Clash Royal (Myria x Orion)
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Clash Royal (Myria x Orion)

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MessageSujet: Clash Royal (Myria x Orion) Sam 7 Avr - 21:20




Clash Royal


Myria et Orion





Un masque de marbre. Froid et pâle comme un pâle matin de printemps qui sort dans un hiver encore trop froid. Mais l'hiver est là, toujours là. Je ne connais pas l'été, je ne le connaîtrais jamais. Je me retrouve dans ce hall immense, beau et lumineux, rehaussé de dorures. Du luxe à en vomir. J'ai toujours vécu dans cette cage dorée, je l'ai aimée si fort, elle était mon refuge, mon perchoir sur ce monde noir et agonisant, de ma haute sphère, je pouvais plaindre le monde, je pouvais lui venir en aide. Il fallait que je le sauve, que je puisse le chérir comme il se doit, mais sans jamais à quitter ce merveilleux boudoir qu'était le mien.

Mais le problème de toutes les cages, c'est qu'elles ont des barreaux. Froids et solides et surtout, incassables. Je me suis cognée dessus le jour où j'ai été convoquée dans le bureau de Père. Ce jour funeste, celui de ma mise à mort publique, avec le consentement de ma famille, avec en prime le jour de mon exécution, une longue robe blanche avec une jolie traîne pour cacher ma coiffure ainsi que mes parures. Une jolie vierge donnée en sacrifice à la veuve noire. Je ferme péniblement les yeux, essayant en vain de lutter contre l'envie de tourner les pieds et de m'en aller.

Orion.

Le nom de mes tourments. Idiote, j'avais pensé vivre un conte de fées. De nos jours, les mariages princiers sont des unions d'amour et non-politique. Je voulais croire que cela allait m'arriver aussi. Que j'allais pouvoir rencontrer un homme dont je serais tombée amoureuse, avec des sentiments réciproques. La vie ne serait pas tout le temps rose, mais au moins, j'aurais pu vivre avec l'homme que j'ai choisi. Mais il faut croire que le Destin n'a pas eu de respect pour moi. En fait, ma jolie bulle a éclaté sans vraiment que je réalise comment. Jusqu'à la dernière seconde, j'ai cru que j'aurais pu avoir ce choix, ce foutu choix !

Une union entre deux familles, liées pour les sauver de la décadence et retrouver le prestige d'antan, celui qui leur permettait de régner en maître sur l'Europe. Mais pour régner de nouveau, il faut retrouver la couronne, celle que ma famille a perdu il y a plus d'un siècle. Seulement, aux yeux du monde, les mariages d'intérêt ne sonnent plus clairs, seul l'amour doit triompher. Pour qu'enfin les badauds puissent croire aux fins des contes, heureuses et belles. Mais le monde n'est pas dupe, il ne croit pas que deux héritiers de deux familles aussi éloignées ont pu tomber amoureux. Alors, pour faire plaisir à la presse, je l'ai suivie, en Amérique. Remarque, cela m'a arrangé, je quittais enfin les traîtres pour une vie meilleure. Mon père m'a dirigé vers la Colonie pour comprendre et apprendre mes vraies origines. Et surtout, trouver une échappatoire. Une porte de secours dans cet étau qui se referme sur moi. Aussi, à l'aéroport, je l'ai quitté pour rejoindre la Colonie.

Après pratiquement un an sur le territoire américain, nous nous sommes jamais vus jusqu'à ce jour. Le Danemark organise un banquet en l'honneur de notre union prochaine. Mais l'envie m'en manque. Dimitri n'a pas pu assister à cette superbe cérémonie. Seulement, je me retrouve seule à un moment où j'ai besoin de quelqu'un. Dimitri essaie en vain de trouver un moyen d'annuler cette union.

Et j'espère de tout cœur qu'il va réussir.

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MessageSujet: Re: Clash Royal (Myria x Orion) Lun 23 Avr - 9:15


Aujourd’hui serait la pire journée de sa vie. Orion fût réveillé très tôt le matin pour prendre connaissance d’une annonce qu’il redoute depuis plus d’un an. C’est désormais le grand jour pour rendre officiel les fiançailles entre un rejeton de la famille royale danoise et d’une soit disant descendante du tsar russe. Et juste la simple idée d’avoir une alliance autour du doigt dégoûte le jeune homme. Allongé sur le lit, encore en pyjama et à moitié endormi, Orion essaie d'imaginer ce à quoi pourrait ressembler son futur. Marié de force à une inconnue, obligé de tenir des hautes responsabilités, être l’ambassadeur d’une union symbolique entre le Danemark et la Russie, ce destin n’a rien de fabuleux pour le futur marié. Il a du mal à s’avouer qu’il s’est encore fait avoir par les dures lois d’une royauté. Lui qui croyait avoir réussi à leur tenir tête pendant des années, il se retrouve à nouveau embrigadé, coincé entre les griffes du protocole et de l’honneur d’une famille qui l’a toujours renié. Il est de nouveau pris au piège et à vrai dire, il a du mal à accepter le fait que s’il n’avait pas commis ce crime, il aurait peut être pu échapper à cette obligation.

Orion se demande comment il a pu se laisser dépasser par sa colère ce jour là. Mais il se demande aussi si ça aurait changé les choses s’il avait réussi à se contrôler. Le fait est que ce pouvoir se serait manifesté un jour ou l’autre de toute manière. Peut être qu’il aurait pu faire encore plus de dégâts. Et là, on n’aurait eu aucune pitié pour lui. Mais les choses sont comme elles sont et il se retrouve maintenant coincé. Il a beau chercher, il ne trouve aucune issue possible. Quelqu’un frappe violemment contre la porte de sa chambre. Ça doit faire au moins une bonne douzaine de fois que la secrétaire de l’ambassadeur passe pour tenter de faire bouger les choses. Mais Orion ne réagit pas, rongé par la haine et la frustration. S’il est condamné à se soumettre à ce mariage, son seul pouvoir qu’il a encore pour s’y opposer est de le ralentir le plus possible. Pourtant, il finit par se lever et enfiler un beau smoking que la famille royale lui a payé. Il se regarde dans la glace et fait face au reflet d’un homme soumis, impuissant face à la suprématie royale. Il veut détruire d’un coup de poing cette image de lui qui ne lui a jamais correspondu. Voir éclater en mille morceau cette faiblesse qui le dégoûte plus que tout.

Après des heures d’attentes, tout le monde semble être soulagé de voir Orion arriver. Ils sont surtout satisfaits de voir sa réputation de grand impulsif et d’irrévérencieux mis une bonne fois pour toute sous silence. Plus il passe près des invités et plus il a envie d’arracher ses sourires insupportables de leurs visages. Sa violence intérieure se réveille et agite ses entrailles comme un désir soudain. Il rêve d’un massacre de grande ampleur où toutes ces personnes seraient allongées au sol, assassinées par la colère du jeune homme. Il imagine une rivière de sang aussi grande que sa frénésie, dans laquelle il pourrait s’y baigner pour calmer sa colère et goûter au plaisir d’avoir retrouvé son autorité. Mais l’imaginaire ne deviendra jamais réalité car si elle le devenait, elle le tuerait. La première étape de cette horrible journée est le repas royal qui réunit tous les invités et plus particulièrement, les fiancés. Orion n’a aucune envie de rencontrer celle avec qui il est censé partager le restant de ses jours. L’idée d’être marié avec une princesse complètement potiche et fidèle au protocole le rebute complètement. Si le mariage est forcé, aucune condition ne l’empêche cependant de faire vivre ce mariage comme un conte de fée en dehors des caméras. Oh oui, il allait se venger sur sa future femme. La faire payer son malheur.

L’ambassadeur du Danemark, principal organisateur de cette rencontre, passe à la rencontre de tous les invités et les installe chacun à une table. Il commence par Orion qu’il dirige en bout de table. Le jeune héritier s’installe sur sa chaise, morose. S’il pouvait utiliser toute la gamme de couverts disposés devant lui pour satisfaire sa colère, tout serait plus simple pour lui. Mais la peur de la mort le force à rester cloué sur sa chaise, sans rien faire, jusqu’à l’arrivé d’une jeune fille rousse. C’est elle. Sa future femme. Orion la regarde avec un air dédaigneux qu’il cache par un sourire faussement chaleureux. Il la trouve laide, à vomir même. Toute sa haine déforme la réalité, sa perception des choses. Il voit cette fille comme un petit animal muselé, enlaidi par la peur et la soumission. Et il s’imagine en train de lui faire du mal pour qu’elle devienne encore plus repoussante et il se félicite de cette vision qui remplace celle du massacre des invités.

Pourtant, il sent le regard des invités peser sur lui. Ils attendent tous quelque chose de la part du jeune homme. Le danois se tourne vers l’ambassadeur et un autre homme qu’il imagine être un grand homme russe. L’ambassadeur semble être dans la même attente que les autres invités. Orion, agacé, pense à l’évidence. Le protocole. Il doit appliquer ce foutu protocole. Le fiancé se lève et prend la main de sa future femme pour la porter à ses lèvres.

- Enchanté très chère. C’est un plaisir de faire enfin votre connaissance. Voilà plus d’un an que nous attendions ce moment.

À ce moment précis, Orion décide de retourner toutes ses cartes. Il va donner à cette fille la vision qu’elle se tient près d’un homme tout bonnement parfait. Et quand il la sentira plus à l’aise que jamais, il brisera cette illusion d’un revers de la main. D’avance, il savoure déjà la déception de la jeune femme.

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MessageSujet: Re: Clash Royal (Myria x Orion) Sam 28 Avr - 22:13



Clash Royal


Myria et Orion



J'ai envie de hurler, de m'enfuir le plus loin possible. De tourner le dos, laisser cette histoire de côté, de prendre le premier avion pour Saint-Pétersbourg. De retrouver mes appartements, ceux dans lesquels je vivais, ceux où j'observais le monde du haut de ma bulle. Là où je m'imaginais rêver de ma vie future. Où je pourrais croire que j'aurais une vie douce comme celle que j'avais toujours vécu. Pourquoi est-ce que ça aurait dû être autrement ? Pourquoi est-ce ma vie aurait dû changer ? Elle était bien comme elle était ! Je me revoie devant le bureau de mon père, l'air glacial qui y flottait et le calme austère. De franchir le pas de la porte et de lui sourire, de m'approcher de lui sans la moindre appréhension, comme un poisson qui se retrouve dans la gueule d'un crocodile, ce dernier n'a juste qu'à refermer ses mâchoires et dévorer sa victime qui n'a pas le temps de pleurer. Je me souviens de son visage fermé, brisant mes rêves de petites filles naïves qui pensaient pouvoir rester toute sa vie dans un conte de fées.

Je ferme les yeux, même si je voulais, je ne connais rien d'autre à part le protocole et l'étiquette, je suis une femme du monde qui n'a pour que seul but de trouver un bon mari, avoir des bons enfants et les élever eux aussi dans les hautes sphères de la société. Je n'ai connu que ça, alors pourquoi cela me gêne t-il autant ? Ma vision des choses a volé en éclat en arrivant à la Colonie. Moi qui avait l'habitude des sourires froids et hypocrites, je me suis retrouvée avec le contact franc d'êtres qui n'avaient jamais connu la douceur. Des gens qui avaient vécu tellement de malheurs que désormais, plus rien ne pouvaient les atteindre, il ressort d'eux une puissante envie de vivre, une vie qu'ils ont choisi, sans que personne ne la trace pour eux. Je ne comprends pas comment ils font, tout a été décidé pour moi depuis ma naissance, on m'a retiré mon libre-arbitre dès l'instant où ma mère m'a laissé dans le monde des mortels. Comment espérer que je puisse reprendre un quelconque contrôle dessus quand on ne l'a jamais eu ?

On ne peut pas. Alors, dans un élan d'abattement absolu, résignée d'accepter ce sort comme une mise à mort, j'avance vers le peloton d’exécution en la présence de mon fiancé. J'entre dans la salle et tous les regards se braquent sur moi. Et de nouveau, je me glisse dans ma peau de protocole, je redresse mon buste et souris à la foule, victorieuse alors que mon âme hurle à l'agonie, hurle qu'on lui vienne en aide, mais cette dernière est muette ...

A force de vivre dans le haut, on finit par s'y habituer et à comprendre son odieux engrenage, sourire en toute circonstance, même si celui est plus froid que le vent de Sibérie, et surtout, ne jamais baisser les yeux. Un noble qui penche la tête ne vaut guère mieux que de mourir bassement. Je ne mourrais pas vaincu, une dernière fois, je montrerais au monde que malgré toute mes faiblesses, je peux me montrer combattive. Je ne lui céderai rien. Pas même une part de bonté. Et encore moins mon coeur.

Et il s'approche, le même sourire tendu et dépourvu de chaleur que moi, une lueur folle dans son regard. Il se tient devant moi et commence à avancer, j'ai envie de l'insulter, de le faire renvoyer dans son misérable pays de pécheur, qu'il ne vaut pas le coup pour moi, descendante de tsar.

" Enchanté très chère. C’est un plaisir de faire enfin votre connaissance. Voilà plus d’un an que nous attendions ce moment."

Et il porte ma main à ses lèvres, je réprime l'envie furieuse de la retirer et de vomir de dégout sur ses chaussures impeccablement cirées. Mon sourire princier s'agrandit, espérant au passage que mes yeux brillent, ne serait-ce qu'un peu pour donner l'illusion que je suis heureuse de cette rencontre. Je m'imagine que ce n'est qu'un chiot qu'on a abandonné sur le bord de la route et qui demande un peu d'affection. Mais ce serait insulter tous les chiots de la terre de les comparer à lui. Je fais l'effort de me rapprocher, ce minuscule pas pèse plus lourd que du plomb et pendant un bref instant, nos regards se croisent et la même lueur de rage et de dégout nous enveloppent mais elle disparait aussi vite qu'elle est venue.

"Je suis tellement heureuse de vous voir enfin ! J'ai eu si peur que nous ne puissions jamais nous rencontrer !"

J'entends quelques murmures d'envie de la part de vieilles mégères, le poids des ans leur ayant fait oublier la même sentence que moi au même âge, ayant accepté avec le temps de supporter ce fardeau. Ne voyant que par leur vieille rétine qu'un jeune couple, beau et riche, venant de familles de puissants. Nous sommes le symbole du couple parfait, à un détail près, l'amour n'était pas au programme, on n'a que faire de ce que pense les principaux concernés quand d'importants traités commerciaux sont signés et que les journalistes ont de casser leur croûte.

Je m'avance vers la table que nous désigne l'ambassadeur qui a l'air de passer un sale quart d'heure, je ne lui prête pas un seul regard, c'est à cause de cet être immonde que je suis obligée de vivre ce calvaire. On nous assis ensemble en bout de table et aussitôt, les plats arrivent et se succèdent, je touche à peine à la nourriture, on me taquine que c'est parce que j'ai le tract à cause de cette fabuleuse rencontre, je réponds poliment positivement, me retenant tout simplement de vomir mon dégout et mon mépris à l'assemblée tout prenant soin de ne pas regarder l'autre idiot. Je souris tellement, ce sourire si parfait, que je commence à avoir des crampes douloureuses. Au bout de plusieurs heures de supplices, je prononce :

"Je vous laisse, je vais prendre l'air, toutes ces festivités m'ont donné chaud."

Il est évident que je ne devrais pas quitter la table et que c'est un manque cruel de politesse, mais mes joues ont pris une coloration rouge suffisante pour qu'on accepte mon excuse, j'ai juste bu assez de vin pour essayer d'oublier ce moment pénible. Je quitte la salle, et, une fois dehors, marche, courant presque vers les jardins. Nous sommes en Avril, le printemps revient, et avec lui, les éclosions de fleurs par centaines. Je m'assoie sur le rebord d'une fontaine et laisse échapper un long soupir.

Je caresse la surface de l'eau en priant ma mère, faite que cette comédie prenne fin et que je puisse rentrer chez moi.

Mais c'est où chez moi ? Saint-Pétersbourg où je suis entourée de traîtres ou la Colonie où je ne me sens en parfait décalage avec le reste de la joyeuse troupe ? Il semblerait qu'aucune de ces deux réponses possibles soient la bonne ....

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MessageSujet: Re: Clash Royal (Myria x Orion) Lun 30 Avr - 9:23


On dit souvent que les coups de foudre se font grâce à un seul regard, un seul contact qui affirme que l’on se trouve face à l’amour de notre vie. Mais est-ce possible pour la haine aussi ? Pourtant, quand Orion croise pour la première fois le regard de Myria, c’est la répulsion qui l’assomme d’un coup dans le coeur. Il la déteste déjà avant de la connaître, cette femme qui va oser briser son intimité, sa liberté et son orgueil. Le mariage n’est pas fait pour lui. Il pensait que toute sa famille était d’accord à ce sujet puisqu’elle lui a empêché pendant des années de partager ne serait-ce qu’un peu d’amour ou d’amitié avec une personne. Mais le fait est que sa famille est pire que ce qu’il croyait, qu’en plus de continuer de le retenir prisonnier dans une captivité faite de manipulation et de rejet, elle condamne aussi la future mariée à vivre dans cette même servitude, partager la même prison qu’un monstre dont on n’arrive pas à se débarrasser. Les affaires royales sont floues et de nombreux auteurs l’ont bien compris puisque bon nombre d’ouvrages ont été tirés de ces troubles mystérieux qui ont valu critiques de la part de ses propres écrivains. Et même encore aujourd’hui, toute ces magouilles persistent dans ce monde dont on ne voit que les couronnes et les sourires. Orion est répugné d’être victime de cette calomnie, d’être le jouet de ces gens aveuglés par le pouvoir. Il a l’impression d’être condamné depuis la naissance à être un objet dont on se sert quelquefois pour parvenir à ses fins.

- Je suis tellement heureuse de vous voir enfin ! J'ai eu si peur que nous ne puissions jamais nous rencontrer !

Tous les deux le savent, ces mots ne sont que pure mensonge. Pourtant, cette comédie n’est que le début de leur torture. Des sourires faussement enjoués et des simples mots chaleureux suffisent à tous les invités - et surtout les journalistes - pour qu’ils soient convaincus de la naissance d’une belle complicité. Les sons des petits rires heureux et les appareils photo résonnent dans la pièce. Il a suffi d’oublier l’aspect arrangé de ce mariage et la rumeur du crime d’Orion pour que les invités se persuadent d’une union heureuse entre deux pays. Les relations diplomatiques vont pouvoir être consolidées et des esquisses de projets et de collaborations se forment déjà sur le dos des deux mariés.

Les plats se succèdent sans qu’Orion n’y trouve aucune saveur. Ils ont pourtant fait venir les meilleurs cuisiniers du monde pour préparer tous ses mets abjects. C’est fou comme l’humeur d’une personne peut ternir ses goûts. Le futur marié mange d’un air ennuyé, obligé de partager un repas à côté d’une femme qui lui donne des nausées. De temps en temps, il jette des coups d’oeil vers elle, juste pour le plaisir de la voir se décomposer au fil du repas. Quelque part, il espère même qu’elle se mette à vomir, juste par envie de la voir se ridiculiser devant les plus grands influenceurs des deux pays. Elle ne mange rien, perdue dans ses pensées, comme une petite fille préoccupée par des choses qui ne la tourmentent qu’elle. Orion est possédé par une envie soudaine de briser ce rêve dans lequel elle s’est réfugiée, de la ramener dans cette violente réalité qui est celle de leur union. Mais il ne fait rien et se contente de la regarder avec un sourire moqueur coincé sur ses lèvres. Il regrette de ne pas pouvoir la torturer tout de suite, d’agrandir davantage sa souffrance en lui montrant clairement qu’elle est tombée sur le pire homme de l’univers. Un homme toujours décrit avec singularité et dont les mots “terreur” et “folie” reviennent les plus souvent.

- Je vous laisse, je vais prendre l'air, toutes ces festivités m'ont donné chaud.

Et aussi soudainement que ces mots ont coupé toute l'ambiance festive dans laquelle tous les invités sont plongés, Myria quitte la table, l’air à bout de force. Orion la regarde s’en aller en retenant un rire méchant. Sa future femme n’a pas résisté à son calvaire et le jeune homme en conclut qu’elle est faible et qu’elle doit être suffisamment perturbable pour lui faire vivre un enfer. Orion termine sa bouchée, un morceau de baklava qui retrouve tout d’un coup un peu plus de saveurs et se lève à son tour en s’excusant. Il invite tout un prétexte pour sortir de table, des paroles qui vont alimenter les articles des journalistes, tous à l’affût de ses moindres faits et gestes. Monsieur l’héritier doit aller aux côtés de sa future femme, c’est la moindre des choses de s’assurer qu’elle va bien. Monsieur l’héritier est bien attentionné avec elle. Monsieur l’héritier est un grand gentleman. Monsieur l’héritier est bon.

Orion quitte la salle et se dirige dehors, dans les jardins du manoir. Après quelques pas, il finit par voir, au loin, une petite frimousse rousse, assise près d’une vieille fontaine qui crache encore de l’eau. Il se dirige vers elle avec un sourire atrocement faux, moulé sur un visage qui respire la haine et les mauvaises intentions. Il ne doit pas oublier qu’il faut jouer avec elle l’illusion, un peu comme avec les journalistes. La caresser dans le sens du poil avant de la griffer, de planter ses ongles dans cette pureté innocente pour y voir les cris et les larmes la briser à tout jamais. Il s’installe près d’elle et commence à balader ses doigts sur sa joue.

- Mademoiselle est bien pâle… Elle a eu raison de sortir un peu. L’air ne lui fera que du bien. Je ne veux surtout pas qu’elle se sente mal, j’en serai fort embêté sinon.

Des paroles faites de mensonges. Toujours. Mais leur mariage ne repose que sur cela de toute manière. Orion promène un regard pervers sur elle, la détaillant de la tête aux pieds. Myria semble jeune, timide, frêle comme de la porcelaine. C’est encore une enfant apeurée par son destin qui, comme celui d’Orion, est tracé depuis le tout début. Ses yeux sont malheureux, incapables de se dépêtrer de la pensée d’une future vie artificielle, fabriquée de toutes pièces par sa famille. Le jeune danois est ravi, il aime voir dans ses yeux cette souffrance qu’il voyait dans les siens lorsqu’il était encore enfant. Il plante ses doigts dans la joue de sa future femme. Sa peau si douce, qu’il aimait presque caresser, devient chaude sous la pression de ses doigts et de ses ongles. Il aimerait les planter plus profondément, jusqu’à voir un filet de sang couler.

- Mais mademoiselle me répugne. Elle est affreuse, ressemble à une gamine à peine sortie de l’adolescence. Elle a l’air tellement fragile que je pense que je vais devoir la porter à bout de bras toute ma vie. Pourtant, je n’ai qu’une envie: la laisser tomber par terre pour la voir se briser en mille morceau. Cependant, je ne peux pas. Du moins pas encore. Je tiens trop à la vie pour la mettre en danger pour une princesse aussi ingnifiante. Alors je me contenterai de t’injurier car c’est trop bon de te voir juste te décomposer, comme tu le fais maintenant.

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MessageSujet: Re: Clash Royal (Myria x Orion) Mar 22 Mai - 20:31



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Myria et Orion



Je retrouve un semblant de calme, une paix intérieure qui me caractérise. Je prends une profonde inspiration, laissant l'odeur des fleurs m'emplir les poumons. Je me sens si bien, seule. Loin de cette pièce de théâtre où l'hypocrisie et le sarcasme sont les rois. Assise sur cette fontaine, profitant de la fraîcheur printanière qui n'arrive pas encore à se défaire du froid de l'hiver, je trouve un peu de réconfort. Je porte un masque de royauté, sans imperfections, mais ce soir, je le sens se fissurer. Après des années de bons et loyaux, cela la fragilisé. Une couche de vernis pour cacher la peur et l'appréhension que me procure cette nouvelle vie. Une si petite couche pour me cacher le mépris que je ressens pour cet homme que l'on appelle déjà "mon mari". Je ne serai pas sa femme, je m'y refuse totalement. Un feu nouveau embrase ma chair.

La flamme de la rébellion. Moi qui pensais ne jamais connaître cette étincelle de rage et d'insoumission, elle explose. Comme un animal mythique qui refuse de laisser la volonté d'autrui s'imposer à lui, pareil à un dragon qui veut prendre son envol. Je veux réprimer cette envie, la faire taire au plus profond de moi. Je ne comprends pas ce sentiment, il me terrifie. J'ai peur qu'il prenne le dessus sur moi, qu'il fasse de moi une nouvelle personne, un être fort et charismatique. Je quitterai le manteau de l'innocence et de la candeur pour affronter ce monde que je ne comprends pas. Je serais apte à le comprendre et à vivre, et alors, je refuserais de retrouver ma cage dorée.

Je serais enfin quelqu'un de fort. Pourtant, je n'envie pas cette vie, je préfère que les autres décident pour moi, je me suis tellement pliée à la volonté de mon devoir et de ma famille que je ne suis même pas sûre que ce "feu" est ce qu'on appelle la rébellion. Peut-être est-ce simplement une protestation de mon âme face à mon futur malheur ? J'ai bien trop peur de m'élever face à ces dictats qui ont toujours dirigé ma vie. Je ne voudrais pas y renoncer. Cela impliquerait mettre en avant mes idées et mon âme, élever ma voix si faible, me faire entendre par tout le monde. Je sais bien que je n'en ai pas la force. Je suis une poupée dans les mains de manipulateurs, j'aurais beau me débattre, tout cela sera vain. J'aurais beau essayer de crier ou de prier, personne ne m'entendra, ma voix d'enfant ne porte pas assez loin et mes pleurs empêchent de me faire comprendre.

Des pas se rapprochent de moi, je ne me retourne pas, cela ne vaut pas le coup. Je m'applique à regarder mon reflet troublé dans les eaux de la fontaine. Je sais qu'il vient. Je suppose qu'on lui a gentiment fait comprendre que désormais, sa place était auprès de moi, et ma place était auprès de lui. Qui suis-je pour m'opposer à plusieurs centaines d'années de tradition ? Mes ancêtres ont tous vécu le même calvaire et ils ne sont pas tous morts de cela. Certains ont réussi à en tirer une force de combattre, ils ont tiré avantage du jeu sordide des alliances. Comment ont-ils fait pour ne pas céder à l'envie de ficher le camp ? J'ai juste envie de me lever et de le fuir encore et encore, ne plus jamais le voir, ne plus entendre sa voix. Je sais qu'il sera la source de mes terreurs. Il sera le signe de ma soumission totale. Et malgré ma défaite annoncée, une part de moi n'a pas envie de perdre.

Il attrape ma joue, me forçant à le regarder, je ne peux pas m'empêcher de baisser les yeux. Je n'ai pas envie de croiser son regard. Je sens une pression désagréable sur ma joue. Je serre simplement les dents en silence, faisant fi de la douleur qui commence à me ronger.

"Mademoiselle est bien pâle… Elle a eu raison de sortir un peu. L’air ne lui fera que du bien. Je ne veux surtout pas qu’elle se sente mal, j’en serai fort embêté sinon."

Je ne réponds pas. Qu'est-ce que je pourrais ajouter ? Lui dire que je crois pas à ce qu'il dit ? Que ses paroles sont vaines ? Que nous devrions arrêter cette grotesque mascarade entre nous. Je n'ai pas envie de lui parler, je veux juste me refermer sur moi, acquiesce tout simplement. Je ne peux pas supporter de me savoir si soumise à cet inconnu. Mais me laisse-t-on le choix ? Je ne l'ai jamais eu ce choix. J'ai envie de pleurer, lui dire de me laisser tranquille, je n'ai jamais demandé d'être un souffre-douleur, je n'ai jamais demandé à l'épouser. Je n'ai jamais supporté l'idée de tout quitter pour vivre avec lui, lui qui va être le centre de ma vie. Un parasite dans mes rêves de princesse amoureuse.

"Mais mademoiselle me répugne. Elle est affreuse, ressemble à une gamine à peine sortie de l’adolescence. Elle a l’air tellement fragile que je pense que je vais devoir la porter à bout de bras toute ma vie. Pourtant, je n’ai qu’une envie : la laisser tomber par terre pour la voir se briser en mille morceau. Cependant, je ne peux pas. Du moins pas encore. Je tiens trop à la vie pour la mettre en danger pour une princesse aussi insignifiante. Alors je me contenterai de t’injurier car c’est trop bon de te voir juste te décomposer, comme tu le fais maintenant."

Je trésaille. Il a raison. Tellement raison et je devrais à me faire à cette idée de n'être qu'une pauvre chose fragile. Mais je m'y refuse, ce feu qui n'était qu'une flammèche embrasse mon ventre avant de parcourir l'intégralité de mon corps. Une énergie nouvelle s'insuffle en moi, un dragon de colère. Non, ce n'est pas de la colère, je ne connais pas ce sentiment, je refuse de me mettre en colère, cela briserait la dernière certitude qui existe pour moi. Celle de croire que le bien triomphe toujours sur le mal. Mais qu'est-ce que c'est alors ? J'ai envie de me lever et de le gifler, lui faire comprendre que je refuse d'être traitée comme une pauvre chose. J'ai le droit d'exister par moi-même et non plus sur le chemin que l'on a tracé pour moi.

Les flammes de l'insoumission. Celle d'une femme qui se refuse à être l'objet de son mari. Ne pas être une chose que l'on doit en permanence protégée. Je ne veux pas être le poids mort qui fait pencher la balance. Non, je veux être son égal. Je veux pouvoir me tenir droite devant lui. Etre à égalité face à lui. Je comprends mieux les paroles de ma mère désormais. Je comprends mieux son combat face à l'imparité. Je refuse de me laisser dominer par une ordure, je lui ferais comprendre que c'est moi, le point fort. L'hésitation m'étreint, n'est-ce pas une réaction exagérée par rapport à son discours ? On ne m'a pas appris à agir de la sorte. On m'a appris à répondre avec le sourire et utiliser une panoplie d'outils diplomatique pour ne pas céder à la tentation de lui envoyer un pain dans la tête. Pourtant, malgré ma faiblesse d'esprit et mon envie d'être surcouvée comme je l'ai étais jusqu'à maintenant se fissure. Je ne peux pas supporter l'idée d'être faible face à lui.

J'envoie balayer vingt années d'une éducation parfaite. Au diable les règles de bienséance. Ces règles ne servent à rien dans ce monde en guerre en proie à la décadence. Même si je suis faible, je ne ploierai pas le genou face à lui. Je comprends enfin mes camarades de la Colonie qui s'enflamment pour un oui ou un non. Ils laissent libre court à leurs sentiments sans aucune barrière pour les arrêter. J'ai toujours été dans la retenue, avec une contenance à toute épreuve. Au diable la princesse, je suis une demi-déesse non ? Alors, il est temps que cette partie divine prenne le dessus.

J'enlève sa main de ma joue avec une main désinvolte, je sens mon regard changer, se remplissant d'une envie de l'envoyer chier. De lui faire comprendre que ce n'est pas lui qui aura le dessus sur moi.

"Que Monsieur m'excuse. Mais le simple fait de vous voir me donne la nausée. Vous sentez le poisson. Mais après tout, c'est normal non ? Vous venez d'un vulgaire pays de pécheurs, rien de très glorieux. La seule chose que vous connaissez c'est la pourriture de vos filets et les cuisses ouvertes des putains sur le port. Je me dois de vous pardonnez de ne pas être bienséant. Vous ne savez pas ce que cela signifie."

Je me lève, lui faisant face, je plante mon regard dans le sien, je redeviens douce. Je ne sais pas élever la voix, mais mes paroles sont quand mêmes aiguisées, je me ferais entendre de cet idiot.

"Ne pensez pas une seule seconde que je vous serais soumise. Je ne suis pas une soubrette ni une de ces pauvres filles qui vous devez fréquenter. Vous voulez me pourrir la vie ? Soit, j'en ferai autant. Je ne vous crains pas. Pour être plus exacte, j'ai pitié de vous, c'est vous la pauvre chose."


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