Le prochain objectif était un piège. Il allait falloir faire plus attention. Si nous tombions dedans, nous aurions l'air plus que bêtes. Je montrais donc d'un signe silencieux la carte à Patrick, l'avertissant du danger. Je me mis ensuite en route vers le point indiqué.

Une fois là-bas, je m'abritais derrière un arbre et regardais aux alentours. Personne ? Même pas pour ramasser les possibles prisonniers ? Cette mission devenait de plus en plus étrange. Malgré tout, je m'approchais à pas de loup. Je vérifiais tout autour de moi pour ne pas marcher sur une mine. Il fallait que j'atteigne le centre où était caché le détonateur. Je jetais un coup d'oeil par dessus mon épaule. Patrick suivait le mouvement en faisant attention à bien suivre mes traces.

Je m'agenouillais au centre du terrain et déterrais le détonateur, priant pour qu'il ne m'explose pas à la figure avec toutes les mines qui nous entouraient. Je coupais les fils et le replaçais sous terre. Ca devrait être suffisant pour ne pas alerter des soldats allemands qui passeraient dans le coin. Je me relevais et tentais un pied sur l'une des mines toute proche. Rien. Je respirais, réalisant seulement maintenant que depuis le début de la traversée du terrain, je l'avais retenu, effrayée qu'une mine puisse me faire sauter.

Je lançais un grand sourire à Patrick. Sourire qui disparut aussitôt. Deux gardes allemands se tenaient derrière lui.

"Et merde ! A couvert !"

Je visais les deux soldats et leur tirais dessus plusieurs balles. Toutes atteignirent leurs cibles. Mais aucunes ne parut les blesser. Je pestais et me mis à courir vers la forêt, espérant que Patrick me suivait et que j'avais juste rêver et que ces deux soldats étaient maintenant morts et ne rameuteraient pas toute la troupe.


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MessageSujet: Re: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth] Sam 10 Mar - 13:28


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Tout se passe assez bien, trop bien pour Pégase. Il continue de suivre la demoiselle qui désactive les générateurs sans faire de bruit et sans bavure, avant d'arriver au détonateur qu'elle déterre et désactive en priant presque pour qu'aucune mine qui les entoure ne s'active par une erreur de manipulation. Fort heureusement, rien n'explose, ce qui rassure Pégase qui continue de surveiller les arrières avant de se tourner vers Beth. Beth qui sourit mais qui se raidit, sans qu'il ne comprenne pourquoi, jusqu'à ce qu'elle lance :

Et merde ! A couvert !

Pégase se dépêche de rouler sur le côté pour laisser Beth tirer sur les deux soldats allemands qui se trouvaient derrière lui, et se relève pour constater que malgré les balles, ils sont encore debout. Bon, il était temps de fuir, aussi il se dépêche de rejoindre Beth, talonnés de près par les deux soldats allemands qui se révèlent ne pas être des mortels normaux. Oh non. Ils étaient en fait des créatures maléfiques, que Pégase n'avait pas encore eu le loisir de rencontrer, espérant sincèrement que ce jour n'arriverait jamais. Des drakons. A la peau constituée d'écailles très dures, ce qui pouvait expliquer que les balles ne les aient pas blessés. Bon bon bon.

C'est pas la joie, clairement. Ils continuent de courir comme ils peuvent, suivis de très près par les drakons qui ont leur forme originelle sous le regard perçant de Pégase, qui se retourne de temps en temps pour voir où ils en sont. Mais cela l'amène à se manger le tronc d'arbre qui se trouve sur son chemin, l'assommant presque, laissant un temps Beth sans protection. Le temps qu'il reprenne ses esprits - il lui faut quelques secondes, quand même - et les drakons ont largement couvert la distance qui les séparait de la jeune femme. Merde, Pégase ne pouvait pas se permettre de la laisser se faire dévorer...

Se redressant, il décide d'utiliser son joker, et prie Zeus s'il peut lui emprunter sa foudre pour corriger les sauriens - ou reptiliens ? Pégase se mélange souvent entre les deux - avant de hurler d'une voix forte :

Hé, les lézards ! Tournez-vous vers moi pour voir !

Les deux drakons se retournent et reportent leur attention sur Pégase, qui leur fait face, les mains encore vides, avant que la foudre du patron n'y apparaisse. Au menu ce soir, lézards rôtis !

Les deux sauriens reptiliens se ruent vers lui, et Pégase court en même temps dans leur direction, avant de leur abattre la foudre du patron sur le museau, créant un flash de lumière qui aveugle tout ce qui se trouve à des lieues à la ronde et une onde de choc qui se fait ressentir assez loin. Sauf que Pégase, pas malin, se retrouve coincé sous les deux drakons foudroyés, dont le corps fume. Aïe.



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MessageSujet: Re: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth] Ven 16 Mar - 18:01

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Je détale et pour tout dire, je n'ai jamais couru aussi vite. Etrangement, il se trouve que j'ai choisi de continuer dans la direction de la carte que j'ai eu le temps de mémoriser avant la mission. Patrick s'est porté à ma hauteur et nous courrions directement vers le prochain piège. Si on débarquait sur les lieux à cette vitesse, talonnés par des Allemands, on avait toutes les chances de sauter sur une mine.

Et pourtant, je m'en fichais un peu. Je courais sans y penser car l'air de ces Allemands ne me disait rien qui vaille. Ils avaient l'air plus cruels, plus monstrueux que tous les autres soldats que j'avais pu voir. Ils faisaient froid dans le dos, me glaçaient le sang et je n'étais pas prête d'attendre de voir s'ils nous rattrapaient.

J'entendis un fracas et Patrick disparut de mon champ de vision. Je me retournais et le vis à terre. Une fraction de seconde de réflexion : est-ce que je vais le chercher ou pas ? Je ralentis et m'apprêtais à faire demi-tour quand je le vis se relever et héler les deux soldats qui se retournèrent alors qu'ils allaient me rattraper.

"Hé, les lézards ! Tournez-vous vers moi pour voir !"

Je fis les yeux ronds en voyant les deux soldats se retourner. Et pourquoi les appelait-il des lézards ? C'était quoi encore cette expression américaine stupide ? Et puis soudain je vis son arme : je n'en avais jamais vu une pareille. Il s'en servit au moment où les Allemands fondaient sur lui. Et disparut sous eux. Je m'élançais vers lui, apeurée que mon coéquipier ait pu se tuer en même temps qu'il s'était débarrassé de nos deux ennemis.

Les corps semblent fumer. Y mettant toutes mes forces malgré la fatigue de la course, je m'appliquais à bouger les cadavres, centimètre par centimètre. Ce qu'ils pouvaient être lourds ! C'était presque inhumain !

Enfin, je réussis à dégager Patrick. Il semblait en piteux état mais il était vivant.

"Tu peux marcher voire courir ?" le pressais-je.

Le bruit que son arme avait fait en faisant feu m'inquiétait. Si ces deux soldats étaient là, il pouvait tout à fait y en avoir d'autres. Et je n'étais pas franchement chaude pour me retrouver face à des dizaines de soldats comme ceux-là, à l'épreuve des balles de mon arme. Surtout que celle, miraculeuse, de Patrick avait disparu.

Je l'aidais à se relever.

"Il faut qu'on bouge. Il reste deux générateurs et un piège. Tu te sens de finir ? Si on ne le fait pas, le reste de la mission est perdue."

Ne jamais abandonner. Ce n'était pas mon genre. Mieux valait ne pas revenir que de risquer tout le reste de la mission. Si nous ne désactivions pas les pièges, les autres allaient au casse-pipe.


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MessageSujet: Re: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth] Ven 16 Mar - 22:45


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Aïe. Même si Pégase est immortel, il ressent quand même la douleur, surtout quand il se prend deux drakons sur le coin du museau. Aussi est-il un peu sonné et ne réagit-il pas plus que ça quand Beth, après quelques secondes à se battre pour pousser les corps au-dessus de lui, réussit à le sortir de ce pétrin en lui lançant d'un ton pressé :

Tu peux marcher voire courir ?

Il hoche la tête, muet, avant de se redresser lentement et de porter une main à sa tête pour se masser la tempe, aidé par Beth. Alors qu'il reprend ses esprits, elle reprend :

Il faut qu'on bouge. Il reste deux générateurs et un piège. Tu te sens de finir ? Si on ne le fait pas, le reste de la mission est perdue.

Est-ce qu'on a le choix, en même temps, grimace Pégase avant de se relever complètement, l'esprit un peu plus clair, et de repartir à la suite de la jeune femme en direction des deux autres générateurs.

Durant le trajet, il adresse ses excuses silencieuses à son patron, et il a l'impression d'entendre un rire venant du ciel, le faisant grimacer ; il adorait Zeus, mais moins quand il rit à ses dépens. M'enfin bon, il ferait plus attention la prochaine fois... Si prochaine fois il devait avoir.

Ils finissent par arriver à l'un des deux générateurs restants, et Pégase se remet en position pour assurer les arrières de Beth pendant qu'elle sabote les fils, cherchant le piège qui resterait à désactiver. Mais il ne voit rien de particulier, n'ayant pas de vision d'aigle ou quelque chose de ce genre-là pour repérer les moindres détails qui échapperaient à l’œil humain, aussi souffle-t-il à Beth encore affairée :

T'as une idée de à quoi ressemble le piège exactement ? J'avoue que je ne vois rien de particulier et que j'ai pas retenu une quelconque description du bazar.



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MessageSujet: Re: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth] Ven 23 Mar - 20:38

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"Est-ce qu'on a le choix, en même temps."

C'est plus une affirmation qu'une question et je ne peux répondre à la grimace de Patrick que par un petit sourire contrit. Je vois bien qu'il n'a pas dû apprécier que ces soldats lui tombent dessus. Il faut dire qu'ils étaient particulièrement lourds, même pour des hommes de cette taille...

Mais je n'avais pas le temps de m'attarder sur ce détail. A vrai dire, j'avais manqué un tas de détails lors de cette mission qui aurait pu me mettre la puce à l'oreille sur ma véritable identité. Mais j'étais bien trop préoccupée par le fait d'être encerclée par nos ennemis et par les minutes qui passaient dangereusement. Il ne nous restait plus beaucoup de temps.

Heureusement, nous arrivâmes à l'avant-dernier générateur. Reprenant nos postes, je coupais les fils tandis que mon coéquipier couvrait mes arrières. Je me relevais et il me demanda alors :

"T'as une idée de à quoi ressemble le piège exactement ? J'avoue que je ne vois rien de particulier et que j'ai pas retenu une quelconque description du bazar."

Je regardais la petite carte avec quelques indications que j'avais noté. Je ne vis pas Patrick s'avancer, en direction du dernier générateur qui, assez étrangement, se trouvait à seulement quelques pas de celui où nous nous trouvions. Le piège était donc forcément entre les deux.

Je relevais la tête, m'apprêtant à le prévenir quand j'entendis soudain un craquement puis une sorte de sifflement dans l'air et un petit cri, provenant très certainement de mon équipier. Qui se tenait désormais en l'air, pris dans un filet.

Si la situation n'avait pas été si dangereuse, si nous n'avions pas été attaqués quelques minutes plus tôt, j'aurais certainement explosé de rire. Au lieu de quoi je me postais juste en-dessous de lui avec un air d'excuse.

"J'allais justement te dire qu'on ferait mieux de contourner le chemin le plus direct pour aller vers l'autre générateur..."

Je regardais le piège. La corde allait assez loin et j'imaginais très bien qu'elle avait pu déclencher une sorte d'alarme. Les soldats ne tarderaient pas à arriver. Et s'ils étaient aussi coriaces que les deux que nous avions rencontré... Je ne donnais pas cher de notre peau.

Mais j'avais comme dans l'idée que si je me contentais de couper la corde, le sort de Patrick serait bien pire que de rester pris dans ce filet. Mon cerveau tournait à toute vitesse. Il fallait que je trouve un moyen de le faire descendre sans couper cette fichue corde et faire tomber le filet à terre. Rien que la chute aurait pu lui casser une cheville, ce qui ne nous aiderait pas à nous enfuir.

Je voyais les minutes défiler. Nous allions bientôt manquer l'heure du rendez-vous avec les autres si l'on continuait ainsi. Et il nous restait encore un générateur.

"D'accord, attends-moi là, je vais m'occuper du dernier générateur. Je reviens."

Comme s'il pouvait bouger, pensais-je. Mais je préférais lui assurer que j'allais revenir. Ce n'était pas mon genre de laisser quelqu'un derrière mais lui ne pouvait pas le savoir. A petits pas précautionneux, regardant bien où je marchais, je contournais le piège, priant pour qu'il n'y en ait pas un autre. J'arrivais à bon port sans embûche et repris un peu ma respiration. J'ouvris la porte du dernier générateur et coupais les fils. Bien. Une bonne chose de faite.

Mais désormais, il fallait se dépêcher. Outre l'heure de notre rendez-vous et l'alarme qui avait pu être déclenchée, la perte de tous leurs générateurs de ce côté de la forêt allait les alerter. Nous devions donc vite mettre les voiles pour laisser à nos hommes le temps d'intervenir et de décimer les rangs allemands.

Je revins vers Patrick.

"Bon, ne nous reste qu'un problème. Tu n'aurais pas une idée de comment descendre sans couper cette corde par hasard ?" lui demandais-je.


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MessageSujet: Re: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth] Ven 23 Mar - 22:46

We've got to fight. If we don't, who will ?

Beth ne répond pas dans un premier temps, se contentant de regarder les notes qu'elle a dû prendre, et Pégase continue d'avancer en regardant tout autour de lui, mais pas là où il mettait les pieds. Et il ne peut que constater que son inattention l'emmène loin dans les ennuis, quand il se retrouve en l'espace de quelques secondes coincé dans un filet à quelques mètres de hauteur en poussant un petit cri de surprise.

Il se débat dans le filet alors que Beth, en dessous, lui lance d'un air désolé :

J'allais justement te dire qu'on ferait mieux de contourner le chemin le plus direct pour aller vers l'autre générateur...

Hé bien je crois que ce truc a été plus rapide que toi, répond-il en grimaçant et continuant de se débattre. Là, pour le coup, il a de quoi oublier le dernier générateur... Il entend sa collègue qui lui lance qu'elle va s'occuper du générateur et l'intime de ne pas bouger, ce à quoi il répond en grommelant :

Où veux-tu que j'aille ?

Il la regarde s'éloigner avant de regarder le piège dans lequel il se trouve. S'il touche la corde, il risque de se blesser un peu, vu la hauteur, mais d'un autre côté... Il est quelqu'un de leste, il saurait se rattraper sans trop de casse.

Il prend sa décision juste au moment où Beth revient et lui lance :

Bon, ne nous reste qu'un problème. Tu n'aurais pas une idée de comment descendre sans couper cette corde par hasard ?

Ecarte-toi un peu, j'ai trouvé une solution.

Il se tortille et attrape tant bien que mal un couteau qu'il utilise pour ouvrir le filet en-dessous de lui, créant un trou juste sous ses pieds pour qu'il y tombe avec plus ou moins de légèreté. Se redressant comme si de rien n'était, il fait face à Beth et lui lance avec un sourire :

Bon, ne traînons pas, ce serait dommage de rater le spectacle.

Il prend sa coéquipière par l'épaule et l'entraîne avec lui, regardant cette fois-ci autour de lui et à ses pieds pour éviter toute situation fâcheuse. Ils finissent par atteindre le lieu de rendez-vous en même temps que leurs collègues, à qui il déclare :

Bon, messieurs, damoiselle, je crois qu'il est l'heure de rentrer. Et de tout faire péter. Je vous laisse faire.

Il s'écarte légèrement pour appuyer ses propos, laissant le loisir aux autres de choisir qui lancerait le feu d'artifice. Bientôt ils pourraient rentrer, et tenter d'oublier ce qu'ils venaient de vivre. A moins que Beth ne comprenne entre temps ce qu'elle était ?

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MessageSujet: Re: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth] Lun 26 Mar - 21:14

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Je le vois observer la corde et le filet qui l'a pris au piège. Et je comprends avant même qu'il ne me dise quelle solution il envisage.

"Ecarte-toi un peu, j'ai trouvé une solution."

Je n'ai pas le temps de protester qu'il risque de se briser une cheville qu'il a déjà agit. Je le vois se tortiller dans tous les sens pour saisir un couteau et ouvrir un trou sous ses pieds. Il se jette à terre et une grimace de douleur se forme sur mon visage en imaginant la douleur qu'il avait dû ressentir dans ses chevilles et ses genoux.

Mais Patrick se releva et s'avança vers moi avec un grand sourire :

"Bon, ne traînons pas, ce serait dommage de rater le spectacle."

Posant son bras autour de mes épaules, comme si nous étions de vieux amis, il m'entraîna avec lui pour regagner l'abri des arbres et se diriger vers le point de rendez-vous. En fait, ça faisait plutôt sens : après avoir traversé un bout de guerre ensemble, la plupart des gens se considéraient comme de vieux amis. Et il y avait de quoi. Ce genre d'épreuve liait plus que n'importe quelle autre rencontre.

Un sourire s'étalant sur mon visage, je nous fis presser le pas. Il ne fallait pas tarder, nous n'avions que peu de temps pour rejoindre les autres. Au bout de longues minutes qui me parurent une éternité, j'aperçus enfin nos trois acolytes. Je poussais un petit soupir de soulagement. S'ils étaient là, apparemment entiers, cela signifiait qu'eux aussi avaient réussi.

"Bon, messieurs, damoiselle, je crois qu'il est l'heure de rentrer. Et de tout faire péter. Je vous laisse faire."

Je sortis le petit boîtier de ma poche qui commandais les quelques explosifs que nous avions posé près des générateurs en en coupant les fils. Je l'agitais dans ma main avec un petit rictus satisfait. Quand nos alliés verraient l'explosion, ils débarqueraient avec l'artillerie lourde et raseraient ce camp allemand. Une petite victoire pour nous dans une guerre qui semblait si compliquée.

Avec un regard entendu vers mes coéquipiers, je posais mon pouce sur le détonateur. Je le lâchais ensuite, me bouchant aussitôt les oreilles pour les protéger du bruit de la déflagration. J'éclatais ensuite de rire et eut seulement le temps de dire :

"Une bonne chose de faite ? On rentre et je vous paye..."

Une autre détonation m'interrompit. Je vis l'un de nos coéquipiers tomber à terre, mort. J'eus à peine le temps de faire un quart de tour pour voir qui nous tirait dessus que je ressentis une douleur dans le ventre. Je baissais la tête vers mon estomac. J'entendis d'autres coups de feu, de plus en plus nombreux. Une tâche rouge s'élargissait, le monde tout autour devenait flou.

Et puis plus rien. Le trou noir.

Je me réveillais plusieurs heures plus tard, sur un brancard, sous une tente médicale.


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MessageSujet: Re: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth] Mer 28 Mar - 13:15

We've got to fight. If we don't, who will ?


C'est Beth qui semble se proposer pour appuyer sur le détonateur, qu'elle sort de sa poche avec un léger rictus, et Pégase lui adresse un sourire satisfait. S'il en avait le temps, il lui expliquerait peut-être deux trois trucs...

Il se bouche les oreilles en même temps que ses compagnons d'infortune quand Beth appuie sur le détonateur, observant les endroits où ils avaient déposé leurs explosifs se réduire en miettes en l'espace de quelques secondes. Il entend Beth qui lance dans un rire :

Une bonne chose de faite ? On rentre et je vous paye...

Pégase a juste le temps de sortir son arme et de tirer sur la personne qui venait d'abattre un de leurs collègues, mais il est trop tard, Beth est touchée au ventre et sérieusement. Pour la première fois depuis longtemps, il est pris d'une rage qui lui est normalement étrangère et élimine tous ceux qui tentent de les abattre, son corps servant de rempart à celui de Beth et de ceux de ses autres collègues qui l'emmènent à l'abri. Lui-même est blessé, mais rien de préoccupant, et puis, il était protégé, il ne risquait rien...

Quand il finit son office, il reste un temps de marbre devant les corps qui s'amoncellent devant lui, avant de lever la tête vers le ciel pour lancer :

Pardonne-moi, seigneur Zeus, j'ai pris un peu trop à cœur ma mission. Si tu m'envoies Apollon, je lui expliquerai.

Il se tourne vers ses collègues qui ont traîné Beth plus ou moins à l'abri, s'accroupit pour la prendre dans ses bras et leur lance avec un ton presque froid :

Ne traînons pas, elle risque de mourir. Et je m'y refuse.

****

Quelques heures se sont écoulées, Pégase a ramené tout le monde à la base et il se fait soigner pour les blessures superficielles qu'il a reçues. Apollon, dieu de la Lumière, des Arts et maître de la Guérison, apparaît devant lui et pose une main sur son épaule avant de lui indiquer qu'il avait fait de son mieux et qu'il allait discuter avec sa fille.

Pégase hoche la tête et le laisse aller voir sa fille, avant de pousser un soupir en avisant son poignet immobilisé par un strap.

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MessageSujet: Re: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth] Sam 31 Mar - 21:47

We've got to fight. If we don't, who will ?

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Je me réveillais plusieurs heures plus tard, sur un brancard, sous une tente médicale. Dans un réflexe, je me redressais soudainement, sur le qui-vive au cas où que les soldats qui nous avaient tiré dessus soient dans les parages. Je regrettais aussitôt mon geste. Une douleur vive au ventre me saisit. Je portais les mains à mon estomac endolori et me souviens que c'est là que j'ai pris une balle. Je m'apprêtais à relever mon haut pour voir les dégâts quand une main se posa sur mon épaule, me forçant à me rallonger. J'obtempérais et regardais la personne assise à côté de moi.

C'était un homme incroyablement beau. Et il portait nos uniformes. Les garçons avaient donc pu me ramener. Certains d'entre eux étaient en vie. Je poussais un petit soupir de soulagement alors que l'homme à mes côtés entreprenait de se présenter...

***


Je me retournais sur mon lit pour tourner le dos à celui qui s'était présenté comme Apollon. Mon père. Je serrais les dents. Je l'avais écouté autant qu'il le voulait. Maintenant, je voulais qu'il parte. Ce qu'il me disait ne faisait aucun sens. Ou plutôt, je ne voulais pas que ça ait du sens. Je voulais qu'il se mette à rire pour me dire qu'on me faisait une blague orchestrée par mes coéquipiers.

Mais non. Et je sentais qu'il m'avait dit toute la vérité. Je sentis les larmes me monter aux yeux. Des larmes de rage. Ma mère m'avait menti. Elle avait menti à mon père. Qui n'était pas mon père. Ca c'était le plus dur. Et mes frères ? Et moi ? Toute ma vie était un mensonge.

Je ne sais combien de temps je ressassais ce que je venais d'apprendre, le retournais encore et encore dans ma tête pour que cela ait du sens. Malheureusement, Apollon s'était assuré que toutes mes questions aient des réponses pour que j'y croie. Apparemment, il voulait que je sache, que je reste en vie. Ce n'était qu'au bout de plus de vingt ans qu'il s'en souciait ? Il se moquait de moi, non ?

J'entendis alors des pas derrière moi, quelqu'un s'arrêter près de mon lit. Je me retournais, prête à siffler sur ce pseudo-Dieu qu'il pouvait partir loin, aller se faire tuer pour ce que ça m'intéressait et plutôt que d'aller faire des gosses à une femme mariée, aller régler cette saleté de conflit qui prenait tant de vies !

Sauf que c'était Patrick. Patrick et son petit air amusé. Il ne semble avoir qu'une légère blessure au poignet. Tant mieux. Sauf qu'en y repensant, je ne comprends pas comment on s'en est sortis. Ca n'aurait pas dû être possible. Que la mission soit menée à bien, oui. Mais qu'on s'en sorte malgré tous ses tirs ? Ca paraissait absurde.

Je plonge alors mon regard dans celui de Patrick - mais était-ce vraiment son nom ? - et je commence à comprendre. Si les Dieux, la mythologie existent. Alors peut-être qu'il y a plus, qu'ils sont autour de nous. Et peut-être qu'Apollon n'est pas arrivé là par hasard ? Peut-être qu'on l'a prévenu ?

Je n'ai plus envie de rire du tout, de lui sourire ou de partir en mission avec lui. Avec un air froid, je lui lance :

"Tu ne t'appelles pas Patrick, c'est ça ? T'es quoi ? Ma mère ? Mon grand-père ? Non parce qu'apparemment, mon père n'est pas mon père et je ne suis pas qui je croyais être ! Pas mal comme journée, t'en dis quoi ?"

Plus je parlais, plus j'étais essoufflée, plus mon débit était rapide et ma voix énervée. J'avais l'impression que tout le monde autour de moi avait passé son temps à me mentir. Et ça s'arrêtait maintenant. Si j'étais capable de détruire une base allemande, j'étais capable d'avoir la vérité et de la gérer.


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MessageSujet: Re: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth] Dim 1 Avr - 13:39

We've got to fight. If we don't, who will ?


Pégase reste tranquillement sur son lit, attendant qu'Apollon ait fini de discuter avec sa fille, se préparant à subir les foudres de Beth quand elle saurait. Ce n'était pas son devoir de révéler à un demi-dieu sa véritable nature, mais il aurait quand même pu tenter de lui expliquer... Mais après, une fois la mission terminée. Bien évidemment, tout s'est précipité, alors prendre le temps de lui raconter...

Posant son regard sur Beth et son père, il remarque avec un léger pincement au cœur que la jeune femme tourne le dos à Apollon après avoir discuté avec lui, et il ne peut retenir un soupir quand le dieu, la mine sombre, revient vers lui et pose une main sur son épaule avant de discuter un petit moment.

A la fin de la discussion, Apollon lui adresse un sourire un peu triste avant de quitter la tente, laissant Pégase seul avec Beth. Poussant un soupir, il se lève et s'approche du lit de la demoiselle, qui se retourne d'un geste sec avant de le fusiller du regard :

Tu ne t'appelles pas Patrick, c'est ça ? T'es quoi ? Ma mère ? Mon grand-père ? Non parce qu'apparemment, mon père n'est pas mon père et je ne suis pas qui je croyais être ! Pas mal comme journée, t'en dis quoi ?

Pégase attrape une chaise et s'installe face à elle avant de fixer Beth avec un léger voile de tristesse dans le regard :

Non, je ne m'appelle pas Patrick. Mais je ne suis ni ta mère ni ton grand-père, plutôt ton cousin.

Au point où il en est, autant continuer à tout déballer sans paraître détaché de la situation. Il marque une pause avant de reprendre :

J'ai vu que tu avais discuté avec ton père, alors autant continuer. Normalement, ce n'est pas à moi de te révéler ta véritable nature, mais les satyres sont trop occupés en ce moment, alors... je vais prendre la relève. Je m'appelle en réalité Pégase, fils de Poséidon et serviteur de Zeus.

Pour appuyer ses dires, il tourne légèrement la tête et révèle sa véritable nature, juste quelques secondes, avant de reprendre forme humaine et de souffler :

C'est la première et dernière fois que je me transforme, c'est... désagréable comme sensation. Mais si tu as d'autres questions, je peux tenter d'y répondre. Je comprendrai que tu ne veuilles pas continuer, mais tu as le droit de savoir...

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MessageSujet: Re: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth] Lun 2 Avr - 17:25

We've got to fight. If we don't, who will ?

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Tout en m'écoutant m'époumoner, Patrick - ou quel que soit son nom - tira une chaise vers lui pour s'asseoir. Il me faisait face, bien droit mais la petite lueur toujours amusée dans ses yeux avait disparu pour laisser place à une sorte de tristesse que je ne comprenais pas.

"Non, je ne m'appelle pas Patrick. Mais je ne suis ni ta mère ni ton grand-père, plutôt ton cousin. J'ai vu que tu avais discuté avec ton père, alors autant continuer. Normalement, ce n'est pas à moi de te révéler ta véritable nature, mais les satyres sont trop occupés en ce moment, alors... je vais prendre la relève. Je m'appelle en réalité Pégase, fils de Poséidon et serviteur de Zeus."

Je manquais de lui éclater de rire au nez. Le cheval Pégase ? Et puis quoi encore ? J'étais la Reine d'Angleterre ? Ou de Sabbat ? C'était absurde. Toute cette histoire était plus qu'absurde. Pourtant, quand il tourna la tête, pendant une micro seconde j'aperçus sa forme équine, sa longue crinière, son air princier de cheval qui n'est pas qu'un cheval.

Et je restais bouche-bée, incapable de sortir le moindre mot, d'avoir une réaction autre que de laisser ma bouche pendante, hébétée. Je devais avoir l'air stupide mais pardonnez-moi, si vous aviez eu à faire à un cheval transformé en homme, un soi disant parent divin et qu'on se mettait à vous parler de monstres mythologiques, je pense que votre réaction aurait été peu ou prou la même.

"C'est la première et dernière fois que je me transforme, c'est... désagréable comme sensation. Mais si tu as d'autres questions, je peux tenter d'y répondre. Je comprendrai que tu ne veuilles pas continuer, mais tu as le droit de savoir..."

Le droit de savoir ? Il fallait peut-être y penser avant ? Par exemple, quand j'étais enfant ou même dès ma naissance. J'avais grandi en pensant être tout à fait normale. Certes, j'avais un caractère bien trempé pour une fille de mon époque mais j'étais tout ce qu'il y'a de plus normale : deux parents qui m'aimaient, des frères adorables bien que casse-pieds.

Au lieu de ça, j'apprenais que non. J'étais étrange, bizarroïde, pas beaucoup mieux qu'un monstre. Est-ce que moi aussi je pouvais changer de forme comme Pégase ? Non. Je pense que je m'en serais rendue compte avant. Est-ce que j'avais des pouvoirs ? Ca c'était une vraie question. Les Dieux en avaient, non ? Enfin, il me semblait que c'était logique alors peut-être que moi aussi... Et puis qu'est-ce que cela engendrait, que je sois à moitié dieu, ou déesse ? Et c'était qui ces satyres ?

D'un seul coup, un flot de questions me brûlaient les lèvres. Mais hors de question que Patrick - ou Pégase comme je l'appellerai désormais - le voit. Je pris donc un petit air détaché et répondis :

"Savoir quoi exactement ? Ce n'est pas suffisant que je sois apparemment la fille d'un Dieu ? Y a autre chose à savoir en plus ?"

J'espérais qu'ainsi, il clarifierait un peu la situation pour moi. Car clairement, voir un gars se pointer en prétendant être Apollon et être mon père, ça me paraissait toujours si absurde que je m'attendais encore à ce que Pégase éclate de rire en hurlant qu'on était le premier avril. Sauf que je ne crois pas qu'on soit près du mois d'avril. Dommage. Ca aurait été plus logique. Peut-être que j'hallucinais à cause de ma blessure ? Ou peut-être que j'allais devoir me faire une raison...


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MessageSujet: Re: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth] Jeu 5 Avr - 20:49

We've got to fight. If we don't, who will ?


Pégase avise la demoiselle en gardant un masque neutre, mais au fond, il s'en veut un peu de ne pas avoir eu vraiment le temps de lui expliquer. Son statut de serviteur de Zeus pouvait inclure, même si ce n'était pas inscrit sur le contrat, qu'il prenne le relais des satyres quand ils ne pouvaient pas accomplir leur mission de protection de demi-dieux... Vivement que cette foutue guerre se termine, que chacun rentre chez soi et que l'ordre du monde revienne comme ils l'avaient prévu.

Il esquisse un léger sourire quand Beth finit par demander d'un ton qu'elle voulait détaché :

Savoir quoi exactement ? Ce n'est pas suffisant que je sois apparemment la fille d'un Dieu ? Y a autre chose à savoir en plus ?

Beaucoup trop de choses pour qu'elles soient résumées en une soirée, soupire Pégase en s'installant un peu plus confortablement sur sa chaise.

Il marque un temps d'hésitation, le temps de remettre ses idées en place, puis raconte doucement une partie de son univers. Les satyres, créatures à moitié boucs, dont la mission principale est de mener les demi-dieux à bon port dans un endroit qui leur est spécifique et où ils pourront à peu près grandir normalement. Les créatures mythologiques, comme lui, dont toutes ne sont pas du "bon" côté - tels les soldats allemands qui étaient en réalité des drakons, de vraies saletés. Quelques noms de dieux, leurs attributs et leurs pouvoirs. Le fait qu'ils aient une descendance avec des mortels, des héros, et que ces derniers devaient être protégés et formés pour faire face au monde qui était le leur.

Il parle doucement, comme pour laisser à Beth le temps d'enregistrer toutes les informations, avant de s'arrêter et de soupirer :

Je ne prétends pas avoir toute la connaissance sur tout ça, mais c'est déjà beaucoup pour une jeune femme qui n'y connaît encore rien. Si tu veux en savoir plus... ça devra attendre que tu te sois reposée.

Il sort sa flasque et la déverrouille pour la tendre à Beth en souriant :

Maintenant que tu en es, tu as le droit de savoir ce que c'est. C'est du nectar, boisson des dieux, et si on en abuse pas ça aide à se remettre de blessures et de fatigue. Couplé avec de l'ambroisie.

Il fouille dans sa poche et trouve quelques morceaux d'ambroisie encore intacts, par miracle, et les tend à la jeune femme. Ça devait faire effectivement beaucoup à digérer, mais il n'était absolument pas pressé. Si elle était curieuse, il pourrait répondre à toutes ses questions.

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MessageSujet: Re: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth] Dim 8 Avr - 15:07

We've got to fight. If we don't, who will ?

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"Beaucoup trop de choses pour qu'elles soient résumées en une soirée."

Malgré mon énervement, malgré mon ton certainement mauvais et carrément pas reconnaissant envers l'homme - ou la créature - qui m'avait sauvé la vie, Pégase était calme et il paraissait même prêt à m'aider. Pour une raison que j'ignorais totalement. Si j'avais été à sa place, j'aurais surtout eu envie de me mettre une bonne claque pour ne pas l'avoir dûment remercié de m'avoir sauvée.

Je ne réponds donc pas sur un ton sarcastique. Au lieu de ça, je reste silencieuse alors qu'il reprend d'une voix douce, calme et posée, m'expliquant alors ce qu'était les satyres, ces créatures mi chèvres, mi humaines. Leur rôle aussi, leur mission qui était de ramener les gens comme moi à l'abri. Pégase évoqua alors cet endroit. Ce camp. Qui était censé nous protéger des problèmes extérieurs comme les monstres mythologiques. Comme ces soldats allemands. Ce qui faisait sens : pourquoi autrement n'auraient-ils pas été abattus par mes tirs ? Ca expliquait aussi certains ennuis que j'avais pu avoir sur le front avec quelques personnes, allemandes ou non, qui avaient essayé de se débarrasser de moi d'une manière ou d'une autre.

Il m'expliqua alors que selon les Dieux, les monstres pouvaient nous trouver plus facilement ou non. Et qu'Apollon était l'un des Olympiens. Il me parla alors d'eux, ravivant quelques uns de mes souvenirs d'école où nous avions étudié la civilisation antique. Je connaissais certaines des Divinités dont il me parlait mais aurais-je imaginé un jour qu'elles étaient réelles ? Qu'elles descendaient sur Terre faire des enfants ? Jamais. C'était insensé mais plus Pégase m'expliquait, plus je devais me faire à l'évidence : c'était vrai.

"Je ne prétends pas avoir toute la connaissance sur tout ça, mais c'est déjà beaucoup pour une jeune femme qui n'y connaît encore rien. Si tu veux en savoir plus... ça devra attendre que tu te sois reposée."

Tout au long de ses explications, je m'étais considérablement calmée. Je n'avais aucune raison de lui en vouloir à lui. Si j'étais fâchée contre quelqu'un, c'était contre celui qui voulait soudainement, après plus d'une vingtaine d'années, être mon père. Contre ma mère aussi. Car elle était sûrement au courant, non ? Elle devait bien savoir que j'étais la fille d'Apollon et pas de celui qui m'avait élevée. Contre la vie, un peu, aussi. C'était un sale coup, à mon avis. J'aurais voulu être normale, continuer à avoir cette vie simple où le seul problème était cette saleté de guerre. Une vie comme celle de tout le monde. Ca m'aurait plu, finalement.

Je ne bronchais donc pas. Si j'avais eu d'autres questions - et j'en avais à peu près un millier - je n'aurais pas su par où commencer. Et puis mon ventre me faisait si mal.

Pégase me tendit alors sa flasque. Je la pris avec un petit sourire de remerciement. Je me souvenais de la douceur que j'avais ressenti en en prenant la première fois, la chaleur réconfortante qui m'avait envahie. Si je trouvais ce que c'était, j'en achèterai certainement un plein carton.

"Maintenant que tu en es, tu as le droit de savoir ce que c'est. C'est du nectar, boisson des dieux, et si on en abuse pas ça aide à se remettre de blessures et de la fatigue. Couplé avec de l'ambroisie."

Il fouilla ses poches tandis que j'assimilais l'information. Du nectar. Une boisson divine. Ca expliquait que j'avais trouvé son goût particulièrement délicieux. Presque... Divin. En effet. Ca expliquait aussi son petit air étonné en voyant que je pouvais boire goulument cette boisson. Je supposais que ce n'était pas réservé à tout le monde.

J'en bus quelques petites gorgées avant de lui rendre sa flasque. Il me tendit alors un morceau de ce qui ressemble à une galette, ou des carrés de chocolat sans chocolat. De l'ambroisie, supposais-je. Je les prends et les avale. Je me sens aussitôt bien mieux. Ils ont un goût de chocolat à la menthe. Mon favori. Celui que j'aime tant depuis mon enfance. Je laisse échapper un grand sourire et ma langue semble enfin se délier.

"Merci. Mais dis-moi, que viennent faire les créatures mythologiques au milieu de la guerre des humains ?"

Cette question m'intriguait particulièrement. Si j'étais eux, je resterai dans mon coin, à n'embêter personne et comme ça, personne ne pourrait m'importuner non plus. Mais non. Apparemment, tous les camps prenaient part à cette guerre. Pégase et les Dieux tout comme ces machins bizarres qui nous avaient attaqués tout à l'heure.


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MessageSujet: Re: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth] Lun 9 Avr - 9:42

We've got to fight. If we don't, who will ?


Pégase sourit en voyant Beth apprécier le goût du nectar et de l'ambroisie et reprendre quelques couleurs. Ils ne soignent pas totalement mais permettent de se sentir mieux, à condition de rester en repos ensuite pendant quelques temps histoire d'être sûr de ne pas rouvrir les blessures.

Elle finit par laisser échapper un grand sourire et se décide à répondre, cette fois-ci d'un ton beaucoup plus doux que précédemment :

Merci. Mais dis-moi, que viennent faire les créatures mythologiques au milieu de la guerre des humains ?

Là, c'est une colle qu'elle lui pose. Pégase sait que les responsables de cette guerre ne sont pas des mortels classiques, mais pour le commun de ces derniers, rien ne laisse présager le sang divin qui coule chez certains. A moins de voir à travers la Brume, mais ce n'est pas donné à tout le monde.

Il finit par soupirer en se passant une main sur le front avant de répondre :

C'est... compliqué. Ce n'est pas qu'une simple guerre entre humains. Certains sont des demi-dieux, ou des mortels qui savent, et ils ont pu s'allier avec les créatures pour tenter d'asseoir un nouvel ordre mondial. Sauf que là-haut, sur l'Olympe, ça enchante moyen, ils n'ont pas créé le monde pour qu'une partie de l'humanité domine les autres. Il faut de tout pour faire un monde, y compris des mortels qui ne savent pas ce qu'il se passe autour d'eux. L'équilibre du monde est bancal, et ce depuis toujours, mais c'est pour ça que moi et d'autres devons intervenir pour éviter une catastrophe.

Il fait une pause, le temps de remettre ses idées en place, laissant l'inquiétude s'installer sur son visage, avant de reprendre son exposé :

Parce que oui, il y a des mortels qui peuvent voir à travers ce qu'on appelle la Brume. C'est cette Brume qui est censée protéger notre monde de celui des mortels, mais il arrive que des "non-initiés" voient à travers. Heureusement, il n'y en a pas beaucoup, c'est quelque chose qu'on essaie de ne pas distribuer comme ça... Mais ça peut coincer, c'est probablement ce qu'il se passe en ce moment.

Mais tout n'est qu'un cycle ; la crise trouverait sa fin et la paix reviendrait, avant d'être remise au goût du jour. Mais ils avaient le temps d'y penser avant que ça n'arrive, d'ici là il fallait finir cette guerre et vite.


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MessageSujet: Re: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth] Sam 14 Avr - 13:53

We've got to fight. If we don't, who will ?

feat. Pégase & Elizabeth



Il soupira, semblant réfléchir à la meilleure façon de me répondre.

"C'est... compliqué. Ce n'est pas qu'une simple guerre entre humains. Certains sont des demi-dieux, ou des mortels qui savent, et ils ont pu s'allier avec les créatures pour tenter d'asseoir un nouvel ordre mondial. Sauf que là-haut, sur l'Olympe, ça enchante moyen, ils n'ont pas créé le monde pour qu'une partie de l'humanité domine les autres. Il faut de tout pour faire un monde, y compris des mortels qui ne savent pas ce qu'il se passe autour d'eux. L'équilibre du monde est bancal, et ce depuis toujours, mais c'est pour ça que moi et d'autres devons intervenir pour éviter une catastrophe."

J'écoutais, j'assimilais les informations peu à peu. Certains étaient des demi-dieux, des créatures mythologiques ? Alors finalement, c'étaient eux qui venaient nous gâcher la vie ? Mais alors qu'ils restent entre eux ! Des milliers, peut-être même des millions de personnes avaient été embrigadées dans cette guerre sans sens, qui tuait tellement de monde... Tout ça parce qu'un petit demi-dieu se sentait supérieur et voulait être comme son parent divin ? On marchait sur la tête ! Ce qu'il me disait me révoltait et même si mes traits avaient pu se durcir, je tentais de ne rien laisser paraître.

"Parce que oui, il y a des mortels qui peuvent voir à travers ce qu'on appelle la Brume. C'est cette Brume qui est censée protéger notre monde de celui des mortels, mais il arrive que des "non-initiés" voient à travers. Heureusement, il n'y en a pas beaucoup, c'est quelque chose qu'on essaie de ne pas distribuer comme ça... Mais ça peut coincer, c'est probablement ce qu'il se passe en ce moment."

Je hochais la tête, comme si je comprenais tout ce qu'il me disait. Alors que très franchement, je n'avais pas tout compris et j'étais encore loin de me douter de tout ce que j'allais encore apprendre. Mais je prenais les informations comme elles venaient et tenter de les assimiler toutes en même temps commençait à me donner sérieusement mal au crâne.

Sauf que maintenant qu'on m'en avait tant dit, je voulais savoir encore. Il y avait tellement d'autres choses à savoir, j'en étais persuadée. Et apparemment, Pégase n'avait pas beaucoup mieux à faire. Alors autant profiter de sa générosité et de sa patience. Car qui sait si je rencontrerai un meilleur interlocuteur avant longtemps ? Après tout, nous étions en Guerre, les gens avaient mieux à faire.

"Et cet endroit où les... les gens comme moi sont protégés ?"

Cela, plus que tout, m'intriguait. Où était-ce ? Comment on y allait ? Qu'est-ce qu'on y faisait ? Comment était-ce, pour résumé.


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MessageSujet: Re: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth] Sam 14 Avr - 18:35

We've got to fight. If we don't, who will ?

Pendant que Pégase parle, il peut se rendre compte que Beth absorbe ses paroles. Probablement qu'elle ne comprend pas tout, mais elle aurait largement le temps, si elle survit à la guerre, de reprendre les bases et de maîtriser cet univers aussi bien que si elle l'avait toujours connu. Et probablement qu'elle y laisserait quelques plumes, mais elle semble suffisamment forte pour y faire face sans trop de casse. Et puis, maintenant, elle semble le prendre plutôt bien, donc... Wait and see, comme dirait l'autre.

C'est là qu'elle lui pose la question à laquelle il s'attendait :

Et cet endroit où les... les gens comme moi sont protégés ?

Hum. Bon, d'ordinaire, les demi-dieux l'atteignent autour de leurs douze ans, mais il arrivait qu'ils y parviennent plus tôt ou plus tard. Beth serait une exception, mais en ces temps troublés... C'était d'ailleurs miraculeux qu'elle s'en soit sortie jusqu'à maintenant.

Il finit par répondre :

Je t'y emmènerai quand tu seras en état de marcher. Pour faire simple, cet endroit n'est pas visible pour les mortels, sauf ceux qui voient à travers la Brume, et seuls les demi-dieux peuvent y entrer et sortir à loisir.

Il marque un temps d'arrêt, le temps de faire craquer ses jointures, avant de reprendre :

Et tu peux y faire entrer qui tu veux, mais il faut une formule spéciale. Enfin, pas tes proches mortels, c'est la seule exception. Enfin... je crois. J'avoue que je n'ai pas trop géré cette histoire, tout ce que je te dis a été dit en conseil il y a quelques temps à peine, et être au service de Zeus c'est quelque chose à plein temps...

Il arbore une mine légèrement contrite. En vérité, ce n'est clairement pas son domaine, la protection des demi-dieux, mais il allait devoir combler son retard, n'en déplaise au patron. Il lance un regard à Beth, avisant son état, avant de souffler :

Si demain, tu vas mieux, on avisera à ce moment-là. Il faut que je prenne mes dispositions en amont, pour éviter un incident. Ça te convient ? D'autres questions ?


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MessageSujet: Re: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth] Dim 22 Avr - 15:59

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Pégase semble réfléchir à ma question. Comme si, finalement, m'avoir parler de ce lieu n'était pas une bonne idée. Comme si ça n'était peut-être pas fait pour moi, après tout. Mais dans ce cas, à quel endroit appartiendrai-je ? Je n'étais apparemment pas humaine mais si même les demi-dieux ne voulaient pas de moi...

Perdue dans mes pensées, je manquais de sursauter quand il me répondit :

"Je t'y emmènerai quand tu seras en état de marcher. Pour faire simple, cet endroit n'est pas visible pour les mortels, sauf ceux qui voient à travers la Brume, et seuls les demi-dieux peuvent y entrer et sortir à loisir."

Je hochais la tête et, se faisant, ma blessure se rappela à moi comme pour me dire "il a raison, tu ne peux pas encore te déplacer". Je détestais être impotente de la sorte. Mais peut-être que mon corps sentait que je ne voulais pas encore quitter mon monde. Ou en tous cas celui qui avait été le mien jusqu'ici. Si je partais dans ce Camp, je devrais sans doute dire adieu à tout ce à quoi je tenais, ou à qui je tenais. Mes parents, mes frères, mes quelques amis. Toute ma vie. Je ne serais plus jamais la même, c'était certain. Mais étais-je prête à tout abandonner, sans me retourner ?

Je n'étais pas sûre d'en avoir envie. Et peut-être que rester clouée dans ce lit me permettrait de me décider un peu plus facilement, de vraiment réfléchir à ce que je veux. De réfléchir à un moyen de ne pas abandonner mes frères. Car s'il y avait bien une chose que je ne pouvais pas et ne voulais pas abandonner, c'était eux. Ils étaient tout pour moi. Ils m'avaient construite, ne m'avais jamais abandonnée. Alors comment pourrais-je leur dire au revoir ?

Comme s'il sentait mes hésitations, Pégase ajouta :

"Et tu peux y faire entrer qui tu veux, mais il faut une formule spéciale. Enfin, pas tes proches mortels, c'est la seule exception. Enfin... je crois. J'avoue que je n'ai pas trop géré cette histoire, tout ce que je te dis a été dit en conseil il y a quelques temps à peine, et être au service de Zeus c'est quelque chose à plein temps..."

Je hochais la tête, sentant ma gorge se nouer. Alors j'avais raison. C'était presque un aller simple. Certes, je pourrais en sortir mais je supposais que ce n'était pas en Angleterre. Et que mes frères voudraient savoir où je me rendais si souvent.

Mais nous étions en guerre. Pour le moment, je pouvais peut-être trouver une excuse. Ils étaient presque tous au front ou dans les services secrets. Ils étaient tous occupés. Ils auraient mieux à faire que de vérifier une soit-disant nouvelle affectation. Je pouvais donc tenter d'aller découvrir ce Camp et, si ça ne me plaisait pas, je reviendrai auprès des miens.

Oui. C'était une bonne idée. J'irai voir cette Colonie et ensuite j'aviserai. J'aurais le temps une fois là-bas. Pour le moment, je devais juste me rétablir et me préparer à ce nouveau monde. Finalement, j'étais presque heureuse que Pégase soit là. Après notre mission ensemble, j'avais confiance en lui et savoir qu'il était prêt à m'accompagner me réchauffait le coeur.

"Si demain, tu vas mieux, on avisera à ce moment-là. Il faut que je prenne mes dispositions en amont, pour éviter un incident. Ça te convient ? D'autres questions ?"

Je hochais la tête et, d'une voix enrouée et sèche, je répondis en quelques mots :

"Non. Je crois que je suis fatiguée... Je veux bien que tu m'emmènes là-bas, juste pour voir. Je pense que c'est une bonne idée."

J'attrapais le verre d'eau posé près de moi, sans oublier d'esquisser une grimace de douleur en bougeant. Je bus quelques gorgées puis me rallongeais, sur le dos, bougeant le moins possible. Je fermais les yeux et entendis à peine les pas de Pégase s'éloigner.

Je sombrais alors dans un sommeil agité, peuplé de monstres mythologiques et des cadavres de mes frères. Je me réveillais en sursaut au petit matin, en sueur, gagnée par une fièvre qui redescendit heureusement bien vite. Quelques jours plus tard, j'étais prête à partir pour les Etats-Unis et la Colonie des Sang-mêlés.


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MessageSujet: Re: We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth]

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We've got to fight. If we don't, who will ? [Pégase & Elizabeth]

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