On n'échappe pas à son destin (PV : Perséphone )
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On n'échappe pas à son destin (PV : Perséphone )

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MessageSujet: On n'échappe pas à son destin (PV : Perséphone ) Ven 15 Aoû - 1:55


On n'échappe pas à son destin
« La vie n'est qu'un piège où l'on finit toujours par tomber. »




Le voyage prenait fin. J’avais parcouru à dos de mon chien la Grèce jusqu’en Sicile. L’île de ma mère était un petit îlot de cette île italienne. Etant désormais à pied, je marchais dans les ruelles tout en me maintenant fermement à mon bâton. Je me sentais faible et souffrante. Depuis ce matin, j’avais ressenti de vives douleurs de manière invariable et j’en connaissais la raison. Le bébé arrivait. Mes jambes tremblaient sous le poids de mon ventre. Ce ventre arrondi qui portait un petit être dont la vie semblait des plus incertains. J’avais peur. Je ne cachais pas ce sentiment. Mon visage était inondé de sueur et mes mains étaient moites. Alors que je me déplaçais lentement, je me dirigeai vers le temple d’Apollon tout en esquivant au maximum les rues bondées de touriste. Même si la brume dissipait mon apparence, j’avais peur de perdre le contrôle de mes pouvoirs sous la douleur des contractions. Je n’avais pas envie de tuer des centaines d’innocent, j’avais assez d’ennui comme ça. Je pouvais discerner à quelques centaines de mètres le marbre blanc du temple, ainsi que leur colonne typique de l’architecture grecque et olympienne. Ce temple semblait avoir survécu avec le temps et j’espérais que mon cousin puisse me protéger entre ses murs. En fait, j’espérais simplement être tranquille et que Perséphone puisse me rejoindre dès que j’y serais. Je n’avais pas eu de nouvelles depuis ma dernière rencontre avec la déesse du printemps. Mais j’avais remarqué après mon départ, un redoublement d’effort du côté d’Hadès dans ma traque et ça n’avait pas été facile de le semer jusqu’ici. Pourtant, à quelques pas du sanctuaire, cette douleur me relança brutalement. Je ne pus m’empêcher de gémir tout en maintenant d’une main ferme mon bâton. Je ne devais pas le lâcher. Si je faisais cette erreur, j’en connaissais les conséquences. Il me maintenait debout et sans lui, je me déplacerais comme un reptile collé contre le sol. Cette souffrance sonnait un long gong dans ma tête, celui de la délivrance mais aussi d’une fatalité. Je clignai des yeux forçant mes yeux à voir moins flou et je contraignis mes jambes à parcourir les derniers pavés me séparant du bâtiment. D’un mouvement de main de cent quatre-vingt degrés, la porte du temple s’ouvrit et je pus distinguer la majestueuse statue d’Apollon jouant de sa lyre. Mes pas s’entendirent en écho dans la grande salle vide. Mes genoux cédèrent devant l’effigie du dieu et je murmurai d’une voix sifflante. « Ô Apollon, accorde-moi ton hospitalité et ta protection le temps que le monde accueille un nouveau être. » Après que ma voix ait cessé, un silence s’installa durant une longue minute. J’élevai mon regard vers la mine enjouée de la statue avec plein d’espoir. Un rayon de soleil s’infiltra dans la bâtisse et m’éblouit complètement au point que je dus fermer mes yeux. Seulement, cinq secondes plus tard, en les rouvrant, je découvris en mes doigts de l’ambroisie. Un mince sourire illumina mon visage avant que je le remercie.  « Merci cousin, je te dois une faveur désormais. »

Or, au moment où j’allais mettre à ma bouche cette nourriture divine, je fus prise de spasme de douleur. Je serrai les dents pour ne pas émettre un seul bruit, seulement, je devais manquer de mental étant donné qu’un nouveau gémissement s’entendit à travers le hall. Attendant que cette douleur lancinante soit plus supportable, je pus déguster cette plante dorée. Je sentis l’effet du mets prendre effet car ma peau reprit une couleur pêche et mes jambes me semblaient un peu moins lourde. Je me relevai et je fis apparaître une sorte de lit confortable. A côté de cette couche, une cuve d’eau chaude avec un tissu absorbant de qualité. Je fermai un instant les yeux, imaginant un autre endroit et surtout la présence de Tyler. Mon cœur se serra légèrement et une larme coula le long de ma joue. Il me manquait et ce sentiment de manque ne partira pas avant un bon moment, je le savais. Je soupirais un instant avant de me déplacer vers mon lit douillet et de m’y assoir simplement. Je tapotai le matelas. Néanmoins, les contractions recommençaient de plus belles et elle semblait être de plus en plus fréquente. Je n’étais pas une professionnelle des accouchements et encore moins de ceux concernant les êtres divins mais le travail arrivait à grand pas. Ne pouvant plus supporter cette position assise, je m’adossais contre l’un des cousins tout en caressant ce gros ventre. J’allais être de nouveau maman et encore une fois, je ne pourrais pas profiter de ce statut. Maudis destin ! Un rire nerveux s’échappa de mes lèvres avant d’être de nouveau secouer par cette douleur. Mes mains commençaient à me brûler et en jetant un regard, une lueur éblouissante avait pris possession de mes mains. Celle-ci commençait à envahir mes bras, mon torse puis tout mon corps. Cette lumière aveuglante cessa laissant juste des petites étincelles éclatées par moment. Ma forme humaine m’avait abandonnée.

Une flaque se formait entre mes jambes. C’était le moment. J’ouvris la bouche et je prononçais avec difficulté ma phrase. « Perséphone, j’ai besoin de toi. » En palpant à l’endroit humide, je fis une petite moue avant que les tourments recommencent.


Dernière édition par Hécate le Ven 15 Aoû - 23:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: On n'échappe pas à son destin (PV : Perséphone ) Ven 15 Aoû - 14:14

Perséphone ∞ Hécate
On n'échappe pas à son destin
Les semaines s'étaient écoulé dans une vitesse anormalement lente depuis que j'avais croisé Hécate à l'Olympe. Je n'avais plus eu de nouvelle de la déesse, mais je me doutais qu'elle ait besoin de moi d'un moment à un autre, mais je ne savais ni où ni quand. Je connaissais à peu près sa position avec du retard grâce à Hadès qui traquait Hécate. En fait, j'aurais préféré n'avoir aucune nouvelle d'elle et la savoir en sécurité plutôt que de la savoir suivi par le maitre des Enfers. Et que faire dans ces cas-là, puisque même prier est inutile, prier qui ? Mon père, Héra,Poseidon ? Quoi qu'Héra soit la plus adaptée à nous aider bien qu'elle ne fasse rien pouvant contrarier son frère. J'avais beau avoir bien des pouvoirs, je ne possédais pas celui de la localisation, je pourrais, mais son aura était dissimulée.

J'étais contre la fenêtre de mon appartement de l'Olympe, j'étais soucieuse et je n'avais pas envie d'aider ma mère, je ne voulais plus rien faire si ce n'est contacté Hadès pour savoir où il en est et avoir des nouvelles. Je commençais de plus en plus à regretter de ne pas l'avoir accompagné quitte à m'attiser les foudres de mon mari. Je passais alors le temps en décorant mon appartement de diverse plante d'un air las. Soudainement, je ressentis comme un appel dans mon esprit, cela me rappelait l'époque où les mortels croyaient encore en nous et nous priaient, ce fut exactement les mêmes choses. Je fermais les yeux pour localiser la provenance de la personne qui m'appelait et je constatais qu'il s'agissait d'Hécate, je la voyais allongée dans un lit, je me concentrais pour la localiser et me téléporter mais je n'y parvenais pas, une protection lumineuse y avait été établi. Je cherchais donc à reconnaitre l'endroit où elle était. Je reconnaissais une architecture antique et une statue à l'effigie de mon demi-frère Apollon. Seulement même si notre nombre de temples avait diminué Apollon en possédait encore un certain membre. Je dus me concentrer alors quelque instant pour reconnaitre lequel il s'agissait. Hécate était parvenue à trouver la force de se rendre jusqu'en Sicile. Seulement, je ne pouvais pas m'y téléporter ainsi, si j'étais surveillé je la ferais repéré immédiatement. D'un autre coté Apollon semble avoir donné sa bénédiction et sa protection à mon amie et de toute façon, je n'avais pas de temps à perdre. Sans la moindre hésitation, je me téléportais dans la ville où se localisait le temps puis je m'y rendais à pieds en courant de toutes mes forces. Une fois devant le temple, j'entrais dedans jusqu'à trouver Hécate allongé dans un lit, directement, je m'inquiétais. "Hécate...! Hécate...! Ça va ?!" Je m'agenouillais vers elle et je posais mes mains sur ses joues puis sur son front avant de baisser mon regard vers son ventre et de constater que le travail avait commencé, je pense que nous n'aurons donc pas le temps pour des retrouvailles dignes de ce nom, mais des plutôt spéciale. "Respires... Et laisse, toi aller "
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MessageSujet: Re: On n'échappe pas à son destin (PV : Perséphone ) Ven 15 Aoû - 23:43


On n'échappe pas à son destin
« La vie n'est qu'un piège où l'on finit toujours par tomber. »




La sueur continuait de perler sur mon front alors que la douleur devenait de plus en plus vive. J’agrippai de toutes mes forces les draps du lit tout en respirant fort. J’avais même l’impression que de la vapeur sortait de ma bouche. J’avais chaud puis en même temps froid. Je manquais d’air puis en même temps j’avais envie d’exploser. Mes ressentis étaient un pur contraste et je n’arrivais plus à y mettre un sens. Je ne savais pas quoi faire. J’étais totalement perdue au point que je me mis soudainement à pleurer à chaude larme. Ma voix essayait d’articuler un brin de phrase, un brin de prière mais tellement incompréhensible que je continuais de gémir. J’avais mal et j’étais paniquée. Pourtant, une pensée me troubla légèrement car elle était destinée à ma mère. J’avais besoin de ma mère, j’avais envie de sa présence, j’avais le désir d’entendre sa douce voix et la soif de sentir ses mains froides caressées mon front. Malgré moi, je sentais sa présence tout près de moi. Je voyais sa silhouette mince et élancée ainsi que ces longs cheveux argentés. Elle semblait me sourire. Ce sourire rassurant que tout enfant connaît. Ce sourire qui sait vous faire passer des larmes aux rires. C’était le pouvoir d’une mère, celui de par sa présence rassurait son enfant. Comme possédé, mes mains lâchèrent prises et s’élevèrent en sa direction. Mes larmes ne cessèrent pas. Mes lèvres prononçaient simplement. « Maman… Maman… » J’étais redevenue une jeune fille voulant enlacer sa mère après un mauvais cauchemar. Sauf que je n’avais jamais été cette fille, je n’avais jamais rêvé et ma mère n’était plus là. J’émis un cri avant que ses traits s’effaçaient petit à petit jusqu’à disparaître. Je restais bloquer fixant toujours cette ancienne ombre. Mon visage s’était étiré de stupeur. Un râle sortit de ma bouche, suivit d’un hurlement et d’un silence. Ce calme n’était pas un hasard. Mes yeux étaient figés sur la porte du temple ouvert. Mon aura s’étira jusqu’à aller à l’encontre de l’inconnu. Inconnu qui ne l’était pas car c’était Perséphone, mon amie, ma confidente, ma reine. Je voulus articuler une phrase seulement en voyant comment elle se précipitait vers moi, je ravalai ma phrase. « Hécate...! Hécate...! Ça va ?! » Cette voix si rassurante que j’avais envie d’hocher bêtement la tête. Elle s’agenouilla vers moi ce qui fit cesser mes larmes. Ses mains se posèrent sur mes joues ainsi que sur mon front. Ce contact était à l’origine d’un long soupir de ma part. « Respires... Et laisse, toi aller » J’avais envie de l’écouter, de respirer doucement et de faire mon travail. Seulement, la peur me hanta de nouveau.

Je la regardai d’un regard vide tout en palpant sa main sur mon visage. Mon corps me suppliait de faire quelque chose. Ma respiration était toujours aussi saccadée et j’entendais le bruit des battements de mon cœur depuis mes tympans. « Perséphone » Je réussis à prononcer son nom avant d’être secouée par la douleur et de m’accrocher férocement aux draps du lit. Mes yeux semblaient vouloir sortir de mes orbites. Je clignai légèrement des yeux tout en me concentrant sur ses traits du visage. « J’ai peur… Et sans toi, je continuerai à paniquer. Je ne suis pas assez forte. » Je respirai un grand coup et j’essayais de m’habituer au rythme des contractions. Mes yeux ne lâchèrent pas la déesse. Je sentais une forte pression au niveau de mon ventre et j’en déduis que c’était le moment de pousser. L’une de mes veines crâniennes ressortait affreusement au-dessus de mon visage. J’y mis toutes mes forces pourtant, je sentais aucune différence. Je m’y tendais une deuxième fois tout en y poussant un cri de rage. « Ce n’est pas un bébé ! C’est un éléphant ! » Je serai les dents tout en subissant une nouvelle contraction. C’était presque insurmontable ces vagues de douleur et je remerciai silencieusement mon adrénaline. Je poussai une troisième fois et je sentis les murs environnants tremblés sous la force. J’avais l’impression que mon corps se tendait complètement au point que c’était anormal. Tout en lâchant un énorme soupir, j’amorçai un semblant de conversation. « Tu… Tu lui as dit ? » Je refermai d’un coup ma bouche pour éviter de crier à nouveau tout en continuant mes paroles. « Comment il a réagi ? » J’émis un grognement avant de pousser une nouvelle fois. J’espérais que ce calvaire ne dure pas des heures même si je m’étais habituée à la présence de ce petit être.
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MessageSujet: Re: On n'échappe pas à son destin (PV : Perséphone ) Sam 16 Aoû - 10:31

Perséphone ∞ Hécate
On n'échappe pas à son destin
Je trouvais Hécate allongée sur son lit dans un état que je ne qualifierais pas de parfait, l'accouchement n'est vraiment pas quelque chose de parfait, mais littéralement de douloureux, encore plus quand l'on porte un dieu. Je m'assurais qu'elle ne faisait pas de fièvre, mais c'était plus un geste d'inquiétude pour la rassurer que quelque chose de bien logique. Je m'agenouillais à ses côtés en l'observant d'un air bienveillant et je lui suggérais de respirer, mais de surtout ne pas se retenir, car aussi épouvantable que cela puisse paraitre, le petit est sans doute semblable à un dieu et il ne se contentera pas de mourir à la naissance, il sortira d'une manière ou d'une autre. Son corps semblait aller contre sa volonté et je m'en inquiétais vraiment, je serrais un peu plus sa main en entendant mon prénom et elle avait toute mon attention. Seulement les contractions reprenaient, je sentais toute la force de sa main serrer la mienne sous la douleur, mais je ne réagissais pas attendant que cela passe. J'écoutais alors ses quelques mots sortir de sa bouche. Elle devait avoir si peur, se sentir si seule, mais moi, je ne l'abandonnerais pas. "Hécate... Je t'en fais la promesse, je resterais à tes cotés tout le long de cette épreuve qui t'attend, alors n'ait pas peur. Tu es forte Hécate et tu le sais alors ne doute pas de toi." J'essayais de la rassurer, qu'elle sente que je sois là, que je l'aiderais du mieux que je peux. Seulement ma présence seule ne suffit pas et c'est néanmoins à elle de faire le plus gros du travail. Et le travail avait commencé, je le voyais pousser et il fallait l'aider au maximum. J'allais alors au niveau des jambes d'Hécate, s'il fallait qu'elle pousse autant lui libérer au maximum l'accès, j'attrapais un morceau de sa longue robe que j'arrachais, sans pour autant la dénuder, juste qu'elle ai plus de libertés dans ses mouvements. Je faisais réellement du mieux que je pouvais, mais je n'étais pas Héra, et les accouchements ne sont pas ma spécialité. Les seules expériences que j'ai en la matière sont mes propres accouchements. Je ne voyais pas encore le crâne de l'enfant ce qui prouvait qu'elle n'en était qu'au début, mais déjà, elle semblait s'adapter au rythme de la respiration puis de la poussée. Hécate quant à elle, semblait déjà à bout de forces. "Il a beaucoup de forces, mais tu vas y arriver ! Courage Hécate." Hécate libérait beaucoup d'énergie mais rien d'alarmant et de toute facon, tant que je serais ici personne n’interférera dans cette accouchement. Je fus surprise lorsqu'elle me posa ses questions, elle trouvait encore la force de penser à cela maintenant ? D'un coté, c'était compréhensible, mais soit. Je n'avais pas le courage de lui mentir ni de lui cacher quoi que ce soit. "Oui, il est au courant..." Je soupirais puis je prenais à nouveau sa main contre la mienne. "Il a juré sur le Styx qu'il te retrouverait et te ferait payer cet affront... Toutefois à force de persuasion, j'ai réussi à le convaincre de laisser la vie sauve à ton enfant s'il venait à naitre..." J'hésitais à lui dire qu'il avait accepté uniquement pour l'intérêt qu'il lui apporterait une fois adulte. Toutefois, je pense que cela la rassurerait tout de même. C'était ce qu'elle souhaitait ... Que son enfant soit sauvé. Je sentais de nouvelle vague de contractions la submerger et je retournais voir où elle en était. Le crâne apparaissait seulement, mais nous n'étions qu'au début encore..
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Edit Hécate : Je te l'ai mise Wink
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MessageSujet: Re: On n'échappe pas à son destin (PV : Perséphone ) Sam 16 Aoû - 23:22


On n'échappe pas à son destin
« La vie n'est qu'un piège où l'on finit toujours par tomber. »




Je commençai à me calmer et à rentrer dans le rythme. Ce changement était dû à la simple présence de mon amie. J’avais énormément confiance en elle et qu’elle me voit dans cet état, ne m’affectait pas. J’avais l’air faible. J’avais l’air vulnérable. Mais quand l’enfant sera dans mes bras, je redeviendrais la déesse que j’étais, je retrouverais mes pouvoirs. Même si je ne pourrais luter éternellement contre Hadès, je voulais donner une dernière image : celle d’une déesse forte. Je n’avais aucune envie qu’on me voit actuellement et j’espérais de toutes mes forces qu’Hadès arriverait plus tard. Je connaissais mon destin, je l’acceptais. Cependant, je voulais sentir ce petit être dans mes bras et pouvoir le cajoler. Je demandais juste un instant avec lui, respirer la chair de ma chair et lui donner un brin d’amour. Je l’avais porté pendant plusieurs mois et la moindre des récompenses était de voir son œuvre, non ? Ces derniers mois avaient été pénible dans le sens que j’avais dû abandonner mon poste et m’éloigner le plus possible du pouvoir de l’Olympe.

Désormais, j’étais dans la salle du temple d’Apollon en train d’accoucher de l’enfant du fils d’Hadès sans qu’il soit là. Etait-il au courant que j’étais enceinte ? Hadès l’avait-il convoqué suite à la révélation de Perséphone ? Etait-il en sécurité ? J’avais peur pour lui comme pour l’enfant. Tant de questions me taraudaient l’esprit que la nuit, je ne pouvais m’étendre dans les ténèbres. Je n’étais pas sereine, j’étais des plus inquiètes. Je n’aurais jamais cru que le fait d’aimer puisse apporter autant de souffrance. Si seulement, j’en avais parlé à Hadès en temps et en heure, si seulement je lui avais dit mes sentiments à l’égard de son fils avant que tout s’enchaîne. J’avais fait mon erreur, je l’avais commise mais qu’est-ce que je n’aurais pas fait pour Tyler. La voix de Perséphone ma rassurait. Elle avait un timbre délicat comme si sa voix était faite de velours. Elle était comme à son habitude très belle. Hadès avait de la chance d’avoir une telle femme à ses côtés. Elle n’avait pas que la beauté mais bien d’autre qualité. J’avais la chance d’avoir une telle amie. En soi, son enlèvement avait créé un lien entre nous deux. Etant les seules femmes du royaume, on se serrait les coudes. Ce temps me manquait parfois. « Oui, il est au courant... » Je clignai un instant les paupières mais cela ne m’étonnait guère vu que je l’avais demandé à mon amie de le mettre au courant. En sentant le contact de la déesse, je me mis à paniquer m’attendant au pire. « Il a juré sur le Styx qu'il te retrouverait et te ferait payer cet affront... Toutefois à force de persuasion, j'ai réussi à le convaincre de laisser la vie sauve à ton enfant s'il venait à naitre... » Payer, je n’en doutais pas et je l’attendais. Cependant, je fus rassurée en ce qui concerne mon enfant. Même si Hadès devait forcément avoir une idée derrière la tête au moins, il aurait une place et ne risquerait pas de mourir. J’eus envie de la remercier seulement la contraction ne me laissa pas le temps. L’espace de temps entre deux semblait considérablement se réduire. J’avais l’impression d’étouffer sous ces violents coups. Je poussai toujours en y mettant à chaque fois plus de hargne et de force. J’avais l’impression de créer d’énorme onde d’énergie. Le temple semblait bouger à chaque vague et j’eus même l’impression que la face enjouée de la statue de mon cousin semblait inquiète. Inquiet dans le sens que son temple pouvait s’effondrer à tout moment.

« Tu es merveilleuse ! » Ce dernier mot, je le criai à cause d’une vague de douleur. J’avais l’impression de courir un marathon pied nu sur de la lave. J’avais chaud, j’étais fatiguée et j’avais mal. Quelle idée de naître en pleine été ? En soi, la température ne sera pas radicale pour le petit. Je pouvais sentir que le crane était en train de passer. C’était une sensation étrange et j’étais pressée de passer la plus grosse partie de son corps. Poussant encore, je continuai ma petite discussion avec davantage de difficulté. « Tu. Tu as des nouvelles… de Tyler ? » Je clignai des yeux tout en serrant mes dents au point de faire exploser ma mâchoire. J’émis un petit piaffement n’arrivant pas à contenir cette douleur. En fait, si je devais expliquer d’un point de vu musical, je passais du grave à l’aigu dans un rythme presque parfait. Par contre, la musique n’était pas des plus symphoniques ressemblant plus à une cacophonie. Puis, mes cris étaient les chœurs de la chorale. Je pars loin. J’émis un soupire tout en étant concentré dans mon travail. « Dis-moi qu’il va sortir ? Dis-moi que cet enfant se presse de sortir ? » J’étais limite entrain de supplier mon amie. Le calvaire durait déjà depuis un bon quart d’heure. Je me demandais bien comment Léto avait pu supporter cette douleur pendant sept jours. J’avais l’impression que l’étirement se calmait. Comme si le plus gros était passé.


Citation :
PS : J'essaie de faire avancer mon rp étant donné qu'il reste encore la partie avec Hadès. Puis, je ne suis pas une professionnelle de la description des accouchements Razz
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MessageSujet: Re: On n'échappe pas à son destin (PV : Perséphone ) Lun 18 Aoû - 19:36

Perséphone ∞ Hécate
On n'échappe pas à son destin
L'accouchement était lancé et j'espérais que tout se passe bien, je ne me sentais pas totalement à l'aise à l'idée de devoir l'aider en cas de complication. Il y avait bien longtemps que je n'avais pas vu Hécate enceinte, et encore jamais dans un tel état et surtout dans de telles circonstances. Hécate ne méritait vraiment pas cela et je ne savais même pas si moi, à sa place aurais les épaules pour tenir dans sa situation. Je craquerais, je pense et c'est pourquoi je tenais à être présente pour elle, d'autant plus qu'inversement, elle ne m'abandonnerait pas. Je craignais surtout qu'Hadès ne découvre sa position et vienne intervenir dans l'accouchement, je ferais pour l'empêcher de faire du mal à Hécate mais Hadès restait Hadès et même moi je n'avais pas une emprise totale sur lui. Par chance, Hécate bénéficiait du soutien ou du moins de l'hospitalité d'Apollon et c'était mieux que rien.
Je n'avais pas jugé bon de lui mentir et j'avais préféré lui dire la vérité, car de toute façon, elle ne m'aurait pas cru si je lui avais annoncé qu'Hadès était ravi. Mais j'essayais de me montrer rassurante tout de même, j'avais au moins réussi à garder la vie du petit sauve, c'était déjà beaucoup venant de mon époux. J'aurais bien aimé discuter encore un peu avec elle, mais bébé n'attends pas et les contractions reprenaient de plus belle. Je me re concentrais alors sur la venue du bébé, je voyais le crâne du petit apparaitre et c'était bon signe, bien que la fin risque d'être la plus douloureuse. Je ne prenais pas en compte les ondes magiques qui émanaient d'Hécate, elle ne me gênait pas tant que ça en réalité. Je souriais en entendant son compliment, mais je ne pouvais me retenir de lui dire : "non, toi, tu es merveilleuse ! Merveilleuse de vivre ta vie comme tu l'entends !" Je le pensais réellement, Hécate était tellement... Tellement indépendante et libre. Je n'avais jamais connu la liberté pour ma part. Ma vie me plaisait, mais il me manquait ce petit quelque chose qui la rendrait palpitante. "Je vois la tête ! Encore un effort !" Je me redressais et je lui humidifiais le front, je voulais qu'elle se sente parfaitement bien dans la mesure du possible. Puis je retournais à a place prête à accueillir ce petit être pour avoir l'honneur et le privilège de le remettre à sa mère. Je redressais alors mon visage lorsqu'elle me demanda des nouvelles de Tyler. "Non désolé, Hécate, aucune. Je passe mes journées à l'Olympe et je ne communique avec Hadès qu'occasionnellement alors je n'ai pas jugé bon de lui parler d'un sujet risquant d'empirer son humeur déjà bien mauvaise et provoqué un probable énervement contre son fils..." Je revenais sur le petit auquel j'attrapais le crâne sortir, cela signifiait que le reste du corps bien que douloureux allait finir par sortir d'une minute à l'autre. "Un dernier effort Hécate, tu y es presque ! " Je continuais de l'assister dans ses poussées ayant à chaque contraction une partie supplémentaire du corps de l'enfant dans mes bras. Au bout d'encore quelque minutes de calvaire pour mon amie, le bébé était enfin là, dans mes bras, et il pleurait. D'un claquement de doigt, je coupais le cordon ombilical à l'aide de ma magie faute de matériel puis je m'approchais d'elle, le bambin entre les mains et toute souriante, je lui disais : "félicitation, c'est un garçon !" Puis je lui donnais son enfant, elle le méritait bien après tout..
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[HRP: La partie avec Hadès se déroulera t'elle dans ce rp ou dans un autre ? Enfin sinon mercii de m'avoir mis le code précédemment !]
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MessageSujet: Re: On n'échappe pas à son destin (PV : Perséphone ) Mer 20 Aoû - 18:52


On n'échappe pas à son destin
« La vie n'est qu'un piège où l'on finit toujours par tomber. »




La réponse de Perséphone par rapport à mon précédent compliment me fit sourire simplement. Même si la liberté avait toujours un prix. J’allais le payer au prix fort, j’en avais conscience et c’est pour cette raison que je profitais de mes dernières minutes. Être en compagnie de ma plus chère amie rendait ces minutes plus exquises. Elle était formidable même si elle ne l’admettait pas. Je ne sais pas comment j’aurais pu faire sans elle. Malgré la douleur, je me sentais bien. J’avais l’impression de voir dans les tons roses et non dans les tons moroses tels que le gris. Tout semblait se sublimer. Même si ce n’était pas première fois que je devenais maman, j’avais toujours ce tract. Puis, celui-ci était né d’un amour sincère bien qu’il fut refusé de la part d’Hadès. Parfois, j’aimerais réécrire l’histoire et faire en sorte que celle-ci soit dans mon sens. Pourquoi Hadès faisait-il tant d’histoire sur notre passion ? Pourquoi continuait-il à détruire mon beau château de cartes ? Mes fleurs avaient fanées à cause de lui. Mon cœur avait cessé de battre en harmonie avec celui que j’aime à cause de lui. Il était la cause de mon chagrin et il allait rendre un enfant malheureux à cause de l’éloignement de ses parents. Il m’arrivait quelquefois d’imaginer cette vie autrement, loin de cette tempête et surtout auprès de Tyler. J’imaginais très bien, lui me serrant dans ses bras et moi lui déposant de fins baisers dans son cou. Puis, au loin, un cri d’enfant qui se dirigerait vers nous, notre enfant. Cela semblait si loin, si chimérique que je gardais ces pensées pour les rêves. Hadès avait fait brûler notre amour jusqu’à la racine. Il l’avait rendu invraisemblable. « Je vois la tête ! Encore un effort ! » La voix de la déesse me sortit de ma stupeur et je reconnectais avec la réalité. Moi suante et épuisée avec à mes côtés une belle femme prenant soin de moi. J’émis un petit râlement pour m’encourager à pousser encore et encore. L’eau sur mon front me revigora et je lançais un regard plein de tendresse à mon amie. Elle pensait à tout. Elle se préparait déjà à cueillir le nouveau fruit. Je la trouvais aussi habile qu’Héra. Seulement, sa réponse par rapport à Tyler coupa un peu mon euphorie. « Non désolé, Hécate, aucune. Je passe mes journées à l'Olympe et je ne communique avec Hadès qu'occasionnellement alors je n'ai pas jugé bon de lui parler d'un sujet risquant d'empirer son humeur déjà bien mauvaise et provoqué un probable énervement contre son fils... » Mais je savais qu’elle avait raison. Il fallait que le jeune sang-mêlé se fasse oublier de son paternel. Il avait la même épée que moi au-dessus de la tête sauf que la mienne ne pourrait jamais rompre le lien de la vie alors pour lui… La mort était devant lui.

Reprenant ce rythme effroyable, je me concentrais à ce travail. « Un dernier effort Hécate, tu y es presque ! » A ces mots, j’y mettais davantage de force. Je voulais mettre fin à ce calvaire pouvoir de nouveau respirer normalement. Je pouvais voir dans les bras de Perséphone, petit à petit, ce petit être. Pourtant, il fallut dix minutes de plus pour qu’il soit sorti. Les pleures envahirent le hall. Je le regardais d’un regard plein d’amour attendant le moment où je l’aurais dans mes bras. Perséphone coupa le cordon me reliant à lui tout en s’exclamant. « Félicitation, c'est un garçon ! » Un sourire radieux raviva mon visage et il s’intensifia en sentant ce petit corps contre moi. D’un coup de doigt, je le rendis propre. Ces pleures cessèrent. Or, étrangement, la lumière disparut dans la pièce. Pourtant, on devait être un peu plus de deux heures de l’après-midi. Je m’écriai. « Qu’est-ce qui se passe ? » J’élevai mon regard inquiet vers la déesse tout en serrant davantage le jeune bambin. Je sentis une sorte de présence s’intensifiée et à ma grande surprise, cela me concernait. Cette puissance ne s’éveillait qu’en pleine nuit. Usant de mon troisième œil, je pus discerner au-delà du mur et voir le ciel. Ma bouche forma un « o » parfait et je criai de stupeur. « Une… Une éclipse ? » Ce n’était pas une simple éclipse mais une totale. Il faisait noir dehors comme si la lumière avait été absorbée par les ténèbres. La force s’infiltrait en moi et mon corps se changea de lui-même. Je perdis mes kilos en trop. L’enfant s’agita un peu. « Chut… Chut mon bébé… Ce n’est rien ! » Ce bref moment de ténèbres fut des plus agréables pour moi. Ce n’était pas le hasard, sans le vouloir, j’avais fait en sorte que la lune passe devant le soleil. Je n’étais pas pour rien une déesse lunaire. Après quelques longues secondes, la lumière éblouit de nouveau le temple. Je pus observer de plus près les traits de mon enfant. Bon, vous vous doutez, pour moi, c’est le plus beau bébé de tout l’Olympe.

Mon bras libre caressa celui de mon amie. Je la regardai pleine de reconnaissance. « Merci Perséphone ! Tu es la meilleure de toute ! Et tu as bien mérité d’être la marraine du petit. Je laisse le choix à Tyler pour le parrain même s’il n’est pas là. » J’embrassai le front de mon enfant tout en lui murmurant. « Ton papa est un homme bien, retiens ça de lui ! Je sais qu’Hadès va faire en sorte de t’éloigner de lui alors, je vais t’offrir un présent. Quand tu seras à l’âge de parler, tu pourras communiquer avec ton père par la pensée. » Je lui redonnai cette fois-ci un nouveau baiser fait de magie. Je créai dès maintenant un lien entre lui et son père. C’était la moindre des choses. Il émit un petit sourire adorable et j’en fus toute ensorcelée. « Il est pas trop mignon ? » Je savourai ces derniers instants tout en encrant dans ma mémoire l’image de cet enfant. Qu’allait-il faire de moi ? Je me le demandais. Je l’attendais.


Citation :
PS : Oui, on poursuivra le rp ici lors qu'Hadès pourra venir Razz
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MessageSujet: Re: On n'échappe pas à son destin (PV : Perséphone ) Ven 22 Aoû - 13:46

Perséphone ∞ Hécate
On n'échappe pas à son destin
Nous étions toujours dans ce temple en Sicile, celui de mon demi-frère Apollon, j'étais auprès d'Hécate qui mettait au monde son enfant, le fils de Tyler, le petit-fils d'Hadès et une sorte de petit fils pour moi. Je l'aidais à accoucher d'une toute nouvelle vie, de cette vie qui malgré elle allait causer le désespoir de sa mère. Cette nouvelle vie à laquelle j'allais devoir m'attacher, m'en occuper comme si elle venait de moi et la préserver du mieux que je pouvais de son grand-père. Telle était ma promesse faite à Hécate. Je ne devais pas partir dans mes pensées, la tête du bébé sortait. Je savais que cette phase allait être très difficile pour elle, j'allais donc lui éponger le visage pour la rafraichir un peu avant de retourner à ma place, prête à accueillir ce petit être. Tout ceci aurait pu être parfait si je ne devais pas lui annoncer la triste nouvelle. Je n'avais aucune nouvelle de Tyler, ni du sort que lui réservait son père. Je ne savais rien du tout et pourtant, j'aurais tellement aimé la rassurer, lui dire que tout allait bien et qu'elle pourrait partir avec son enfant rejoindre l'homme qu'elle aimait, mais non... Le sort ou plutôt mon époux en avait décidé autrement.

Le travail continuait et à chaque poussement c'est un peu plus du corps du petit qui voyais le jour. Je le réceptionnais peu à peu en prenant garde qu'il reste bien positionner. Hécate poussait de toutes ses forces et dix minutes après, je tenais entre mes bras ce petit nouveau-né. Je sentais sur moi le regard bienveillant d'Hécate, je savais ce qu'elle attendait et c'était légitime. Je m'empressais de couper le cordon puis je lui annonçais le sexe de son enfant. Le savait-elle ? Aucune idée, mais cela me faisait plaisir de le dire comme si mes mots gravaient à jamais sa présence dans ce monde. Je lui apportais donc son nouveau descendant, et je restais là près d'elle observant ce magnifique tableau. Les cris du petit résonnèrent encore au travers du temple, mais c'était normal, signe d'une bonne santé. Jusqu'à ce que la lumière disparût de la pièce. Je me retournais, curieuse de ce qui venait de se dérouler. Hécate non plus ne comprenait pas et je m'approchais de l'extérieur jusqu'à ce que j'entende Hécate déclaré une éclipse. Je comprenais alors, elle l'avait provoqué sans s'en rendre compte. Elle récupérait ses forces et je le sentais. Je revenais vers elle et je la retrouvais telle que je l'ai toujours connu : resplendissante. Après quelque seconde, la lumière fut revenue. J'étais à nouveau installé près de mon amie, je sentais sa main caressée mon bras et je lui répondais d'un sourire plein de tendresses. Ses mots me firent rougir, cela me faisait tellement plaisir et je touchais mon cœur lorsqu'elle m'annonça que je serais marraine. À une époque, on n'utilisait pas ce terme, mais le monde avait évolué et maintenant, ce fut un honneur. "Ce serait avec plaisir, je remplirais ce rôle avec honneur !" Je l'observais crée une liaison avec son enfant, je ressentais la magie et je posais mon index contre la joue de ce magnifique enfant. Je souriais lorsqu'elle me demanda fière de son enfant s'il n'était pas mignon. "Il est adorable Hécate, tu as fait du bon boulot !"
code by Silver Lungs


[HRP: Désolé je n'avance pas trop mais je ne savais point quoi dire :/]
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MessageSujet: Re: On n'échappe pas à son destin (PV : Perséphone ) Ven 22 Aoû - 21:07


On n'échappe pas à son destin
« La vie n'est qu'un piège où l'on finit toujours par tomber. »




Ce vent de puissance m’avait énormément manqué. J’avais l’impression de revivre à nouveau. Tous mes sens semblaient redécouvrir leur utilité. Je voyais, je sentais, j’entendais, je touchais différemment. Mes pouvoirs m’appartenaient de nouveau, enfin, pour combien de temps ? Etais-je assez puissante pour défier en personne le dieu des enfers ? La réponse était des plus négatifs, non que je sois pessimiste mais je connaissais mon adversaire. Je savais sa brutalité, sa force et sa détermination bien plus importante que la mienne. Certes, j’étais une femme rusée, se laissant peu dupé et ayant toujours un sort de réserve. Seulement, je ne pouvais rivaliser contre le maître du royaume car il puisait leur puissance de leur terre et leur domination. Zeus sans l’Olympe est un simple bambin comme Poséidon sans la mer et Hadès sans les Enfers. Je n’avais aucun royaume particulier, je régnais certes sur des domaines mais ce n’était pas assez. J’étais seule dans ce combat, je ne pouvais avoir l’appuie sur personne d’autre. Je n’avais pas assez de cartes en main et avec la vie d’un enfant et d’un sang-mêlé, je n’avais pas envie de m’y risquer. Je devais payer. Baissant mon regard tendre vers le sang de mon sang, je fus déterminé à baisser les armes. J’avais survécu jusqu’à aujourd’hui et c’était déjà pas mal. La Terre n’était pas assez grande pour que je puisse me cacher éternellement. Puis, d’une certaine logique, plus je payais rapidement, plus j’aurais de chance d’être au côté de cet enfant. Je n’allais pas le voir grandir mais une chose était sûre, je souhaitais le connaître. Peu de divinités ont grandi près de leur parent, préférant les mettre dans les bras de nymphes et de dryades. Malheureusement, je n’avais pas ce choix et son enfance se déroulerait contre ma volonté en Enfers. J’espérais simplement que son cœur ne se noircirait pas et qu’il goûterait au bonheur sans moi. Ma main caressa sa joue avec douceur. Je pus constater des étincelles dans son regard. Je lui souriais pour lui donner envie de croire au bonheur. Inconsciemment, il me sourit en retour et je fus bercer par son innocence. « Il est adorable Hécate, tu as fait du bon boulot ! » Perséphone confirmait mes pensées. Même si je n’étais pas la seule créatrice. Ce bout de chou avait des traits de son paternel. Comment pouvais-je en être sûre ? J’avais vu Tyler en tout petit bébé et les deux se ressemblent.

Pour ne pas que le bébé attrape froid, je l’enveloppais dans un tissus de satin noir.  Je faisais de vague mouvement pour le bercer. Pourtant, je pus entendre de mon ouïe fine que l’enfant semblait avoir faim. La seule solution se trouvait sous mes yeux en soi. Pendant ma grossesse, mon ventre n’avait pas été le seul à grandir. N’ayant aucune gêne que Perséphone puisse entrevoir ma nudité, j’abaissai un côté de ma toge pour sortir un sein gonflé. Je mis la bouche de l’enfant proche de mon téton et son instinct prit le dessus. Pendant cette tété, l’enfant ferma les yeux jusqu’au moment de sombre doucement dans les bras de Morphée. Sans plus attendre, je fis apparaître un somptueux berceau tout en prenant soin de réajuster ma toge. Je plaçais le nourrisson dans son couffin avant de l’observer de mon regard tranquille. Je me retournais vers mon amie tout en prenant un air absent. Je murmurai cependant ces paroles. « Il ne semble pas si difficile à dormir. C’est un sage petit garçon. » Prenant une pause digne des plus grands philosophes en posant mon index replié sous mon menton. « Quel nom pourrait correspondre à cette petite bouille ? » Je cherchais un nom à l’origine grecque et ayant un certain prestige. Tout en réfléchissant, j’observais l’architecture du temple. Une lueur s’afficha sur mon regard avant de m’exclamer. « Mais bien sûr ! Périclès ! Son porteur était un homme intelligent et visionnaire. Même s’il est l’auteur de fraude, c’est grâce à lui qu’Athènes a prospéré. Tu en penses quoi ? Si on oublie qu’il fut victime de moquerie de la part de philosophes comme Platon ou de certains disciples de Socrate. » Oui, j’étais à la vieille école donnant à certains de mes enfants des noms de personnage grec.

Seulement, au lieu de me réjouir de ma trouvaille, je ressentis des piques de pouvoirs. Elevant mon regard, un frisson parcourut tout mon corps. Mon chien en-dehors aboyait férocement. Cette douce lumière dont me faisait grâce mon cousin, s’éteignit. Il avait peur lui aussi de la colère de son oncle. Ma voix fut des plus spectrales. « Ha..Hadès » Mes yeux s’ouvrirent comme des soucoupes et j’avalai difficilement ma salive. Mon cœur battait à fort allure. Telle une tigresse, je me plaçais devant le berceau. Posant mes deux mains sur chacun des côtés de la couche de l’enfant. J’essayais de me ressaisir un minimum, prenant un visage fermé mais déterminé. Mes cheveux s’élevaient telle des poils hirsutes à cause de l’électricité statique. La tension était déjà palpable même avant sa présence. Je devais garder mon sang-froid. J’avais la chair de poule et étrangement froid. Mon regard se positionna vers l’afflux de pouvoir. L’attente était assez insurmontable. Je clignai légèrement des yeux tout en voyant apparaître les ténèbres…


Citation :
PS : A toi Hadès Wink
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MessageSujet: Re: On n'échappe pas à son destin (PV : Perséphone ) Sam 23 Aoû - 20:22

PV : Hécate et Perséphone
~ On échappe pas à son destin ~    


♦ Le chien des enfers d’Hécate déboula dans la salle du temple où sa maîtresse venait de donner naissance à un Dieu. Il avait l’air pressé, comme en train de fuir et contre toute attente, à l’approche du contact de sa maîtresse il planta ses crocs dans sa chair divine, en plein au niveau du tibia fracturant l’os. Avant même que la déesse ne puisse faire le moindre mouvement divers portails donnant directement sur les enfers s’ouvrirent et sept autres chiens des enfers en sortirent pour loger leur dents dans les membres d’Hécate, deux par bras et deux par jambes. Comme si cela ne suffisait pas, deux furies étaient sortie de derrière de la déesse de la magie pour lui enfoncer une lance électrifiée chacune dans son dos courcircuitant les nerfs de la déesse. Le sang divin perlait sur le sol et c’est à ce moment précis qu’un nuage noir apparut au milieu de la pièce faisant apparaître peu à peu le Dieu des enfers. Il portait sa tenue royale sombre et effrayante, les bras croisés et l’air visiblement calme. Il prit une inspiration profonde avant de se lancer :


« J’espère que tu n’as pas trop mal. Tu savais que ça arriverait, non ? »


Hadès jeta un petit coup d’œil à Perséphone avec ce regard qui montre qu’il ne tolérera pas la moindre insubordination ni même la moindre parole de sa part. C’est dans ces moments que son épouse devait l’éviter. Il lui adressa quelques mots :

« A mon palais tout de suite avec l’enfant et que ta mère aille au diable au sujet de ta présence à l’Olympe. »

Le Dieu de la richesse s’approcha ensuite de sa détenue, de la déesse qui l’avait tant déçue et défié. Il n’allait avoir aucune patience avec elle malgré qu’elle soit une de ses amies les plus chères. Cette fois-ci, Hécate avait réellement dépassé les bornes et c’était son devoir de la punir afin de maintenir sa réputation et de montrer que personne ne pouvait le défier. Le Dieu pris le visage de la Déesse de la magie, le serrant bien fort et lui déposa simplement un baiser sur la joue qui pouvait signifier beaucoup de chose. L’instant d’après, avant que n’importe quelle impression de surprise puisse avoir lieu, Hadès saisit une dague d’une marron très claire de sa manche droite, elle était richement ornée de couleur rouge et noire. Il l’introduisit d’un geste fort au sein du ventre de la déesse. La douleur du poignard était présente mais également l’impression d’une immolation permanente, la sensation de peau brulée, du frottement de l’air contre celle-ci, sur le ventre mais également les bras, le visage ou même les cheveux. La douleur commençait à se propager dans le corps d’Hécate et Hadès pris la parole tout en posant une main sur le sol.

« Sotte que tu es Hécate. Déesse de la magie et de la stupidité. Je vais supprimer de ce monde tout ce que tu représentes et tout ce que tu définis. Je te pardonnerais peut être un jour mais en attendant je te laisse cette dague dans le ventre et je t’enchaine au tartare ! »

A ce moment précis la main d’Hadès ouvrit une crevasse dans le sol menant droit au tartare où la déesse chuta avec les chiens des enfers. Seules les furies relâchèrent leurs lances et la dague resta planté dans le ventre d’Hécate avec le sentiment de combustion permanente. Tel était son destin maintenant. Une éternité de souffrance dû au feu et à la sensation des mâchoires de chien dans les membres. Juste après la chute d’Hécate, l’ensemble des objets magiques existants dans le monde des mortels la suivirent dans le tartare. Tous les objets magiques des demi-dieux, des monstres, tous. Même certains parmi les plus légendaires. Seuls les objets des dieux étaient préservés et uniquement eux aurait encore la présence de ce qui définissait Hécate : La magie.

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